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Revue de presse française

A la Une : beaucoup de questions à propos du débat sur l'identité nationale

Audio 04:23
Par : Brice Barrillon

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Le sujet est à la Une, notamment de Libération et aussi de La Croix. Le premier adopte un point de vue plutôt politique en expliquant que «la droite est piégée par ce débat». Que des élus et responsables de l'UMP prennent «leurs distances» avec l'initiative d'Eric Besson et qu'on peut parler «d'effet boomerang» pour la majorité.

Quant au quotidien catholique, il reste assez distanciée en donnant la parole à l'évêque de Verdun, Monseigneur Maupu, pour lequel «il faut prendre le temps de définir ce qu'on entend par identité nationale.»

La Croix note qu'il y a des «risques de dérapages» dans ce débat. C'est «le grand embarras», titre-t-il.

Ailleurs on voit bien que c'est un débat explosif «alors qu'il devait être académique en apparence». Pourquoi ? Peut-être à cause des minarets suisses. Dans Libération, Laurent Joffrin écrit que «la discussion tourne au règlement de comptes anti-musulmans.»

Le Courrier de l'Ouest revient, lui, sur cette petite phrase de quelques secondes, jetée à la télévision sur France 2 dans le journal, par le maire d'une toute petite commune... benoîtement ou le paraissant : «y'en a dix millions payés à rien foutre» disait il. Cette sortie a choqué au plus haut niveau.

C'est aussi un débat où le mélange des genres devient la règle. «Identité nationale, sans papiers, burka, minarets, tout s'emmêle sans réflexion préalable. Le débat dérape» peut-on lire dans Le Républicain Lorrain.

Selon Le Figaro, le Chef de l'Etat tente peut-être justement de refroidir les esprits. Il devait participer aujourd'hui à un colloque organisé par l'Institut Montaigne. Invité de longue date, il a finalement renoncé à s'exprimer sur la question suivante : «Qu'est-ce qu'être Français ?» C'est François Fillon, le Premier ministre, qui parlera à sa place.

Le téléthon commence ce soir

Un téléthon qui va durer trente heures en direct. Comme chaque année, c'est un marathon télévisé, mais cette fois le téléthon risque de faire les frais des attaques de Pierre Bergé. Le président d'action contre le sida a lancé la polémique en s'en prenant vivement à l'association qui lutte contre la myopathie, en affirmant que les Français lui donnent trop, au détriment des autres.

Le Courrier Picard cite des associations caritatives qui craignent «une baisse sensible des rentrées d'argent»... «on saura dimanche matin si les promesses de dons ont diminué.»

De son côté, le journal populaire, Aujourd'hui en France préfére jouer la carte de la compassion. Il met en Une la photo d'un petit garçon de 9 ans qui était un bébé bulle. Condamné à vivre en chambre stérile, il a été guéri grâce à la recherche génétique.

Michel Barnier voudrait clore la querelle franco-britannique

Le futur commissaire européen aux Marchés intérieurs et au Services financiers, a donné une interview exclusive à la Tribune, afin de calmer le jeu. «Je suis pour une City... forte... c'est l'intérêt de l'ensemble de l'Europe», déclare-t-il notamment.

Pour le journal, Londres devrait pouvoir se satisfaire des concessions obtenues mercredi à Bruxelles et de l'accord des ministres des finances sur le sujet des supervisions financières.

Peugeot - Mitsubishi... un mariage est en vue

Un grand mariage ; les négociations vont bon train, entre les deux constructeurs automobiles et ça va donner un futur géant de l'automobile, annonce Le Figaro, tandis que le journal Le Monde décrypte les enjeux de l'opération : les marchés asiatiques et américains, ainsi que le développement de la voiture électrique.

Le quotidien économique, Les Echos, explique pour sa part que ce pari du mariage japonais est justifié par la course à la taille critique. En clair, il faut être le plus gros possible. Peugeot Citroën et Mitsubishi cela donnerait le 7ème constructeur mondial.

Les adieux au tennis d'Amélie Mauresmo

L'Equipe, tout comme Le Figaro, publie une photo très parlante : presque mieux qu'un reportage : on y voit la championne Amélie Mauresmo essuyer une larme, avec son mouchoir.

«On ne dit pas assez qu'elle a le plus beau palmarès du tennis français depuis Suzane Lenglen et c'est une référence qui se tire...» la formule est de Libération. De son côté, Le Figaro parle d'un «clap de fin» pour Amélie Mauresmo.

L'Equipe raconte qu'en annonçant son retrait dans un restaurant d'Issy-les-Moulineaux, «sans aucun regret mais avec une immense fierté», elle a rajouté à l'intention des journalistes cette petite phrase touchante : «je vais vous manquer n'est-ce pas ?».

Effectivement, Amélie va nous manquer.

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