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Chronique des matières premières

1100 dollars l’once : le nouveau record de l’or

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Sur les marchés de matières premières, c’est une nouvelle fois l’or qui s’est distingué la semaine dernière. Vendredi son cours a dépassé la barre des 1100 dollars l’once.

Lorsque les mauvais chiffres du chômage américain ont été publiés vendredi après-midi, le marché de l’or a franchi un nouveau palier, en dépassant les 1100 dollars l’once à Londres.

Plus de 10% de sans-emploi en octobre aux Etats-Unis. C’est le pire chiffre depuis plus de 26 ans. C’est moins bien qu’en septembre, cela signifie que la reprise n’est pas encore entrée dans les faits pour la première économie de la planète. D’où les achats nerveux des investisseurs.

Cette information, certes haussière, n’est toutefois pas déterminante pour le marché de l’or, beaucoup plus préoccupé par ce qui s’est passé mercredi. Ce jour là l’Inde déclare avoir acheté 200 tonnes d’or mises en vente par le FMI. Immédiatement le cours de l’or bondit et effleure pour la première fois cette barre des 1100 dollars. Qu’une banque centrale achète de l’or à un prix aussi élevé a bluffé les opérateurs. Pour la plupart, ces achats ne sont que la partie visible d’une vague émanant essentiellement des banques centrales des pays en développement. Une vague évidemment porteuse pour le métal précieux.

La Banque centrale du Sri Lanka a confirmé cette hypothèse en annonçant dans la foulée avoir acheté 5 tonnes d'or. Vu les accès de faiblesse du dollar qui dureront tant que la Fed maintiendra les taux d’intérêt au niveau du plancher, il est urgent de diversifier les réserves de change.

D'autant plus que les banques centrales des pays émergents disposent pour le moment de très faibles réserves d'or. A l'exception de la Chine, membre depuis peu du club des dix pays les plus richement dotés. La puissance montante de la planète a fait savoir au printemps que sa Banque disposait maintenant de plus de 1000 tonnes de métal précieux acquis sur le marché domestique grâce à l'essor de la production locale.

Aujourd'hui Pékin fait mine de se désintéresser des 200 tonnes d'or restantes que le FMI met en vente. Trop cher disent les officiels. Les acheter est pourtant dans l’intérêt de la Chine. Le prix, de l'ordre de 7 milliards de dollars, n'est qu'une goutte d'eau dans les océans de billets verts à la dérive que constituent ses réserves de change.
 

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