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Chronique des matières premières

Pétrole : la Chine met un pied dans le golfe du Mexique

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La Chine doit d'ores et déjà importer la moitié de ses besoins en pétrole. Ces besoins devraient doubler dans les dix ans à venir, alors que la production nationale est en déclin. C'est pourquoi Pékin poursuit sans relâche ses investissements dans les hydrocarbures et ce en dépit de la crise. On pourrait même dire que les difficultés d'accès au crédit que rencontrent les opérateurs du secteur donnent l'avantage à la Chine et à ses immenses réserves financières.

Alors qu'il y a quatre ans, l'une des trois grandes compagnies pétrolières chinoises, CNOOC, avait échoué à prendre le contrôle de la compagnie Unocal aux Etats-Unis, contrariée par un sursaut de nationalisme économique, voilà qu'elle parvient à acquérir des avoirs dans le golfe du Mexique : une participation à quatre licences d'explorations en eau profonde opérées par la compagnie norvégienne Statoil. Comparé à la tentative d'OPA sur Unocal, qui nécessitait 18,5 milliards de dollars, l'investissement, non précisé, est mineur. Mais c'est la marque d'une nouvelle stratégie de la part de Pékin : s'associer aux compagnies pétrolières occidentales pour gagner de nouveaux marchés.

Jusqu'à présent la Chine négociait surtout d'Etat à Etat. Cette année encore, elle a financé 10 milliards de dollars de prêts au Kazakhstan, remboursables en pétrole, le brut étant acheminé par un pipeline jusqu'à sa frontière. Mais ce qui est toujours possible dans les pays riverains ne l'est plus forcément sur d'autres continents. En Afrique, l'inquiétude grandit sur le pillage des ressources et des emplois par la Chine. Au Nigeria, par exemple, les accords pétrole contre infrastructures sont actuellement remis en cause. Dans ce pays, comme au Ghana, c'est aux côtés de la compagnie américaine ExxonMobil, ou de l'anglo-néerlandaise

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