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Revue de presse française

A la une : les festivités pour le 20e anniversaire de la chute du Mur de Berlin

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« Berlin en liesse », titre Ouest-France. « A Berlin, la fête de la liberté », s’exclament les Dernières Nouvelles d’Alsace. « A Berlin, l’Europe réunie célèbre sa liberté », martèle Le Figaro qui se félicite de la présence hier autour d’Angela Merkel de Gordon Brown, de Nicolas Sarkozy et de Dmitri Medvedev, mais qui déplore l’absence de Barack Obama.

Le moteur franco-allemand

De son côté, La Croix se recentre sur le couple franco-allemand. « France-Allemagne : une amitié à cultiver », titre le journal. Nicolas Sarkozy était donc hier à Berlin… « Angela Merkel sera demain à l’Arc de Triomphe pour les célébrations du 11 novembre », remarque La Croix. « Cet hommage au passé n’aura pourtant de sens que s’il nourrit l’avenir, commente le quotidien catholique. L’Europe, après avoir assuré la paix, aidé à la transition démocratique dans les pays de l’ex-empire soviétique et assuré la réunification du continent, doit désormais prendre à bras-le-corps les tâches nouvelles qui l’attendent. Plus à l’Est encore, dans ses relations avec la Russie, avec la Turquie, plus au Sud aussi, affirme La Croix, avec les pays émergents et tous ceux qui n’émergent pas… ».
L’axe Paris-Berlin, moteur politique, mais aussi moteur économique de l’Europe, avec ce constat à la une de La Tribune : « le moteur franco-allemand redémarre. (…) De part et d’autre du Rhin, précise le quotidien économique, les économies amorcent une reprise ».
Par ailleurs, à tous ceux qui ont trouvé cette commémoration de la chute du Mur indigeste, voire ennuyeuse, L’Est Républicain apporte cette réponse : « célébrer ces moments forts, les garder en mémoire, retenir les leçons, en souligner le message, s’impose chaque jour davantage parce que l’oubli a tendance à gagner, ou le relativisme, l’aquoibonisme. (…) Il faut que les faits historiques puissent revivre, d’un anniversaire à l’autre, estime L’Est Républicain, et que soit rappelée cette évidence : la liberté a un prix, pour la conquérir ou la reconquérir, des millions de gens y ont laissé la vie ».

Une polémique bien franco-française

Au-delà de la célébration, au-delà du souvenir, au-delà de la réflexion sur l’avenir, on redescend d’un cran avec la polémique du moment qui agite les plumes de la plupart des éditorialistes de ce mardi.
Une polémique qui peut se résumer à cette interrogation vitale : Nicolas Sarkozy était-il à Berlin le 9 novembre 1989 ? C’est ce qu’affirme l’intéressé. C’était dimanche par le biais d’internet, Nicolas Sarkozy évoquait sa visite dans la capitale allemande le jour même de la chute du Mur, en compagnie notamment d’Alain Juppé. Et comme le remarque La République du Centre, « depuis hier, les témoignages contradictoires affluent sur cette fameuse nuit du 9 novembre entre ceux qui y étaient, ceux qui croyaient y avoir été, et ceux qui ne se souviennent plus quand ils y ont été ».
« La bataille fait rage entre François Fillon qui confirme, Alain Juppé qui tergiverse et les Allemands qui démentent », renchérit Le Progrès.

En tout cas, que ce soit le 9 novembre, le 10, le 11, ou même une semaine plus tard, « il y a dans cet empressement à dire ‘ j’y étais ’ chez ceux qui nous gouvernent quelque chose d’assez dérisoire », soupire La Voix du Nord.

Cet « irrépressible besoin de se mettre en avant »

« Peu importe la date, renchérit Sud-Ouest, ce qui frappe, c’est cette propension qu’a notre président à gâcher une belle séquence politique par un irrépressible besoin de se mettre en avant ».
L’Alsace en rajoute une couche : « l’acharnement mis hier par l’Elysée à camper sur une date impossible (…) renvoie Nicolas Sarkozy à une image fermée de quelqu’un qui ne veut pas se dédire, quoiqu’il en coûte ».
Et Paris-Normandie assène le coup de grâce : « on peut en conclure soit que Nicolas Sarkozy a un talent extraordinaire pour se retrouver au centre d’événements qui ne lui doivent rien. Soit que la ‘ sarkoze obsessionnelle ’ dont parle le psychiatre Serge Hefez dans un livre récent, fait bien plus de ravages que la grippe A ».
Enfin, en guise de conclusion, cette remarque de L’Union : « mieux vaut croire qu’on retiendra du 20e anniversaire de la chute du Mur autre chose que cette polémique franco-française (…) ! »

Moins riche et moins pro…

L’affaire du convoyeur de fonds, suite ! Une partie du magot du convoyeur a été retrouvé dans un parking… Coup de théâtre ! Comme le souligne malicieusement Le Parisien : « l’homme qui valait 11 millions d’euros n’en vaut plus que 2 ».
« Dans un premier temps, remarque Le Figaro, les enquêteurs avaient été estomaqués par la minutie avec laquelle cet homme de 39 ans avait préparé son coup. Vite, cependant, ils se sont aussi aperçus que Toni Musulin avait commis quelques bévues ». Notamment, donc, en louant ce parking à son nom. « Toni le convoyeur paraît soudain beaucoup moins riche et un peu moins professionnel », ironise Libération. Reste que l’homme est toujours dans la nature avec 2,5 millions d’euros sur lui.

Le vol, arme anti-crise ?

Enfin, conséquence de la crise ou pas ? Les vols augmentent dans les magasins. Une progression de près de 4 % cette année par rapport à 2008. C’est le grand dossier du Parisien. Et pour le journal, « l’un des motifs de cette hausse est bien l’augmentation des vols de nécessité », avec une montée en flèche des vols de produits alimentaires : viande, fromage, alcools, produits cosmétiques. Bref, des produits souvent chers. Bilan pour les distributeurs : près de 5 milliards d’euros de pertes.

 

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