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Revue de presse française

A la une : Disparition de Claude-Lévi Strauss

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Avec ce paradoxe : l’anthropologue était l’un des intellectuels français les plus connus et les plus respectés dans le monde. Et en France, il était quasiment ignoré du grand public. Résultat : une photo pleine page à la Une de Libération avec 12 pages de dossier et… un petit quart de page dans Le Parisien.

« Un homme d’éternité »

« Le siècle Lévi-Strauss » : c’est le grand titre de Libération qui revient donc largement sur la vie et l’œuvre de l’ethnologue décédé vendredi dernier à l’âge de 100 ans. « Dernier géant de la pensée française, fondateur de l’anthropologie moderne, l’auteur de Tristes Tropiques a marqué de son empreinte l’ensemble des sciences humaines », résume le journal.
Pour Jean d’Ormesson dans Le Figaro, Claude Lévi-Strauss était « un homme d’aujourd’hui en même temps qu’un homme d’éternité. (…) Il incarnait la science contemporaine avec une grandeur et une simplicité sans égales. »
« Pas assez connu de monsieur tout le monde, reconnaît L’Union, l’académicien centenaire s’est révélé comme le père de l’intercompréhension des sociétés (…). Toute une vie donnée pour comprendre, expliquer les cultures, identifier leurs richesses, valoriser leurs diversités, qualifier leurs grandeurs et leurs fragilités a fait de lui une figure tutélaire du service de la dignité humaine et un défenseur des libertés. »

Une leçon d’humilité…

« L’auteur de Tristes Tropiques n’était pas à la mode, renchérit Le Dauphiné. Il ne donnait pas son avis sur tout et surtout sur rien, comme tant d’autres. Il ne tirait pas sans cesse la sonnette d’alarme médiatique sur l’avenir de la planète, lui qui pourtant, sur le sujet, en savait beaucoup plus que trop de "spécialistes"dont on taira, par charité, le nom. »
« Bien avant que les écologistes ne dénoncent les ravages du tourisme de masse, précisent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, Lévi-Strauss s’était imprégné de la fragilité des cultures et de leur inégale capacité à résister à ce qu’on n’appelait pas encore la mondialisation. Il savait qu’elles peuvent périr en deux ou trois générations, engloutissant avec elles des spécificités et donc des richesses qu’on ne retrouvera jamais. Au fond, concluent Les Dernières Nouvelles d’Alsace, l’œuvre si singulière de Claude Lévi-Strauss est avant tout une leçon d’humilité. »
Enfin cette phrase de l’ethnologue mise en exergue par Libération : « le monde a commencé sans l’homme et il s’achèvera sans lui. »

L’« inénervable » s’énerve…

François Fillon tape du poing sur la table ! Les commentateurs sont plutôt surpris du coup de sang ce mardi du Premier ministre. Celui qui s’était pourtant dit « inénervable », s’exclame La République du Centre, « a précisément traduit ce mardi devant les députés UMP un agacement qui ne lui était pas coutumier jusque-là. (…) Alors que se multiplient les flottements dans les rangs majoritaires, François Fillon a voulu reprendre la main. Autant pour marquer son emprise sur les députés de l’UMP qui le respectent, que pour revendiquer son rôle auprès de Nicolas Sarkozy. » En effet, remarque La République du Centre, le Premier ministre s’en est pris notamment à Henri Guaino, « la plume de l’Elysée, et plus généralement aux "conseillers du président qui ne font pas partie de l’exécutif". »
« Le Premier ministre hausse le ton tous azimuts, et une partie de ses projectiles atteint directement l’Elysée, constate L’Alsace. Prépare-t-il sa sortie ? A-t-il obtenu le feu vert du "château" pour remplacer une ministre qu’il ne supporte plus ? », s’interroge le journal. Référence à Rama Yade. « Un constat s’impose, affirme le quotidien alsacien, si François Fillon se sent plus fort, c’est que le président de la République, malgré son hyperactivité, a perdu de son aura sur la droite. L’omniprésidence, conclut L’Alsace, n’a pas échappé à la "malédiction de la mi-mandat". »

C’est reparti !

Bonne nouvelle à la une du Figaro. « Après les Etats-Unis, la croissance revient en Europe », titre le journal qui se base sur les estimations de la Commission européenne qui prévoit « une sortie de récession dès le troisième trimestre et une croissance positive pour 2010, + 0,7%. »
En Chine, après une légère inflexion de la croissance l’année dernière, qui avait tout de même poussé des millions d’ouvriers au chômage, c’est reparti de plus belle… « Les usines chinoises tournent à plein régime », s’exclame La Croix en une. La Croix qui constate que « les entreprises du sud du pays croulent aujourd’hui sous les commandes et ont du mal à trouver de la main d’œuvre. » Revers de la médaille, remarque également le journal, « les conditions de travail restent déplorables. » La Croix prend l’exemple de cette ouvrière de 22 ans, « Hua Haï qui travaille, mange et dort dans une petite usine textile. » Sa vie se résume à « fabriquer des pyjamas 12 heures par jour pour 150 euros par mois. »

Carton plein

Enfin cocorico ! Carton plein pour les clubs de foot français engagés ce mardi dans La Ligue des champions. « Bordeaux qualifié, l’OM relancé », se réjouit Le Parisien. Les Bordelais qui ont battu Munich 2 à 0. Et les Marseillais qui ont écrasé Zurich 6 buts à 1. « Bordeaux comme un grand » s’extasie L’Equipe qui parle « d’exploit énorme qui indique la progression du champion de France sur la scène européenne. » En effet, les Girondins ont empoché leur billet pour les 8e de finale de la Ligue des Champions. Bordeaux qui, remarque L’ Equipe, pourrait retrouver à ce stade de la compétition « probablement Lyon, et peut-être Marseille, qui sait ? ».

 

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