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Plein Sud

Rachid Taha

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Sur son 8ème album studio, Rachid Taha nous dit Bonjour et ce n’est pas vraiment banal. Car s’il y a un « bonjour » mécanique, échangé dans la rue ou au téléphone, il y en a un généreux qui lui ressemble. En fait, voilà bientôt 30 ans que Rachid Taha cherche à faire connaissance, que sa musique dit « bonjour », qu’elle s’obstine à aller vers l’autre avec le même élan fraternel. L’échange, le mouvement, la circulation des êtres, des idées, des cultures et des sons, c’est sur ces bases que depuis les années 80, Rachid a consolidé son territoire musical. Cette attitude lui vaut d’être un artiste de renommée mondiale, invité au projet Africa Express de Damon Albarn, cité en exemple par l’ancien chanteur de Led Zeppelin Robert Plant, admiré du producteur de U2 et Coldplay, Brian Eno, devenu entre temps un ami avec qui il donne des concerts à St Petersbourg ou Sidney. Ces dernières années Rachid Taha, chanteur sans frontière, s’est en effet produit en Russie, en Australie, au Brésil, en Hongrie, au Vietnam et au Mexique. Sans oublier l’Algérie, pays natal, la France, pays d’adoption, et les Etats-Unis, pays d’influences, où il a enregistré ce nouvel album.

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Chanter l’amour peut sembler banal comme bonjour. Mais lorsque le cœur s’y met, cela peut aussi illuminer n’importe quelle rengaine. Avec la chanson Bonjour chantée en arabe et en français avec Gaëtan Roussel, il s’acquitte ainsi, 23 ans après sa version du Douce France de Charles Trenet, époque Carte de Séjour, de sa plus belle révérence envers ce genre populaire dans ce qu’il a de plus sincère. Ce moment délicieux, à situer entre l’univers naïf d’Amélie Poulain et les ritournelles orientales du chanteur égyptien Abdel Alim Hafez, remet le « bonjour » à la mode et parvient même à rendre le sourire et pourquoi pas, l’optimisme. Pourtant cette légèreté n’est en rien symptomatique d’une forme précoce d’amnésie béate chez ce chanteur que l’on sait par ailleurs écorché et engagé. Ailleurs c’est ce lien fraternel entre juifs et arabes, que l’on ne cesse d’enterrer sous des couches successives de haine et de souffrance , qu’il interroge ( Mabrouk aalik). Dans Sélu, il n’y invite que des pourvoyeurs de lumière, d’Averroès à Naghib Mahfouz, de Camaron à Frantz Fanon, de Lili Boniche à Youssef Chahine, s’acquittant pour chacun d’eux de vibrantes salutations flamenco.

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