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Revue de presse française

A la une : Le transfert des cendres d'Albert Camus au Panthéon

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Par : Brice Barrillon

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Albert  Camus au Panthéon, l'idée a été lancée par Nicolas Sarkozy.

Le Président souhaite faire entrer l'écrivain sous la Coupole, à côté des grands morts de la République. Sur ce sujet, une polémique s'amorce. Tentative de récupération d'un homme libre, dit-on à gauche. Tandis qu'à droite, on estime que l'auteur de «L'étranger», universel et inclassable, est un admirable symbole.

Notez cette remarque du Dauphiné-Libéré : «Camus sera le futur trophée sarkozien d'une politique d'ouverture qui défie le temps.» Et notez encore, comme Le Monde l'explique, que le transfert des cendres d'une personnalité choisie est décidé par «un comité»qui se constitue pour l'occasion. En tout état de cause, «il faut l'accord de la famille.» L'Elysée, d'après Le Monde, «voudrait organiser la cérémonie le 4 janvier prochain, date anniversaire de sa disparition.» Camus, l'homme révolté, Libération y revient sur une double page: en rappelant qu' «il écrivait dans Combat, dans L'Express et ailleurs. Et que 50 ans après sa mort, ses articles restent.»
Le Figaro y consacre également un dossier pour rappeler que Camus, depuis la parution de son premier roman en 1942, «L'étranger», est un phénomène d'édition.

Gallimard le publie depuis le début

Le Figaro estime que c'est «un candidat idéal pour le Panthéon» ...«même si ses détracteurs ont raillé une philosophie de classe terminale.» D'autant qu'il est également «un trait d'union entre l'Algérie et la France»... grâce à l'écho rencontré par «ses pages consacrées à sa terre natale». «Noces à Tipasa», par exemple.

Chaque Président de la République veut marquer son passage par «un geste fort culturellement», rappelle Le Figaro : « Jacques Chirac avait choisi André Malraux et Alexandre Dumas.» Et aujourd'hui Libération demande : pourquoi pas Sartre ? La question ne manque pas de sel. Il était à la fois ami et l'ennemi intime de Camus.

L'Europe

Le duo choisi pour être à la tête de l'Union européenne suscite toujours une pluie de critiques. Vendredi déjà, Monsieur Van Rompuy et la baronne Ashton en prenaient pour leur grade. Le Monde, diplomatiquement, leur faisait la leçon, estimant qu'ils vont devoir s'imposer. Ce samedi L'Humanité cogne fort : il fustige «les bouffons de l'Europe». En expliquant que «le Traité de Lisbonne accouche de deux inconnus»... et que «c'est le triomphe du libéralisme à tous les étages» !

Des moeurs dignes du sérail ottoman

Le Figaro, plus modéré, donne la parole à un ancien ministre des Affaires européennes et député européen, Alain Lamassoure, lequel n'y va pas avec le dos de la cuillère : il estime que la procédure suivie pour désigner les têtes d'affiche européennes est marquée par «un manque de transparence indéfendable»... «Nous ne savions même pas, ajoute-t-il, qui étaient candidats et pourquoi ils ont été élus. Cela nous ramène aux moeurs du sérail ottoman. Herman Van Rompuy ? Sa notoriété n'a pas dépassé la Belgique. Quant à l'expérience diplomatique de Catherine Ashton, elle est proche du néant, selon les Britanniques eux-mêmes»... dixit toujours Alain Lamassoure.

L'homme des bois

Fin de cavale pour Jean-Pierre Treiber. L'homme des bois s'est fait arrêter dans un appartement banal de la banlieue parisienne à Melun où il se tenait bien au chaud depuis deux mois, alors que tout le monde était censé le croire terré au fond d'une forêt, se nourrissant de racines.

L'arrestation de celui qui est présenté comme un Robin des Bois des temps modernes faisant l'admiration de son ex-femme, de ses voisins et du public est annoncée à la Une par plusieurs journaux populaires. France Soir y consacre sa manchette. Avec un coup de chapeau aux forces de l'ordre, les policiers du Raid qui ont capturé le fugitif. Le Parisien-Aujourd'hui-en-France fait un récit, façon polar, qui commence de la façon suivante : «Melun, 16h25, Treiber arrêté.»

Libération titre, un peu, comme à la radio :«Treiber, fuite et fin»... «ffuite» : la formule est jolie, mais l'édito rappelle qu'en dehors «de son incontestable talent de fugitif, on a retrouvé deux jeunes filles au fond de son puits. S'il est innocent comme il le clame, sa place est dans un tribunal.»

Thierry Henry

En deux jours, «le meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France est devenu le symbole de la tricherie et de l'amoralité» C'est L'Equipe qui le dit et qui proteste, haut et fort, avec un gros titre : «il ne mérite pas tout ça ! ».

Après le match France/Irlande, Thierry Henry a reconnu que «les Irlandais étaient les meilleurs» et «qu'ils auraient mérité d'aller en Afrique du Sud» Il le regrette et pour lui, le mieux serait de rejouer le match. Mais rien à faire, vous le savez, la FIFA ne reviendra pas sur l'erreur de l'arbitre.

Thierry Henry est aussi devenu «la risée du réseau», comme dit Libération. Comprenez qu'Internet n'y va pas de main morte avec lui. Un nouveau jeu-vidéo est né. Il amuse beaucoup les internautes : jeu de mains créé pour l'occasion, il faut marquer le plus de buts possibles, mais avec les mains.

 

 

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