Accéder au contenu principal
Chronique des matières premières

Le coton file doux

Audio 01:56

Publicité

A la plus grande satisfaction des producteurs d’Afrique de l’Ouest, le cour du coton repart. En ce moment, ils vendent la fin de la récolte 2008/2009, ils vont donc libérer de la place pour la nouvelle récolte qui a pris du retard dans la plupart des pays en raison de la pluie qui ralentit les opérations. Non seulement ils vendent, mais à un prix correct, c’est-à-dire supérieur à leur coût de revient. Car à New York, la dynamique de la hausse est toujours en place. 

La semaine dernière, le cours du coton a grimpé jusqu’à 75 cents la livre pour une livraison en mars. Un niveau plus entrevu depuis l’été 2008. D’après les plus optimistes, le marché n’est pas encore allé au bout de son potentiel de hausse. Cette dynamique est soutenue depuis plusieurs mois, entre autre par la faiblesse de l'offre car la production globale est décevante. Ce qui est nouveau, c’est que la demande se réveille. Il y a des ventes en Afrique. Et des achats en Asie.

Les filateurs achètent à nouveau de la fibre pour une livraison lointaine, c’est-à-dire qu’ils se couvrent au plus tard jusqu’en juin 2010. Voilà un signe de confiance retrouvée. Confiance retrouvée dans le marché à terme comme baromètre crédible et confiance dans la reprise globale de l’économie. Et puis bien sûr il y a un facteur chinois dans l’humeur badine du marché. Un facteur encore difficile à appréhender.

La Chine, le premier producteur de coton, le premier utilisateur et surtout et de loin le premier importateur de coton, s’attend cette année à une production en repli de plus de 10%. La récolte diminuerait entre autre sous l’effet de la baisse des cours provoquée par la crise. Comme d’habitude ces informations resteront au conditionnel tant que la campagne ne sera pas terminée. Mais l’attitude de Pékin est en soi suffisamment éloquente.

Depuis une dizaine de jours, une partie des fibres stockées dans ses réserves stratégiques sont remises sur le marché. Les vendeurs attendent maintenant que Pékin délivre de nouveaux quotas d’importation, ils retrouveront alors un peu de sérénité.
 

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.