Chronique des matières premières

Récoltes pléthoriques en vue pour les grandes cultures

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Cette année, les Etats-Unis ainsi que les autres grands pays producteurs croulent sous l’abondance des récoltes, c’est ce que confirme le dernier rapport mensuel du Département américain à l’agriculture.

Que ce soit en soja, en maïs, ou en ou blé, la planète a amplement de quoi se nourrir cette année. Les perspectives les plus favorables concernent le soja. Les Etats-Unis, premier pays producteur au monde, s’attendent à une récolte record de 90 millions de tonnes. D’après l’administration américaine, le Brésil et l’Argentine, les deux autres principaux producteurs d’oléagineux vont également enregistrer d’excellentes récoltes, voire un record pour le Brésil.

En ce qui concerne le maïs, les estimations américaines sont revues à la baisse en raison de la diminution des rendements, mais ces corrections sont déjà remises en cause par les observateurs car vu le retard de la récolte, il est prématuré d'évaluer avec précision les rendements. De toute façon, les Américains, là encore sur la première marche du podium des pays producteurs devraient approcher le record établi en 2008.

Enfin, en ce qui concerne le blé, la production américaine est stable mais les stocks de report, eux, sont au zénith. Les stocks de report ce sont les quantités restantes en fin de campagne. Elles seraient en juin 2010 au plus haut depuis dix ans dans les greniers du nouveau monde.

Tout ça parce que les producteurs de la mer noire, Russie, Ukraine et Kazakstan, ont des récoltes abondantes et bien plus compétitives sur le marché mondial. C’est donc un rapport globalement baissier qu’a publié hier l’administration américaine.

Les retards dans les moissons qui ont fait frémir les cours ces dernières semaines, surtout pour le maïs, auront finalement peu d’impact sur la campagne en cours. Des productions abondantes, des prix qui se détendent. Voilà une configuration rassurante pour les pays fortement dépendants. Gardons nous d’un excès d’optimisme.
Sur les marchés agricoles comme sur les autres marchés de matières premièr

es les investisseurs sont les faiseurs de roi. Sur le marché du maïs par exemple, depuis quelques mois l'accès de faiblesse du billet vert déclenche trois fois sur quatre une hausse de la céréale.

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