Accéder au contenu principal
Revue de presse française

A la une : la fin du communisme

Audio

Publicité

« Oui, on a tous en nous quelque chose du Mur », c’est Le Dauphiné Libéré qui l’affirme dans son éditorial : « que l’on appartienne à la génération présente, à la précédente où déjà à la suivante, souligne-t-il, (…) d’une manière ou d’une autre, nous y étions. (…) Voilà sans doute ce qui nous permet de supporter aujourd’hui une déferlante commémorative qui, il faut bien l’avouer, remarque Le Dauphiné, frôle par moment l’overdose. »

En effet, le terme « déferlante » n’est pas trop fort. Quasiment tous les journaux font leur une sur le 20e anniversaire de la chute du Mur, avec dossiers et numéros spéciaux en pagaille. Et il est vrai que nous sommes tous concernés par cet évènement, car il a bouleversé le monde dans lequel nous vivons.

La fin du communisme...

Pour Le Figaro, le 9 novembre 1989 marque avant toute chose « la mort du communisme. » C’est le grand titre du journal. « Certes, remarque Le Figaro, l’Europe postcommuniste n’a pas produit une société idéale où le respect scrupuleux des droits de l’homme voisinerait avec la prospérité économique. (…) 20 ans après la chute du Mur, l’Europe est encore loin du bonheur mais elle a choisi le bon chemin, s’exclame Le Figaro. Celui de la paix, de l’unité et de l’économie de marché. »

Un jugement plus nuancé pour Libération qui estime que « deux décennies plus tard, la planète ne s’est pas pour autant ancrée dans des certitudes inamovibles, confrontée aujourd’hui à l’une des crises les plus sévères d’un capitalisme trop triomphant. (…) A l’Est, un Mur s’est effondré, d’autres sont toujours là, conclut Libération, au Mexique, en Palestine et ailleurs, qu’il faudra un jour abattre joyeusement à coups de pioches. »

« Il ne faut pas tout mélanger, tempère La République des Pyrénées, en Israël ou aux Etats-Unis, il ne s’agit pas d’empêcher des gens de partir, mais plutôt d’arriver, qu’ils soient porteurs d’armes et de bombes dans un cas, ou poussés par la misère dans l’autre. Les vrais "murs" qui se dressent aujourd’hui devant l’avenir de l’Humanité, sont plus relatifs aux désordres économiques et au péril climatique. »

… et l’irruption du tout libéral !

L’Humanité pour sa part constate que la chute du Mur a entraîné un « triomphe idéologique du libéralisme » qui érigé un autre mur, celui de l’argent. Et en 20 ans, affirme le quotidien communiste, « cette idéologie devenue pensée unique aura fait connaître à la planète trois crises, dont l’actuelle, (…) signe de l’incapacité de ce capitalisme à répondre aux défis du temps. »

Analyse similaire pour La Charente Libre : « le rêve d’un capitalisme raisonné par la démocratie a tourné au cauchemar d’une dérégulation financière conduisant à un nouveau séisme, celui de la crise financière dont l’épilogue n’est pas encore connu. »

Et l’Europe ?

Vingt ans après la chute du Mur, « qu’en est-il de l’Europe ? », s’interroge L’Est Républicain. « Malgré l’euro, la réunification et l’élargissement, elle ne peut que ressentir sa petitesse. (…) La cicatrice du Mur effacée, l’Union européenne, conclut le quotidien lorrain, ne demeure pas moins, 20 ans après, un grand corps malade. »

Enfin, pour La Croix, ce 20e anniversaire est symbole d’espoir : « aujourd’hui, le souvenir de la chute du Mur permet de ne pas désespérer face aux régimes oppresseurs contemporains. Les pays démocratiques, poursuit La Croix, ont les moyens d’aider les peuples cadenassés à croire qu’une alternative est possible. »

Un coup bien ficelé

Incroyable histoire que celle de ce convoyeur de fonds qui s’est volatilisé jeudi avec presque 12 millions d’euros… De nombreux journaux s’interrogent ce lundi, à l’instar de Libération : « mais qui est vraiment "l’ami public numéro un", surnom donné sur Facebook par ses fans à ce convoyeur de fonds lyonnais de 39 ans. » Libération qui a mené l’enquête. Toni Musulin, c’est son nom, « semble avoir mené une double vie, affirme le journal. D’un côté, l’employé au train de vie modeste que l’on ne remarque pas (…). De l’autre, un type capable de placer plusieurs centaines de milliers d’euros sur ses comptes, d’acheter une Ferrari, ou encore de tenir un commerce de voitures de luxe à l’autre bout de la France. » Mystère donc sur la double vie de cet homme…  D’où provenait tout cet argent ?

« Si mystérieux et si méticuleux… », s’exclame France-Soir en une qui constate « qu’en deux heures, Toni Musulin s’est fait la belle avec plus de 11 millions d’euros », sans laisser de traces… Et, « les enquêteurs ne se font guère d’illusions, souligne le journal, il est à l’abri, quelque part en Europe, probablement à l’Est où, semble-t-il, cet homme originaire de Serbie avait conservé des liens. »

Pour sa part Le Parisien affirme qu’il y a un précédent à cette affaire : un convoyeur de fonds d’Orléans qui avait lui aussi disparu avec le contenu de son fourgon. « En fuite aux Etats-Unis, précise le journal, il n’a jamais été retrouvé, pas plus que les 4 millions et demi de Francs de l’époque qu’il avait dérobés. »

Score fleuve !

Enfin, « Un truc de ouf ! » : c’est le grand titre de L’Equipe. Le duel au sommet de la 13e journée de championnat de France de football, entre Lyon et Marseille hier soir, s’est soldée par un match nul (5 partout) « étincelant, s’exclame L’Equipe, tant par le spectacle offert que par le scénario proposé : 10 buts ont été marqués dont 5 dans les 12 dernières minutes. » Le quotidien sportif précise que c’est du jamais depuis le 28 avril 1984, date à laquelle Metz avait battu Nîmes 7 buts à 3. Toutefois, souligne l’Equipe, ce score fleuve ne change rien au classement… Bordeaux reste toujours leader.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.