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Revue de presse française

A la Une : Obama annonce des renforts en Afghanistan

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Le ton est plutôt martial ce mercredi… avec un vocabulaire militaire à la une des journaux. « Afghanistan : Obama en première ligne », Libération. « Afghanistan, Obama s’engage », La Croix. « Afghanistan : Obama dévoile sa stratégie », Ouest France. Ou encore : « Afghanistan, le plan d’Obama pour gagner la guerre », Le Figaro.

Le Figaro qui précise que « le président américain a annoncé l’envoi d’au moins 30.000 hommes en renfort, (…) afin, écrit-il, de renverser la dynamique actuellement favorable aux insurgés talibans. (…) Le commandant en chef Barack Obama a écouté ses militaires, remarque Le Figaro. Ces derniers auront les renforts qu’ils réclament. Et dans les 6 mois. »

« Il faut finir le job ! »

Y avait-il une autre solution ? Barack Obama avait-il d’autres choix ? Non, répondent en chœur les éditorialistes. « Mal embarqué dans ce conflit dont il hérite, souligne La Montagne, Barack Obama ne pouvait guère hésiter entre rester dans ce qui s’annonce comme une spirale infernale ou en partir la tête basse. (…) Il s’aligne donc sur les souhaits des militaires et appelle ses alliés de plus en plus réticents à un effort supplémentaire. »

« Un an après son élection, Barack Obama, remarque L’Est Républicain, a complètement endossé le conflit dont il a hérité avec une formule que n’aurait pas reniée son prédécesseur, George W. Bush : il faut 'finir le job'. »
« Après 8 ans de guerre et des milliers de morts (…), Obama a raison de revoir cette politique en faillite, reconnaît Libération. Mais, rien ne dit que l’envoi de renfort permette une victoire élusive ». Entendez une victoire qui élude bien d’autres problèmes… En effet, poursuit Libération, « les militaires étrangers, quelles que soient leurs bonnes intentions, seront toujours perçus comme des ennemis et des envahisseurs. Le régime de Hamid Karzaï (…) apparaît toujours plus inefficace et corrompu. Quant aux Afghans eux-mêmes, ils sont toujours aussi pauvres (…). »

Les Alliés trainent des pieds…

«La démocratie s’installe rarement au bout d’un fusil, renchérit La République du Centre. Et le président Hamid Karzaï, trop mal élu pour guérir le pays du fléau de la corruption et des trafics de drogue, est le piètre symbole d’une 'afghanisation' cahoteuse. Pas étonnant dans ces conditions, poursuit le journal, que les alliés des Etats-Unis hésitent à venir grossir les rangs de la coalition internationale. »
En effet, la France, entre autres, se dit réticente à envoyer des soldats supplémentaires. « Mais dans les faits, souligne Le Journal de la Haute-Marne, Paris sera sans doute amené à couper la poire en deux : pas d’envoi de troupes combattantes, mais augmentation du nombre d’instructeurs pour aider l’armée afghane et ses forces de sécurité à se muscler. »

Sarkozy content… de lui

Obama et l’Afghanistan… Un sujet qui éclipse quelque peu le discours que Nicolas Sarkozy a prononcé ce mardi dans le bassin industriel de la Seyne-sur-Mer. Le président français n’a certes pas les honneurs des premières pages, mais les commentaires vont bon train… En effet, le chef de l’Etat a vanté les résultats de son plan de relance, en réaffirmant que la France était le pays qui avait le mieux résisté à la crise. Une forme d’autosatisfaction qui n’a donc pas échappé aux éditorialistes. «L’odeur des régionales l’inspire. Le défi électoral l’émoustille, remarque Le Télégramme. (…) Alors, le général Sarkozy défend mordicus son bilan et son action. Pas l’once d’une critique, pas un atome de retenue. »

Beaucoup de questions encore en suspens

« On n’est jamais mieux servi que par soi-même » constate Le Midi Libre. Mais attention, prévient-il, « la reprise est fragile. Sarkozy le sait. En témoigne, chez nous, la forte poussée du chômage. »
Oui, la France s’en sort mieux que ses voisins, reconnaît La Croix. Oui, « le penchant national à l’autocritique finit par être mortifère pour le pays. Mais des questions restent en suspens pour l’avenir : l’importance du déficit public, les inégalités sociales, les populations écartées du monde du travail, ou encore la crispation sur certains choix fiscaux. »

Sans surprise, L’Humanité fait feu de tout bois : « Nicolas Sarkozy s’est coiffé lui-même de la couronne de lauriers et a agité l’encensoir autour de sa propre personne. Le numéro d’autosatisfaction prêterait à sourire si des millions d’hommes et de femmes ne souffraient pas », relève le quotidien communiste qui poursuit : «comment ne pas se sentir soulevé par un sentiment de révolte quand le chef de l’Etat manque à ce point de pudeur en déclarant : 'on n’a pas fait d’erreur, on n’a laissé tombé personne' ».

Enfin, Le Figaro retient du discours de Nicolas Sarkozy sa critique du « capitalisme perverti » ainsi que la mise en avant du « modèle européen qu’il défend, fondé sur une stricte régulation des activités financières. (…) Cette croisade, relève Le Figaro, devenue une marque de fabrique du sarkozysme, fait incontestablement mouche dans l’opinion. »

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