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Revue de presse Afrique

A la Une : le match Algérie / Egypte

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Place au football et rien qu’au football. Le ton baisse d’un cran ce mercredi dans les journaux algériens et égyptiens à quelques heures de la rencontre capitale à Khartoum entre l’Algérie et l’Egypte. Ainsi pour Liberté en Algérie, « le sport doit reprendre ses droits. Qu’importe que l’on gagne ou que l’on perde, l’essentiel est de rester digne et de montrer au monde entier que l’Algérien est un homme civilisé, contrairement, rajoute le quotidien algérien, à la propagande raciste des médias d’Etat égyptiens. »

Bref, poursuit Liberté, « entre l’agression des Algériens au Caire et le saccage d’infrastructures (liées à l’Egypte) en Algérie, la colère doit laisser place à la raison afin, affirme le journal, que ces évènements ne soient pas exploités contre nous. »

Les médias responsables ?

El Watan, autre quotidien algérien, calme le jeu également. El Watan qui précise qu’aucun Algérien n’est décédé au Caire à la suite des incidents survenus après le match Egypte-Algérie, contrairement à ce qu’avaient affirmé certains journaux. Et que par ailleurs, la FIFA a ouvert une enquête sur ces fameux incidents.

En Egypte, à présent, l’hebdomadaire Al Ahram revient également sur les violences et sur cette extrême tension entre les deux pays : « au-delà des considérations purement sportives et de l’aspect patriotique inhérent à de telles rencontres, la responsabilité de ces dérapages incombe avant tout aux medias des deux pays qui ont donné à cette rencontre, estime l’hebdomadaire, des allures de guerre. »

Al Ahram qui élargit son propos en affirmant « qu’au-delà ce ces considérations, il faut avouer que la fièvre du football s’est emparée des peuples. Dans le monde entier, le football est devenu aujourd’hui, déclare l’hebdomadaire égyptien, la pilule qui fait oublier les maux du quotidien. »

Les autorités aussi ?

De son côté, le journal burkinabé en ligne, Fasozine, montre du doigt les autorités des deux pays : « les gouvernants égyptien et algérien sont honteusement descendus dans l’arène, écrit-il. Et pour ne rien arranger, la presse des deux pays, par des déclarations et des articles de… guerre ont allumé et attisé un feu qui consume tout sur son passage. »

Par ailleurs Fasozine se demande pourquoi le match d’appui de ce mercredi va se jouer au Soudan : « un pays, affirme-t-il, où la guerre est en train de prendre racine, (…) où le feu du Darfour brûle toujours. »

Que le meilleur gagne…

Sur le plan sportif à présent, les pronostics vont bon train. Comme l’explique El Watan, « le contexte du match sera totalement différent de celui du Caire (…) : chacun cherchera à marquer un but et à éviter d’en encaisser. » Le quotidien algérien reconnaît qu’après sa victoire de samedi dernier, « l’Egypte dispose à présent d’une bien meilleure confiance en soi. »

Des propos que ne contredit pas Al Ahram. L’hebdomadaire égyptien affirme en effet que « les joueurs, le cadre technique et même les supporters sont très optimistes quant à la capacité des Pharaons à surmonter l’obstacle algérien. »

Attention toutefois, prévient Liberté en Algérie : « les Verts veulent leur revanche ce soir à 18 heures 30 à Khartoum. (…) Et ils savent ce qu’ils ont à faire sur le terrain. »
Voilà, place désormais au sport. ! Et, selon la formule rituelle, que le meilleur gagne !

Confirmation : les narcotrafiquants présents dans le Nord Mali !

La presse malienne avait raison : l’avion retrouvé calciné dans le Nord-Mali transportait bien de la drogue. La nouvelle jette un froid dans la sous-région. C’est l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime qui l’a confirmé en début de semaine : ce Boeing parti du Venezuela a atterri sur une piste artisanale à 150 kilomètres de Gao, avant de décharger de la cocaïne. Il a ensuite voulu décoller et s’est écrasé. La carcasse a été incendiée par les trafiquants pour faire disparaitre toute trace. Mais les numéros de référence de l’appareil ont pu être relevés. Une enquête est en cours. C’est le quotidien L’Indépendant qui avait dévoilé cette affaire et qui déjà, il y a une dizaine de jours, s’interrogeait sur un possible narcotrafic. On en a donc la confirmation.

Le silence de Bamako

Et pour le quotidien Le Pays au Burkina, cette nouvelle n’est guère rassurante : « on connaissait la Guinée Conakry, la Guinée Bissau, le Liberia, le Sénégal et le Cap Vert, comme pays ouest-africains de transit de la drogue sud-américaine vers les marchés européens. La découverte de ce Boeing (…) achève de convaincre que les nouveaux chemins du trafic passent aussi par le pays du président ATT », soupire le journal. « Les pays de l’Afrique de l’Ouest, qui comptent parmi les plus pauvres au  monde, constituent, poursuit-t-il, un eldorado pour les seigneurs sud-américains de la drogue. (…) Dans le contexte de pauvreté ambiante (…), ils ne pouvaient que facilement corrompre, (…) acheter silence et complicité. »

Enfin, Le Républicain au Mali s’étonne du silence des autorités maliennes sur cette affaire. Un silence « inacceptable », s’exclame le quotidien qui déplore « l’absence de couverture radar dans cette zone, (…) propice donc à tous les trafics. (…) Ce Boeing et sa cargaison de drogue, conclut-il, viennent nous rappeler toute la fragilité de notre système de sécurité, notamment dans le septentrion. »

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