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Chronique des matières premières

Plus l’or monte, plus on y croit

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L’or poursuit sa course au sommet, pratiquement plus un jour de cotation sans qu’un record ne soit inscrit. Hier, Londres a hissé le curseur au niveau des 1 226 dollars l’once. Cette ascension qui semble illimitée bouleverse les plans de multiples opérateurs.

Evidemment ce mouvement ascendant s’inversera un jour, la rechute d’un marché étant un phénomène aussi naturel et inéluctable que l’attraction terrestre. Mais quand ? Pas avant longtemps, ont l’air de croire ceux qui s’organisent actuellement pour mieux coller à l'ascension du métal jaune, pour en tirer le meilleur parti possible. 

Les compagnies minières sont en première ligne. Pour éviter de souffrir de la volatilité des cours et surtout se prémunir d’une baisse potentielle, elles ont coutume de vendre sous contrat une partie substantielle de leur production. Le prix étant fixé longtemps à l’avance, elles sont perdantes quand le cours monte au-delà de la barre établie avec leur client, ce qui est le cas en ce moment. Et avec une hausse de l’or de 40 % depuis un an, elles perdent chaque jour un peu plus d’argent. C’est pourquoi les compagnies se sont mises à racheter tous leurs contrats à prix fixe.

Barrick Gold, le premier producteur au monde d’or avait annoncé en septembre qu’il comptait accélérer ces opérations de rachat, un tiers de sa production étant encore contractualisé sous cette forme. Cette semaine, la société canadienne a déclaré avoir liquidé toutes ces opérations de couverture. Une annonce qui renforce l’optimisme des haussiers et qui a sans doute contribué à faire monter la pression sur le marché. Par ailleurs en aval, les gestionnaires de fonds en or, principalement les banques, ont aussi pris des mesures énergiques pour répondre aux attentes des nouveaux chercheurs d’or, les investisseurs institutionnels qui échangent leurs millions de dollars contre du métal sonnant et trébuchant.

Selon le Wall Street Journal, aux Etats-Unis, dès le mois de juillet, la banque HSBC a prié ses petits clients de récupérer au plus vite leurs pièces ou lingots entreposés dans les coffres de son siège new-yorkais. Histoire de faire de la place pour les nouveaux acheteurs d'or, plus profitables que les petits porteurs. Depuis, les chambres fortes sont littéralement prises d'assaut à travers tout le territoire américain. Un vrai cauchemar logistique pour les transporteurs de fonds. Car ces convois sous haute sécurité, souvent assurés par des véhicules blindés, doivent aussi s'effectuer, vous vous en doutez, dans la plus grande discrétion.

 

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