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Chronique des matières premières

L’or ou l’irrésistible ascension des pays émergents

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Nouveau record historique pour le marché de l’or : lundi son cours a dépassé les 1 170 dollars l’once, d’autres sommets sont en vue. Pour rattraper son dernier pic historique datant des années 80, l’or doit dépasser la barre des 2 000 dollars en valeur ajustée. C’est donc à ce niveau, presque deux fois le prix actuel du métal précieux, que les plus audacieux fixent le point culminant du marché. Les plus prudents revoient à la baisse la hauteur du plafond mais tous sont convaincus que la tendance haussière est bien installée.

Une dynamique activement soutenue par la faiblesse du billet vert comme on l’a souvent répété dans cette chronique. La corrélation entre les deux phénomènes est forte, ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il y a entre eux un lien de cause à effet. Ces mouvements contraires sont les revers d’une même médaille : ce qui fait baisser le billet vert et simultanément monter le métal précieux, c’est la surabondance de liquidités. Les politiques monétaires menées ces dernières années ont ouvert les vannes à la constitution d’un océan de capitaux flottant vers les places les plus attractives, ou les plus sûres en période d'incertitudes. La crise n’a fait qu’épaissir ce torrent monétaire.

Les taux sont tombés encore plus bas aux Etats-Unis et tout indique qu’ils ne vont pas remonter de si tôt. D’où l’inquiétude des investisseurs non pas sur la valeur de leurs actifs à l’heure d’aujourd’hui mais dans les prochains mois. Les banques centrales des pays émergents sont également préoccupées par le laxisme de leurs homologues de l’hémisphère nord car si la reprise tarde à se manifester en Occident, elle est déjà sensible dans les pays émergents et menace de nourrir l’inflation.

C'est un vrai danger dans les pays où les dépenses en alimentation et en carburant sont encore un poste important pour la plupart des ménages. C’est pourquoi les Banques centrales des pays émergents achètent de l’or. Le métal précieux préservera mieux leurs équilibres monétaires que des réserves de dollars dépréciés. Les Banques centrales longtemps vendeuses nettes seraient déjà redevenues acheteuses nette d’or. Tant que la reprise ne sera pas manifeste d'un bout à l'autre de la planète, on ne voit pas bien ce qui pourra arrêter la course au sommet du métal jaune.
 

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