Accéder au contenu principal
Revue de presse Afrique

A la une : l'offensive diplomatique pour les autorités nigériennes

Audio

Publicité

 

Le Premier ministre, Ali Badjo Gamatié, a entamé lundi une vaste tournée dans la sous-région. Objectif : « retrouver le plus rapidement possible la famille CEDEAO », selon ses propres termes. Rappelons que l’organisation ouest-africaine a suspendu le Niger de ses instances, l’accusant d’avoir violé les textes communautaires sur la démocratie.
Bamako, Bissau, Dakar, Ouagadougou, Accra… dans toutes ces capitales, souligne l’hebdomadaire Libération-Niger, « Ali Badjo Gamatié entend lever les malentendus et demander la compréhension des pays amis du Niger, car le Niger, souligne l’hebdomadaire, a besoin de rester membre à part entière de cette grande famille de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest ».

Changement de cap !

Cette soudaine main tendue du Niger étonne la presse de la sous-région, notamment L’Observateur au Burkina. Le président Tandja, rappelle le journal, « a tripatouillé la loi fondamentale de son pays pour rallonger de trois ans son deuxième mandat. (…) Durant tout ce processus, l’homme fort de Niamey est resté sourd à tous les appels de l’opinion internationale et de la CEDEAO, (…) et voilà que depuis quelques temps, contre toute attente, s’exclame L’Observateur, Tandja le teigneux a retourné sa veste, se montrant disposé à ‘ privilégier la voie du dialogue ’. Comment comprendre une telle reconversion ? », s’interroge le journal.

L’ombre du Nigeria

Alors, pour trouver la réponse, il faut, d’après L’Observateur, se tourner vers le Nigeria, le puissant voisin du Sud ; duquel le Niger est dépendant pour l’approvisionnement en produits de première nécessité comme en électricité. En ce moment, souligne le quotidien burkinabé, une délégation d’émissaires nigériens est à Abuja, la capitale nigériane pour discuter avec le médiateur nommé par la CEDEAO, à savoir le général Abubakar, ancien président nigérian. Et en filigrane de ces discussions, précise L’Observateur, il y a « la fermeture partielle par le Nigeria de sa frontière avec le Niger au niveau de Maradi et de Zinder. (…) Si les passagers continuent de circuler librement, ce n’est pas le cas des marchandises », souligne le journal. En fait, précise-t-il, le Nigeria, par ce biais, entendrait faire pression sur le président Tandja, l’amener à « reconsidérer les règles du jeu démocratique ». Une pression qui expliquerait donc cette soudaine offensive diplomatique du Niger. Affaire à suivre…

Ca va être dur…

Premier face à face hier à Ouagadougou entre les émissaires de la junte guinéenne et le facilitateur Blaise Compaoré. L’information est bien sûr à la une à Conakry. Le site d’information Aminata note que pour cette première rencontre, les représentants de la junte se sont dits prêts au dialogue, « prêts à partager le pouvoir ». Une petite phrase mise en exergue par le quotidien Le Pays qui constate qu’apparemment « la junte est décidée à s’asseoir à la table du dialogue ».
Seulement voilà, comme le souligne Le Potentiel au Congo démocratique, ce partage du pouvoir, avec la mise en place d’un gouvernement d’ouverture, a d’ores et déjà été rejeté par l’opposition guinéenne qui exige, rappelle le journal, le départ des putschistes et le jugement des responsables du massacre de Conakry. La tâche du facilitateur Compaoré s’annonce donc bien difficile…

Journaliste en danger ?

Toujours à propos de la Guinée, le site d’information GuinéeNews s’inquiète de la convocation aujourd’hui du rédacteur en chef de l’hebdomadaire L’Indépendant, Talibé Barry, à l’état-major de la gendarmerie. « Une convocation d’autant plus inquiétante, souligne le site, qu’elle émane du redoutable 2e Bureau, service des renseignements de la présidence connu pour ses basses besognes. On ignore pour l’instant les motifs de cette convocation. Toutefois, remarque GuinéeNews, on sait que ces derniers temps, le journal L’Indépendant a été très critique à l’égard de la junte ».

Le match avant le match

Egypte-Algérie : une rencontre vitale pour les supporters des deux pays. Ce sera samedi soir. Les deux équipes vont jouer leur qualification pour la Coupe du monde de football 2010 en Afrique du Sud. Et en fait, le match a déjà commencé depuis plusieurs jours. On a déjà parlé dans cette même revue de presse, la semaine dernière, de la tension croissante des supporters. Les journaux sont à l’unisson, avec chaque jour de nouveaux articles, de nouveaux éclairages, pour tenter de combler l’impatience. « Le rêve des Pharaons », titre l’hebdomadaire égyptien Al Ahram qui souligne que ce sera très difficile tout de même pour les Egyptiens : « deuxième du groupe avec 10 points derrière l’Algérie qui en compte 13, la sélection nationale est dans l’obligation, souligne-t-il, de remporter cette rencontre avec trois buts d’écart ou plus afin d’assurer sa qualification ». Les Pharaons vont donc devoir faire l’impossible. D’ailleurs précise l’hebdomadaire, le sélectionneur égyptien « a demandé à la Fédération de suspendre le championnat national afin de lui donner l’occasion de bien préparer ses 24 joueurs ».
Côté algérien à présent, on est confiant : « les Algériens croient dur comme fer que rien ne pourra empêcher les Verts d’aller en Afrique du Sud en juin prochain », s’exclame El Watan. Le quotidien algérien constate aussi que « la fête a déjà commencé dans les rues, à travers une ambiance qui doit se prolonger après le match au détour d’une qualification que le football national mérite bien ». El Watan qui remarque également au passage que cette folie du football fait oublier l’espace d’un instant toutes les revendications sociales…

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.