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Pétrole: en pleine crise du coronavirus, la demande mondiale s’effondre

La consommation mondiale d'or noir a chuté et retrouvé, en avril, son niveau de 1995.
La consommation mondiale d'or noir a chuté et retrouvé, en avril, son niveau de 1995. REUTERS/Afolabi Sotunde
Texte par : Myriam Berber
3 mn

Le coronavirus détruit, aussi, la demande mondiale de pétrole. Elle a déjà baissé de 30% et devrait retrouver, au mois d’avril, son niveau de 1995. C’est ce qu’indique, mercredi 15 avril 2020, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son rapport mensuel. Le pétrole subit le contrecoup de la paralysie économique planétaire.

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Près de quatre milliards de personnes confinées, les industries et les transports à l’arrêt. C’est l’une des pires années pour le pétrole. Les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) sont alarmantes. La demande mondiale subira, cette année, un effondrement historique de 9,3 millions de barils par jour. L’Agence prévoit, certes, une reprise de la demande au second semestre. Mais elle sera progressive.

Depuis le début de la crise du coronavirus, les prix du pétrole sont en net recul et les stocks s’accumulent. Les deux cours de référence, le Brent de la mer du Nord pour l’Europe et le WTI pour les Etats-Unis, ont perdu plus de 30% depuis le début de l’année. Le Brent dépasse à peine les 30 dollars. L’or noir subit de plein fouet les effets du coronavirus (Covid-19) et le ralentissement de l’activité économique mondiale.

Hausse des réserves stratégiques

Face à la chute des cours, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), et ses partenaires, dont la Russie, se sont finalement, mis d’accord pour réduire leur offre. Ils vont baisser leur production de 9,7 millions de barils par jour.

Autre coup de pouce potentiel pour le secteur, le gonflement de leurs réserves pétrolières stratégiques par la Chine, l'Inde ou les Etats-Unis, soucieux de profiter des cours très bas. Les transferts vers ces réserves stratégiques pourraient atteindre jusqu’à 200 millions de barils et devrait avoir lieu dans les trois prochains mois. Cela suffira-t-il à rééquilibre le marché? Il faudra, sans doute,  attendre le déconfinement et le retour progressif de l’activité, pour relancer la consommation de pétrole.


 ■ L'Opep annonce « un choc extrême et brut »

De son côté, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole anticipe pour 2020 un effondrement « historique » de la demande mondiale de pétrole en raison de la paralysie économique généralisée due au Covid-19, confirmant « un choc historique, brutal, extrême et d'ampleur planétaire » pour le marché de l'or noir.

Selon les prévisions dévoilées dans son rapport mensuel, jeudi 16 avril, l'Opep attend une consommation mondiale atteignant cette année 92,82 millions de barils par jour (mbj), soit une baisse « sans précédent » d'environ 6,85 mbj par rapport à 2019 (-6,87%).

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