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Revue de presse française

A la une : le retour du thème de l’insécurité

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Il y a comme un air de déjà-vu. Et revoilà en effet le thème de l’insécurité comme moteur d’une campagne électorale ! « En banlieue, Sarkozy lance les régionales », titre Le Figaro. Le Figaro qui constate que « le président renoue avec ses thèmes de prédilection : immigration et sécurité ».
« Sécurité : Sarkozy durcit le ton », s’exclame France-Soir.
« Nicolas Sarkozy se repositionne sur le terrain des valeurs », remarque La Croix.
Ou encore « Sarkozy lance la campagne », affirme Le Parisien qui précise que « le chef de l’Etat a frappé hier les trois coups de la campagne : sécurité-immigration-fiscalité, la triple priorité de la droite pour les élections régionales de mars. »

La stratégie sécuritaire va-t-elle encore fonctionner ?

Alors, « sécurité et immigration : ce sont-là les questions sur lesquelles, à l’occasion d’un vote, remarque La République du Centre, se reconstituent les socles électoraux traditionnels. Voilà pourquoi Nicolas Sarkozy a annoncé un plan de lutte antidrogue, un renforcement de la vidéosurveillance et son opposition absolue à une régularisation massive des sans-papiers. »
Seulement voilà, cette stratégie de la sécurité, qui a payé en son temps, va-t-elle fonctionner à nouveau ? Là, les commentateurs sont sceptiques. « Ce mardi, le président de la République a repris les accents du ministre de l’Intérieur qu’il était entre 2002 et 2004, note La Voix du Nord. (…) Reste à savoir si ce retour en banlieue sera électoralement gagnant. Car à chaque fois que Nicolas Sarkozy revient sur ce terrain, remarque le quotidien nordiste, il s’expose aussi au rappel de ses promesses du passé. »

Constat d’échec

Justement, s’exclame Le Courrier Picard, « depuis que Nicolas Sarkozy s’occupe de la délinquance, que ce soit en qualité de ministre de l’Intérieur, ou depuis qu’il est président, les choses n’ont pas vraiment évolué. Et les chiffres sont toujours aussi catastrophiques. » Et le quotidien picard de préciser : « il a complètement abandonné les associations qui, dans les quartiers, s’échinaient à donner aux jeunes des raisons d’espérer, il a rogné les moyens de l’Education, une des pistes pour sortir les enfants de leur condition. Une politique délibérée, qui à l’évidence ne donne aucun résultat, fulmine Le Courrier Picard, mais sur laquelle il compte pour gagner encore les élections. »
« Las, à force d’être répétées, renchérit L’Alsace, les promesses perdent leur force. D’autant que la situation ne va pas en s’améliorant. »
De toute façon, constate Le Journal de la Haute-Marne, « Nicolas Sarkozy n’a pas d’autre choix que d’actionner la manette sécuritaire. La manette sociale, elle, conserve un fonctionnement aléatoire. (…) Si la crise économique tend à se réduire, sa réplique en terme de chômage est loin d’être arrivée à son terme. L’emploi, demeure la préoccupation majeure des Français. Le locataire de l’Elysée est donc pleinement conscient, remarque Le Journal de La Haute-Marne, que ce n’est pas de ce côté-là qu’il peut espérer récupérer des voix pour son camp. »

DSK sera-t-il l’homme providentiel de la gauche ?

Et pendant ce temps, revoilà Dominique Strauss-Kahn ! Le patron du FMI est à Paris. Ce mardi, il participait à un colloque sur la crise économique. Ce mercredi soir, il sera au Grand Journal de Canal+. Et sa simple présence en France suffit à le placer en première page des journaux. Notamment Le Figaro, auquel DSK a accordé un long entretien. Extrait : « On peut aujourd’hui considérer que la crise financière est à peu près maîtrisée, affirme le patron du FMI. Elle a dégénéré en crise économique, dont on commence à voir le bout du tunnel. Mais, la crise sociale reste très forte, souligne DSK, principalement dans les pays avancés. C’est ma préoccupation majeure. Au-delà, c’est notre modèle de croissance lui-même qu’il faut repenser. »
Alors, c’est en fin d’entretien que Le Figaro pose la question suivante : « vous êtes l’opposant de Nicolas Sarkozy le plus populaire de France. Qu’est-ce que cela vous fait ? » Réponse de Strauss-Kahn : « cela fait toujours plaisir que vos concitoyens vous aiment bien, mais ce n’est pas mon sujet aujourd’hui. »

Toujours muet…

Et oui, comme le constate Libération, DSK « reste muet sur ses intentions pour la présidentielle de 2012. » Libération qui semble s’impatienter et qui glose sur la question sur trois pages ! « Et si c’était lui ? », s’interroge le journal. « Dans le peloton compact des prétendants socialistes, DSK a pris une petite longueur d’avance, en tout cas au sein de l’opinion sondagière », constate Libération. Libération qui s’interroge toutefois : « pour conquérir la République, il faut lui faire la cour. Pour gagner, il faut descendre dans l’arène. (…) Le veut-il, le peut-il ? »
DSK sera-t-il l’homme providentiel pour la gauche en 2012 ? Sera-t-il candidat à la candidature ? Participera-t-il aux primaires à gauche ? Il « entretient le mystère », remarque également Le Parisien qui souligne que tous les socialistes ne voient pas d’un très bon œil un éventuel retour de DSK. Au PS, les couteaux ne sont prêts d'être rangés au placard !

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