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Chronique de Jean-Baptiste Placca

Mondial 2010 : l’Afrique peut surprendre

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On est heureux pour l’Algérie, qualifiée pour la phase finale du Mondial 2010, aux dépens de l’Egypte qui, quelque part, mérite son sort, ne serait-ce que pour l’agression contre les joueurs algériens au Caire. Une forme insupportable d’intimidation !

A présent, l’équipe algérienne, comme les cinq autres qui représenteront le continent, devra se mettre au travail pour ne pas faire que de la figuration en Afrique du Sud. On a trop souvent le sentiment, en effet, qu’aucune nation africaine ne se rend au Mondial avec la volonté de ramener le trophée.

Hôtes du Mondial, les Bafana Bafana ont montré bien trop de lacunes, ces derniers mois, pour espérer impressionner. On en est déjà à considérer que la seule véritable prouesse que l’on puisse attendre de l’Afrique du Sud est une organisation impeccable, pour montrer que le continent peut être à la hauteur d’un tel événement.

Pays le plus peuplé du continent, le Nigeria aurait pu porter les espoirs de l’Afrique. Mais ce géant nous a habitués à une inconstance de tous les instants. Le sérieux et la rigueur qui manquent si souvent dans la gestion de l’Etat fédéral se ressentent, hélas, au niveau de tout le reste, y compris du football.

Il a fallu aux Lions indomptables un sursaut d’orgueil pour éviter l’humiliation d’une seconde absence consécutive au Mondial. Pourquoi donc faut-il toujours aux joueurs camerounais sentir de près le danger pour se réveiller ? Et ce sursaut, comme souvent, est venu pallier aux improvisations et aux défaillances de l’Etat et d’un encadrement aventureux. Ce qui fait dire à un intellectuel camerounais que le Cameroun est un pays qui tourne tout seul, y compris sans conseils des ministres. Et de conclure que les Lions indomptables gagneront la Coupe du monde le jour où ils bénéficieront d’une organisation à la hauteur du talent des joueurs, et que ceux-ci ne devront plus négocier les primes dans les aéroports.

L’Afrique reportera donc ses espoirs sur le Ghana, où le renouveau du football coïncide avec la renaissance politique et économique de l’Etat. Il y a, ici, une rigueur et un sérieux qui laissent penser que les Black Stars ne feront certainement pas honte au continent, et peuvent même surprendre.

Les meilleures chances de l’Afrique reposent sur les Eléphants de Côte d’Ivoire, une des équipes les mieux structurées, et peut-être la plus fiable, avec de réelles chances d’aller loin, pourvu qu’ils se dotent d’une défense plus éveillée.

Il se trouve qu’en Côte d’Ivoire, la Fédération de football est aux mains d’une génération nouvelle, qui nourrit de réelles ambitions sportives, à l’abri des intrigues des dinosaures. Ceci explique peut-être cela.

 

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