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Revue de presse Afrique

A la Une : le football, objet de polémique

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Par : Brice Barrillon

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Football, politique et pataquès... Après le match entre l'Algérie et l'Egypte, les deux pays se sont lancés dans une bagarre diplomatique dont le sort est très incertain. On ne s'attendait pas à une telle escalade. Pourquoi ? A cause des agressions qui auraient eu lieu contre des supporters à Khartoum.
Le Caire a rappelé son ambassadeur en Algérie pour « consultations ». C'est la formule officielle pour indiquer qu'on n'est pas très content. Le pouvoir égyptien reproche à l'Algérie ces dizaines de batailles rangées et dans la foulée le pouvoir de Khartoum est accusé de « complicité passive», autrement dit il aurait laissé faire, selon la presse égyptienne. En Algérie, El Watan explique, au contraire, que l'Algérie « a tout fait pour apaiser les esprits et sauver les relations diplomatiques entre les deux pays », après, je cite, « le complot ourdi contre l'équipe nationale.»

Escalade et surenchère

Pour le journal, l'Egypte a choisi l'escalade et la surenchère.
Que va faire Alger ? Pour le moment, silence radio, le président Bouteflika ne s'est pas exprimé, mais El Watan estime « qu'il n'a pas le choix », il doit « hausser le ton », car des millions d'Algériens qui ont soutenu les Verts et qui continuent de manifester leur joie « n'accepteront pas une autre humiliation », explique le journal.

Alger toujours... El Watan, à propos de cette escalade diplomatique, explique qu'entre le Soudan et l'Egypte, les relations se compliquent aussi et que là c'est Khartoum qui a convoqué l'ambassadeur égyptien en poste, pour lui demander des explications sur « les mensonges colportés par la presse égyptienne. » Avec protestation officielle à la clé concernant cette version qui a été donnée dans les médias sur les événements d'après-match. Khartoum aurait voulu que les journaux « donnent beaucoup plus de relief à tout ce que le Soudan a fait pour que ce match se déroule. L'accueil, l'hébergement de 25 000 personnes et la sécurité. » La presse serait-elle ingrate ? Elle s'intéresse d'abord aux événements.

Des aspects politiques importants

Le foot a des connotations politiques importantes, on le sait depuis longtemps. Notez à ce propos qu'ici à Paris, le journal Le Figaro n'hésite pas à expliquer qu'« Alger oublie son mal de vivre, en fêtant la victoire de ses footballeurs » ... et que « cette qualification est une providence pour le régime algérien ».

La CAN

Un mot de foot encore... car La Tribune, journal algérien, explique à ses lecteurs que pour ce qui est de la CAN 2010, la sélection algérienne connaîtra aujourd'hui ses prochains adversaires pour la Coupe d'Afrique des Nations. Le tirage au sort est prévu à 15 heures à Luanda, en présence du Chef de l'Etat angolais, Monsieur dos Santos. L'équipe algérienne était absente des deux dernières éditions, en 2006 et 2008. Les Verts seront donc fixés sur leur sort cet après-midi. Sachez qu'ils sont, pour l'instant, dans le chapeau numéro 3, aux côtés de la Zambie, du Togo et du Bénin. C'est donc le tirage au sort qui désignera l'un de ces trois adversaires.

La visite à Paris du Président gabonais

Après Rome, où il est allé au sommet mondial de la FAO, Ali Bongo Ondimba est reçu aujourd'hui à l'Elysée par Nicolas Sarkozy. Gabonnews qui est le site officiel de la présidence gabonaise, souligne que « c'est la première rencontre » entre les deux hommes depuis l'élection du nouveau président gabonais, le 16 octobre dernier, puisque à la cérémonie, « la France était représentée par le secrétaire d'Etat à la Coopération. »
Les relations bilatérales franco-gabonaises sont au menu des entretiens. Gabonnews estime qu'il pourrait y avoir de la réforme dans l'air, puisqu'un groupe de travail interministériel doit plancher sur la réforme des instruments de la coopération.
Sur le plan économique, le numéro un gabonais a décidé de consacrer, par exemple, 40 % du budget de l'Etat à l'investissement et d'améliorer le climat des affaires.
Rappelons que les entreprises françaises occupent une place importante au Gabon et que le solde de la balance commerciale est excédentaire, en faveur de la France, de plus de 150 millions d'euros.

Le directeur de cabinet

Le Gabon toujours, avec une suite attendue au scandale de la BEAC, il s'agit de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale. Info plus Gabon présente la démission du directeur de cabinet du président Bongo, Jean-Pierre Oyiba, comme un principe de bonne gouvernance, pour des raisons d'éthique, afin de se consacrer entièrement à sa défense dans cette affaire. Il s'agit de détournement d'argent public.

Expo, sculptures et dessins

Autre sujet à propos du Gabon, toujours dans Gabonnews : le site nous apprend qu'à Rome, en marge du sommet sur l'alimentation, la Première Dame gabonaise, Sylvia Bongo a visité l'exposition d'une artiste gabonaise vivant à Monaco, Owanto, peintre et sculpteur, née d'un père français et d'une mère gabonaise. Elle expose ses œuvres dans le monde entier.

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