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Revue de presse française

A la Une : Dubaï au bord de la faillite

Audio 04:37
Par : Brice Barrillon

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Dubaï au bord de la faillite

C'est le principal titre des journaux de ce matin. Libération raconte de façon très concrète « la folie immobilière, le clinquant, le luxe et les opportunités que Dubaï offrait jusqu'à présent. » Dubaï, c'est un émirat sans pétrole. L'avenir était dans la construction. Spectaculaire, « les signes du séisme financier sont perceptibles à l'œil nu », raconte l'article.

« Beaucoup de grues sont arrêtées ». « Les travaux sont suspendus et ces tours qui surgissaient du désert : on se demande si elles seront habitées un jour ». Une anecdote : il y a eu le week-end dernier un tournoi de golf européen. « La fine fleur de nos champions a bataillé au milieu de chantiers désertés, dans des conditions surréalistes ».

Des immeubles qui voulaient gratouiller le ciel

On ne faisait pas dans la demi-mesure : gratte-ciels de plus de 1 000 mètres ! La chute risque d'être d'autant plus vertigineuse. Libération raconte que « les prix de l'immobilier ont chuté de près de 40% en un an et les défauts de paiement se sont multipliés. » Le plus grave, et c'est ce qui explique la crise actuelle, c'est que « les finances de l'émirat sont en danger. »

L'émirat en danger

Pour Le Figaro, le pays est « au bord de la faillite. » Dubaï a demandé un moratoire sur sa dette extérieure : six mois de délai pour rembourser 59 milliards de dollars.
Le journal Le Monde s'inquiétait dès hier après-midi pour ce pays du Golfe qui a misé son développement sur l'immobilier. « C'était une société, écrit le journal, sur laquelle le soleil ne se couchait jamais. Ile artificielle en forme de palmier, projet pharaonique, tout cela se retourne contre le pays. L'atterrissage est rude. » Et Le Monde de noter que « la défaillance de Dubaï a été annoncée à la veille de l'Aïd, la grande fête musulmane, durant laquelle les bourses sont fermées plusieurs jours. » On parle des bourses arabes, car sur les autres marchés, c'est la panique.

Des conséquences sur l'ensemble des marchés

Voici le titre des Echos : « la quasi faillite de Dubaï affole les marchés ». Pour Le Figaro : « la chute de Dubaï fait trembler la planète financière ». Et le journal d'expliquer que l'onde de choc ne se limite pas aux pays du Golfe, « elle atteint les places du monde entier. »

A Paris, l'indice CAC40 a décroché de 3,41%. Londres très impliqué avec des investisseurs qui misaient sur l'avenir de Dubaï et qui risquent aujourd'hui de perdre leur chemise. La bourse de Londres a perdu 3,18 points. C'est ce que Les Echos met en exergue. « Les marchés européens ont décroché » et cela de façon d'autant plus violente, explique ce journal économique, que « les investisseurs américains ne travaillaient pas hier, occupés à déguster la dinde de Thanksgiving. »

L'autre journal de l'économie, La Tribune, parle de « panique » sur les places financières européennes. Le Figaro évoque un possible « effet boule de neige ». « Dubaï, symbole de l'argent facile, dispose d'un énorme portefeuille à l'étranger. Premier investisseur en Tunisie avec de nombreux projets dans le Maghreb, propriétaire de 9% de Daimler, Dubaï a aussi de gros intérêts dans des sociétés asiatiques et aux Etats-Unis. Si l'émirat décide de s'en séparer pour payer ses dettes, cela pourrait avoir des conséquences catastrophiques ».

Le ciel de Copenhague s'éclaircit

Ouf... Le sommet sur le climat prend meilleure tournure. La plupart des journaux expliquent à leurs lecteurs que ce ne sera pas peut-être pas l'échec annoncé. Pourquoi ? Grâce à l'engagement, même relatif et tardif de Barack Obama d'abord, puis des Chinois. « En 48 heures, les deux principaux pollueurs de la planète viennent enfin », s'exclame Ouest France, « de chiffrer leurs intentions en matière de gaz à effet de serre. Le ciel de Copenhague s'éclaircit. » On prédisait un échec retentissant. Ce ne sera pas le cas.

Pour autant les effets concrets risquent d'être limités. Libération explique que « les gros pollueurs vont au charbon 10 jours avant le sommet et que Chinois et Américains s'engagent à lutter avec des objectifs chiffrés. Mais... ce n'est que le début d'une partie de poker qui se joue à 192 joueurs. » Selon un expert britannique, les deux grands de la planète qui ont du charbon à revendre « veulent surtout une place centrale, et non pas un strapontin au cours de cette conférence. »

La Croix parle « d'espoir pour le climat ». Barack Obama, à la différence de son prédécesseur George Bush, accepte donc « la réalité du réchauffement » de la planète et déjà c'est nouveau. Attention, ajoute le journal catholique, « il n'est pas prêt à signer un traité multilatéral, ambitieux et contraignant. »

Energie verte

La Tribune estime que « maintenant Copenhague peut réussir ». Jean-Louis Borloo, ministre du Développement durable, dit pourquoi dans un entretien... Et pendant ce temps-là, le président de la République est parti pour le Brésil, avec l'énergie qu'on lui connaît. Le Dauphiné Libéré explique à ses lecteurs que s'il est parti, c'est bien parce qu'il veut obtenir des résultats à Copenhague. Alors, « le voilà dans les pays amazoniens, harnachés de son puissant matériel d'assistance diplomatique, pour les convaincre de se rallier à son panache vert, autant qu'à son ambition internationale. »

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