Revue de presse Afrique

A la Une : qualification de l'Algérie pour la Coupe du monde

Audio

Publicité

« One, two, three, viva l’Algérie » : c’est le cri de ralliement des supporters algériens et c’est le grand titre d’El Watan, « Viva l’Algérie ! », avec cette photo du gardien de but des Fennecs, Chaouchi, juché sur la barre transversale de ses cages et qui hurle sa joie. Chaouchi, auteur de plusieurs parades remarquables et qui est l’un des grands artisans de la victoire algérienne.

La délivrance pour les Algériens

« Après quatre jours de grande pression et de tension extrême, c’est la délivrance, soupire El Watan. L’équipe nationale a réussi son pari de se qualifier en Coupe du monde 2010. Une bande de jeunes qui ne payaient pas de mine au départ, tant notre football était au creux de la vague, vient de prouver que l’on pouvait lui faire confiance. (…) Il était écrit quelque part que l’Algérie ne pouvait rater cette rencontre avec l’histoire du continent qui organise pour la première fois une phase finale de la Coupe du monde. »

« Merci ! », s’exclame Liberté, autre quotidien algérien. « Nos héros, écrit-il, offrent la qualification pour le Mondial 2010 au peuple algérien. (…) L’Algérie a repris le flambeau maghrébin pour une qualification historique au Mondial (…). Elle sera, remarque Liberté, le seul pays arabe présent parmi le gratin du football mondial. »
« Historique », jubile El Moudjahid qui souligne lui aussi que « l’Algérie sera l’unique pays arabe présent au Mondial sud-africain. » El Moudjahid qui ne manque au passage de remercier le président Bouteflika, qui, écrit-il, « a permis au public algérien d’être en force à Khartoum. »

Une victoire politique ?

Pour L’Observateur, au Burkina, « justice est faite » pour les algériens après les incidents qui sont suivi la rencontre de samedi soir au Caire.

« Quatre jours après le succès de la sélection égyptienne, l’enjeu était devenu politique, remarque le quotidien burkinabé, au vu des moyens que les gouvernements des deux pays ont déployés : quarante-huit avions en provenance d’Algérie et dix-huit d’Egypte. L’honneur n’a pas de prix pour un événement de cette importance. Pour prévenir les débordements avant, pendant et après la rencontre, les autorités soudanaises ont sorti 15 000 policiers. Tout ça pour un match qui aurait dû, constate L’Observateur, unir les peuples au lieu de les diviser parce qu’on veut aller au Mondial. C’est dommage pour une Afrique qui doit relever le défi dans d’autres domaines que le football pour son développement. »

En tout cas, conclut le quotidien burkinabé, « les Fennecs ont réussi à rejoindre les Bafana Bafana, les Black Stars, les Eléphants, les Lions Indomptables et les Super Eagles pour la Coupe du monde qui se déroulera du 11 juin au 11 juillet 2010. »
Signalons que l’Egypte a envoyé des troupes pour évacuer ses supporters à Khartoum. C’est du moins ce qu’annonce le quotidien Sudan Tribune. Apparemment, les Egyptiens craignaient hier soir des débordements de la part des supporters algériens. Mais aucun incident sérieux n’a été signalé après la fin de la rencontre.

« Fin de la traversée du désert pour les Fennecs »

En France beaucoup de réactions également, après cette qualification de l’Algérie. « La liesse algérienne », titre Le Parisien, avec cette photo de supporters en train de manifester leur joie hier à Marseille. Le Parisien qui note que « les Champs-Elysées (à Paris) ont acclamé… l’Algérie. » Et non la victoire de l’équipe de France un peu plus tard dans la soirée.

« Fin de la traversée du désert pour les Fennecs », titre pour sa part Libération qui précise que les Algériens se sont qualifiés « après 24 ans d’absence ». Il y a vingt ans, relève le journal, c’était l’Egypte qui s’était qualifiée pour le Mondial italien. Et dans les deux cas, les enjeux sont les mêmes, affirme Libération : « il y va de la suprématie (sportive) en Afrique. (…) Il y va aussi de la stabilité de deux pays tenus par des pouvoirs autocrates qu’une élimination pourrait fragiliser. (…) Le football, remarque enfin Libération, s’offre comme le lieu possible d’une identité nationale précaire. »

Vont-ils s’entendre ?

Coup d’envoi ce jeudi à Ouagadougou de la deuxième étape de la médiation dans la crise guinéenne. « Forces vives et CNDD en ordre de bataille », titre Le Pays qui précise que les délégations sont d’ores et déjà arrivées dans la capitale burkinabé. Le journal remarque également que les différents acteurs des Forces vives ont cette fois accordé leurs violons pour former une délégation homogène : 12 délégués émanant des partis politiques, des syndicats, du patronat et de la société civile.

Alors, selon le site d’information guinéen Aminata, un Premier ministre pourrait être désigné à l’issue de ces pourparlers. Aminata qui avance un nom, celui de Sidya Touré, le leader de l’UFR. Mais comme le reconnaît Aminata, « la prudence est de mise car, bon nombre de personnalités et leaders politiques ont été annoncés à ce poste sans jamais être nommés. »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail