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Revue de presse française

A la une : Sondages et transparence

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Par : Brice Barrillon

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Lire les journaux, cela permet de prendre le pouls de l'opinion publique... Pour ce faire, il y a aussi les sondages.  Libération trouve que Nicolas Sarkozy abuse de ces enquêtes. Et titre sur « L'obsédé des sondages»  Laurent Joffrin explique dans son édito qu'au «vu de la somme dépensée, 3 millions d'euros, cela fait un sondage par jour!» Et que cela « illustre la méthode employée », contestable selon lui, quand elle « débouche sur un mode de gouvernement d'abord fondé sur la communication ».

Sondages et transparence; cette enquête du jour de Libération se base sur le détail des factures révélées par l'Elysée pour 2008 et 2009. C'est justement l'argument employé par les défenseurs de l'Elysée, et Libé rappelle les propos de l'un d'entre eux : « Il ne faudrait pas oublier que la transparence a été voulue par le président, pour rompre avec l'opacité précédente.»

La crise financière est finie 

Toujours au chapitre de la transparence, alors que cette semaine les journaux s'interrogeaient sur le rôle des banquiers après la crise, Libération a interrogé en exclusivité le patron de la BNP-Paribas. Baudoin Prot, qui avait créé la polémique cet été, en provisionnant un milliard d'euros pour les bonus. Que dit-il aujourd'hui? Il s'efforce de démontrer que la BNP est un exemple de bonnes pratiques. Il s'est rangé aux recommandations de la ministre de l'Economie, avec de nouvelles règles qui encadrent la profession.

Pour le reste, le patron de la BNP confirme que « la crise financière est terminée, mais que la crise économique, elle, continue. »

 Les « couacs » 

La Tribune ose une comparaison entre le chef de l'Etat et son Premier ministre, qui lui permet de faire la synthèse des derniers événements politiques : « Sarkozy l'autorité. Fillon l'austérité. » Nicolas Sarkozy, rappelle le journal, « a tancé Jean-Pierre Raffarin et Rama Yade. Il fait acte d'autorité sur ses troupes à l'approche des régionales.» Et La Tribune estime, à l'instar d'un leader de la majorité « que tout le monde va rentrer dans le rang ».

Le Premier ministre, de son côté, a donné une interview exclusive au Monde. Avec, là aussi, un certain nombre de mises au point. Il s'affirme comme le chef de gouvernement, et « chacun doit rester à sa place ». Il annonce « des ajustements très importants pour réduire les déficits ».

Au chapitre des divergences d'opinion sur les grands sujets du jour. Il y a le montant de l'emprunt. Le chef de l'Etat a tranché, et Les Echos le met à la Une : « il ne dépassera pas 50 milliards d'euros", car "le défi de la dette est obsédant ».

Notez encore que L'Humanité fait sa Une sur ce qu'on appelle « le mi-mandat »... Le quotidien communiste affirme que « la politique du chef de l'Etat est désormais critiquée par une majorité de Français » et donc pour lui, il le met en manchette, c'est : « Sarkozy : l'ampleur du mal ».

Une page d'Histoire

La chute du mur de Berlin... Le journal France-Soir s'exclame à la Une : «Personne n'oublie ! ». C'était il y a vingt ans. Le journal populaire fait un dossier spécial, très fourni de six pages... qui nous fait revivre pas à pas cet extraordinaire moment de l'Histoire. La brèche s'était ouverte à la fin de l'été 89 en Hongrie. Lorsque le président de l'époque avait ouvert la frontière vers l'Ouest, « des dizaines de milliers de vacanciers Est-Allemands s'étaient enfui par là ». C'était la 'grande évasion', raconte France-Soir...

Anniversaire de la chute du mur de Berlin : « les confidences d'Angela Merkel », titre pour sa part Le Figaro, qui a recueilli, comme quelques grands journaux européens, les souvenirs qu'elle a gardé de cette époque, et qu'elle a confié dans cet entretien qui a eu lieu dans son bureau, lequel «domine Berlin réunifié». Elle était physicienne à l'Académie des Sciences de Berlin-Est. « Je suis tombée dans une gigantesque marée humaine à un check-point » raconte celle qui allait devenir la première femme chancellière allemande. De toute cette époque d'avant le mur, madame Merkel a gardé « de très beaux souvenirs d'enfance, même si la RDA était un Etat de non-droit ».

Dans les propos d'Angela Merkel, il y a une petite pique contre François Mitterrand, que Le Figaro relate avec gourmandise, car elle a ironisé sur l'attitude du chef de l'Etat français au moment de la chute du mur : « il n'était pas très en pointe ». C'est vrai que c'est tout un débat qui ressurgit ainsi. François Mitterrand, socialiste, aurait peut-être pu appuyer plus fort le vent de la liberté venu de l'Est, mais il était chef d'Etat, et cela l'obligeait à faire preuve d'un minimum de prudence.

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