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Revue de presse française

DSK en tête au second tour

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Par : Brice Barrillon

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C'est l'information du jour en France. Un sondage ne fait pas le printemps, mais la gauche socialiste française a de quoi retrouver le sourire. A tel point que Benoît Hamon, dont Le Figaro dit que « idéologiquement, ce n'est pas sa tasse de thé », se réjouit de ce sondage. Pour la première fois, un socialiste passe devant Nicolas Sarkozy dans le cadre d'intentions de vote. « C'est positif », a-t-il dit. De là à décréter que DSK sera choisi par le PS pour être son champion en 2012, il y a un grand pas, que le porte-parole du parti socialiste n'a pas voulu franchir. « On est encore loin. Ça peut bouger très vite », assure-t-il.

Dans L'Est Républicain, Chantal Didier s'interroge : « Deux ans et demi en politique, c'est à la fois court et une éternité ».

Dans le Midi-Libre, Yann Marec s'exclame que « c'est une première ! ». Et que cela pourrait refroidir l'ardeur présidentielle à dévorer des sondages au quotidien.

Effectué par l'institut CSA pour la chaîne parlementaire, ce sondage est dans Le Figaro (à la Une) et annonce que Strauss-Kahn serait le « meilleur candidat du PS », et surtout que le directeur du FMI est le seul à pouvoir battre Sarkozy au second tour.

Le Figaro a fait réagir un député socialiste de Paris, Christophe Caresche, en lui demandant si c'est une « divine surprise ? » « C'est la fin d'une idée reçue, répond celui-ci, celle qui veut que la gauche soit condamnée à perdre en 2012 ». Ensuite il s'intéresse au classement à l'intérieur du parti : Strauss-Kahn avec 51% devance Martine Aubry et Bertrand Delanoë qui obtiendraient 47%.  Et Ségolène Royal est plus loin avec 45%.

Restons dans Le Figaro pour lire l'analyse de Nicolas Barotte. « Les partisans de DSK jubilent, écrit-il, mais la crise de leadership du PS n'est pas réglée »... D'autant qu'il faudrait que le directeur du FMI « veuille faire une campagne avec des débats sous les préaux d'école, en compagnie de Ségolène Royal. » Il faudrait aussi qu'il se présente aux primaires.

Mahmoud Abbas, menace ou réelle fatigue ?

Beaucoup de questions à propos de ce qui se passe sur la scène internationale, avec une impression : quelque chose qui ressemble à de la lassitude. Au Proche-Orient, il y a le retrait de Mahmoud Abbas, annoncé par le leader palestinien lui-même. Il ne veut pas se présenter à l'élection du mois de janvier. Libération parle d'un « coup de poker » qu'il explique à la fois par le caractère « lunatique » de cet homme de 74 ans, qui « n'aimerait pas les critiques », et « elles ont été nombreuses ces derniers temps », après « sa surprenante décision de demander le report de l'examen par l'Onu du rapport Goldstone sur la guerre à Gaza ». Pour Libération, la grande fatigue de Mahmoud Abbas se justifierait aussi pas « le virage à 180° effectué par Hillary Clinton le week-end dernier à Jérusalem ». Washington a changé de politique. Et Barack Obama de priorité. Alors coup de poker ou pas, en guise « d'avertissement aux États-Unis » , en attendant, il n'y a pas de successeur éventuel. Et dans la presse de la Manche --un quotidien régional-- Jean Levallois parle d'un retrait « compréhensible, réfléchi et sincère » de la part du leader palestinien, à cause d'un « manque de résultats ».

La République des Pyrénées --autre quotidien régional-- sous la plume de Jean-Marcel Bouguereau développe lui aussi cette thèse que Barack Obama « avait soulevé des espoirs de changement » avec son discours du Caire, mais que avec Goldstone --toujours ce fameux rapport-- une occasion a été ratée. Et que la frustration palestinienne ne s'éteindra pas.

La grande déprime de l'armée américaine

Les journaux français s'interrogent sur les motivations de cet officier musulman américain qui a perpétré un massacre au Texas.

Quelle signification faut-il donner à cet acte de folie meurtrière ? Le Parisien nous explique que les États-Unis sont sous le choc. Cette fusillade au Texas, treize soldats abattus sur la base de Fort Hood, pour des raisons mal connues pour le moment.

Le tireur est un officier de l'armée, le commandant Nidal Malik Hasan, qui aurait crié « Allah Akbar » en ouvrant le feu. « Gardons-nous de toute interprétation au regard de la confession musulmane », c'est ce que dit Le Courrier Picard, qui a une hypothèse : le commandant Nidal, fils d'immigrants, né en Palestine et grandi dans l'État de Virginie, était médecin à l'hôpital militaire, en tant que psychiatre. Le Courrier Picard pense que comme il a été chargé de soigner les blessés de guerre en Irak, il a été durement touché par son affectation prochaine, sur place.

« La tuerie du Texas, écrit Didier Louis, souligne surtout la lassitude de l'armée américaine qui a des taux de suicide record et le moral en berne. »

Gagner 11 millions, c'est beau comme un camion

Autre fait divers, à la française cette fois. « Entre les fusillades meurtrières à l'américaine et le vol d'un fourgon blindé à la française, il n'y a pas photo. Les premières suscitent la répulsion, et le second une sorte d'admiration. » On peut lire ce comparatif audacieux dans Le Journal de la Haute Marne tandis que France-Soir ou Aujourd'hui-en-France en font leurs manchettes. Il s'agit des aventures d'un convoyeur de fond qui a disparu avec 11 millions d'euros. Un salarié ordinaire, frustré d'être mal payé, semble-t-il. Il a laissé ses deux collègues dans l'arrière-cour d'une banque et il est parti seul avec le magot. « Seul dans le fourgon il a démarré », imagine France-Soir. En fait « il avait soigneusement préparé son coup », raconte Le Parisien. Cet homme discret et solitaire a disparu. Il roulait tout de même en Ferrari et personne n'avait tiqué. Aujourd'hui en prime, le voilà célèbre. Tony le convoyeur de fonds ! Comme Spaggiari jadis... Et Libération de s'exclamer : « gagner 11 millions, c'est beau comme un camion. »

 

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