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Revue de presse française

A la Une : Le coup d’éclat de Ségolène Royal

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Si elle voulait faire parler d’elle, c’est réussi… Le coup d’éclat samedi de Ségolène Royal provoque bien des commentaires ce lundi et ils sont loin d’être élogieux…

Rappelons que l’ex-candidate à l’élection présidentielle s’est invitée samedi à Dijon, à une réunion organisée par le courant Espoir à Gauche, animé par Vincent Peillon.
« Royal bazar », titre Libération qui constate que Ségolène Royal a débarqué samedi à Dijon « comme une fleur. Ou comme un chien dans un jeu de quille, c’est selon. Cette journée devait être un pas supplémentaire vers une entente cordiale entre communistes, socialistes, radicaux de gauche, écologistes et centristes. Elle a tourné à la guerre ouverte, constate Libération, entre l’ex-candidate à la présidentielle et son lieutenant du Congrès de Reims, Vincent Peillon, principal architecte de cette opération.»

« Ségolène Royal et Vincent Peillon règlent leurs comptes »

C'est le titredu Figaro. Le Figaro qui ne cache pas son hilarité : « il ne l’avait pas invitée à sa réunion ; donc, elle est venue. S’il l’avait invitée, elle ne serait peut-être pas venue, ironise le journal, puisqu’elle est comme ça, Ségolène, changeante, virevoltante et agaçante. Elle est comme elle est, mais elle est toujours là. (…) Et, constate Le Figaro, deux mots de Ségolène Royal font plus de bruit que cent phrases de Martine Aubry ; c’est sans doute cruel, mais c’est ainsi. »

Alors, cette tactique du coup d’éclat permanent commence à fatiguer les commentateurs. Ainsi, pour Les Dernières Nouvelles d’Alsace, Ségolène Royal « n’a réussi à produire que le spectacle navrant d’une star déchue ne reculant devant rien pour se faire remarquer. Une séquence pathétique dans laquelle elle a presque fait peine à voir. »
« Pourquoi cet entêtement, apparemment contre-productif, de la candidate qui a rassemblé 17 millions de suffrages sur son nom à la dernière présidentielle ? », s’interroge Le Journal de la Haute-Marne. « On peut y voir une forme d’aveuglement et d’obsession dans la quête du pouvoir, ou le désir de revanche d’une femme blessée après l’élection ratée de très peu à la tête du parti socialiste. On peut y voir aussi la réédition de la stratégie qu’elle a développée et réussie pour être la candidate du PS en 2007, remarque le quotidien champenois, bousculer les structures du parti et prendre appui sur les militants de base, en jouant à fond la carte de la médiatisation sur son nom. »

Oui, mais, « et maintenant ? »

Se demande La Nouvelle République du Centre-ouest. Et on revient à ce sentiment de contre-productivité. « En se rendant à Dijon, remarque Libération-Champagne, Ségolène Royal a surtout rendu service à Nicolas Sarkozy, pas à sa famille politique et encore moins à elle-même. (…) Ce n’est pas en essayant à s’imposer à la hussarde qu’elle va pouvoir se repositionner au centre du jeu. »
Enfin, Le Républicain Lorrain va dans le même sens : « si la bataille de polochon à laquelle s’est livré, ce week-end, le courant majoritaire est la préfiguration de ce que seront les primaires à gauche, Nicolas Sarkozy n’a pas trop de souci à se faire quant à sa réélection. »

« Obama tente de séduire la nouvelle puissance chinoise » : c’est le grand titre des Echos qui constatent « qu’en Asie, les Etats-Unis doivent désormais composer avec un allié qui s’éloigne (le Japon) et une puissance montante en mesure de contester son statut de seule superpuissance (la Chine). » Pour le quotidien économique, « le leadership américain est de plus en plus contesté en Asie. » Et par cette tournée, Obama « veut montrer que les Etats-Unis sont de retour dans une région dont ils ont eu tendance à se désintéresser ces dernières années.»

Quid de l’Europe ?

Et bien, nous, les alliés de l’Atlantique, « nous sommes loin, constate pour sa part Le Progrès de Lyon. Trop loin pour que Barack Obama commémore à Berlin, le 9 novembre, la chute du mur. (…) C’est ainsi il faudra s’y faire, remarque le quotidien lyonnais, le président américain regarde vers l’Asie. Et comme il l’a déclaré ce dimanche à son arrivée à Pékin : les relations entre les Etats-Unis et la Chine 'façonneront le XXIème siècle'. »

« Comment nourrir 9 milliards d’humains en 2050 ? », question posée par le quotidien La Croix, alors que s’ouvre ce lundi à Rome le sommet mondial sur la sécurité alimentaire. Plusieurs chercheurs français avancent des pistes, souligne le journal : « réduire le gaspillage des récoltes, changer nos pratiques agricoles et nos habitudes alimentaires. » La tâche est titanesque. Pour autant, estime un de ces chercheurs interrogé par La Croix, « un rééquilibrage de la consommation alimentaire à l’échelle de la planète n’est pas impossible, mais cela exige une régulation des marchés et la protection des cultures vivrières dans les pays pauvres. »

Enfin, à l’occasion de ce sommet sur l’alimentation, Libération nous propose ce terrible reportage sur la famine qui sévit depuis 6 mois en République centrafricaine. «Le drame, souligne le journal, vient avant tout de la crise mondiale qui a fait basculer dans le chaos un état fantôme, déjà en proie à une pauvreté et à une insécurité alimentaire chronique. » Et puis, soupire Libération, « comme si cela ne suffisait pas, la crise climatique s’est invitée. Il n’a quasiment pas plu en mi-juin, qui est la période de semences. (…) Et en attendant un hypothétique essor du pays, les victimes de la faim, constate le journal, partent en silence. »

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