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Revue de presse Afrique

A la une : les mystères de « l’avion de la drogue »

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Beaucoup de questions encore dans la presse ouest-africaine à propos du Boeing de la drogue au Mali. « Mystère et boule de… sable » : c’est le titre d’un article du quotidien Le Pays  au Burkina qui s’interroge donc sur cette fameuse affaire de l’avion de la drogue. « Ce Boeing de grande capacité, rappelle le journal, parti du Venezuela, qui transportait de la cocaïne et qui a été retrouvé incendié dans le nord-est du Mali. Sur les lieux, pas la moindre trace des occupants. Evaporés ! », s’exclame le journal. Ainsi d’ailleurs que la cargaison.

Des complicités ?

Alors, on en est toujours au stade des interrogations. « Que s’est-il passé pour que ce Boeing en vienne à survoler allègrement le sol malien, se demande Le Pays, pour que ses passagers en descendent pour agir à leur guise ? (…) De toute apparence, relève le quotidien burkinabé, il y a forcément eu des complicités. Les narcotrafiquants ne se sont tout de même pas donnés tout ce temps pour décharger leur cargaison et poursuivre tranquillement leur route, sans que le manège n’ait été vu de personne. »
Pour Le Républicain au Mali, « l’heure est grave ». Le Républicain qui déplore le silence assourdissant des autorités maliennes sur cette affaire. « Ce que nous apprenons sur le sujet, c’est ce que la presse internationale nous en dit, soupire le journal. Ainsi, selon Jeune Afrique, le président ATT a dépêché sur place, Kafougouna Koné (le ministre de l’Administration territoriale). Pourquoi garder le silence là-dessus, s’interroge Le Républicain, lorsque tout le monde croit que le pouvoir est en train de camoufler l’affaire » ?

Les médias internationaux en première ligne…

En tout cas, constate le quotidien malien, l’avion de la drogue intéresse les journaux du monde entier. Pas moins de 54 médias internationaux se sont saisis de l’affaire, affirme le journal. Et « pour ne parler que des Américains, constate-t-il, le Washington Post est déjà chez nous et le New York Times est annoncé dans quelques jours. »
En attendant d’y voir plus clair, l’une des conséquences prévisibles de cette affaire, remarque Le Républicain, c’est que « le tourisme va chuter et les fiers festivals que nous offre depuis peu le septentrion vont perdre de leur public. Autre conséquence : les humanitaires basés dans cette partie de notre pays plient bagages. »
A propos du tourisme justement, L’Essor , autre quotidien malien, déplore la baisse de fréquentation dans le Nord Mali et affirme que les chancelleries occidentales en sont responsables en partie : « certaines chancelleries contribuent, écrit-il, à renforcer l’inquiétude de leurs ressortissants qui désirent visiter notre pays. Depuis l’éclatement des affrontements armés, suivis par l’annonce de la présence du groupe al-Qaïda au Maghreb dans cette zone, le Mali s’est vu infliger une lourde sanction, déplore L’Essor. Et comme si cela ne suffisait pas, poursuit-il, les médias occidentaux sont encore en train de renforcer le traumatisme des amis du Mali, (…) avec les récents matraquages sur cet avion transportant de la drogue dans la région de Gao. Ces coups médiatiques ternissent l’image du tourisme au Mali », s’exclame L’Essor.

Ali le balayeur

« Le grand nettoyage » : c’est le grand titre de L’Union au Gabon qui pointe ainsi le recensement général des agents de l’Etat qui a débuté hier. « Au-delà de cette opération de comptage, il faut voir le souci, remarque le journal, d’un meilleur redéploiement des agents de l’Etat et d’un suivi plus efficace de la carrière de chacun. » L’Union rappelle que le nombre de fonctionnaires au Gabon est estimé à un peu moins de 59 000 pour une masse salariale avoisinant les 370 milliards de francs.
Pour le site d’information GabonEco, « cet audit est l’occasion de remettre les choses à l’endroit, (…) de maîtriser les effectifs et surtout la masse salariale. »

La chasse aux « fonctionnaires fantômes »

Et on revient au quotidien Le Pays au Burkina qui s’intéresse de près à cette opération. Le Pays qui remarque qu’en réalité, cet audit est destiné à « traquer et débusquer les fonctionnaires fantômes qui gênent le fonctionnement normal des institutions et qui retardent le développement du pays. Et en vérité, s’exclame le quotidien burkinabé, cette opération mériterait d’être menée dans toutes les administrations publiques africaines au sud du Sahara. Car les problèmes, souligne-t-il, y sont presque les mêmes en la matière. »
Et Le Pays de décerner un satisfecit à l’endroit d’Ali Bongo : « il faut saluer cette initiative du président gabonais (…). Ali Bongo a le mérite d’essayer. » Mais, tempère le journal, « le doute est cependant permis quant à la réussite de son ' opération mains propres ' (…) : jusqu’où pourra-t-il aller ? Le laissera-t-on faire ? Ne reculera-t-il pas à l’épreuve du terrain ? »
Le Pays prend l’exemple du Cameroun voisin, où, écrit-il, « Paul Biya a entrepris l’opération Epervier. Et on attend toujours d’en voir les conclusions. »

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