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Revue de presse française

A la une : le sommet de Copenhague sur le climat

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Avec ce constat unanime : c’est maintenant ou jamais. C’est maintenant qu’il faut se mettre d’accord ensemble pour tenter d’enrayer le réchauffement climatique qui risque de bouleverser notre planète dans les décennies à venir.
Tous les journaux sont à l’unisson ce lundi, avec, en premier lieu cet appel climatique de 56 journaux du monde entier. Un éditorial commun en effet pour Le Monde ou Libération en France, mais aussi le Guardian, La Repubblica, El Pais, Le Temps ou encore le Süddeutsche Zeitung. Un éditorial intitulé : « Notre génération face au jugement de l’histoire. (…) A moins d’unir nos efforts pour prendre des mesures décisives, le changement climatique va ravager notre planète et, ce faisant, perturber fortement notre prospérité et notre sécurité. (…) La question n’est plus de savoir si l’homme en est le grand responsable, mais combien de temps il lui reste pour limiter les dégâts. »

La course au carbone : « un effort commun »

Et les 56 journaux du monde entier de lancer cet appel : « Nous demandons aux représentants des 192 pays réunis à Copenhague de ne pas hésiter, de ne pas se lancer dans des discussions, de ne pas se faire de reproches mutuels, mais de saisir la chance d’échapper au plus grand échec politique de l’époque moderne. (…) Les faits sont clairs. Le monde a besoin de prendre des décisions pour limiter les hausses de température. »
Pour l’éditorial, c’est la course au carbone… Et « alors qu’envoyer un homme sur la Lune ou fissurer l’atome est le résultat des conflits humains, affirme-t-il, cette future course au carbone doit être un effort commun pour parvenir à un sauvetage collectif. »

Echec interdit !

La Charente Libre pose clairement le problème : « à Copenhague, Obama et consorts ont un cahier des charges d’une simplicité biblique : si leurs pays ne réduisent pas de moitié leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 par rapport à 1990, le point de non retour sera atteint. (…) Un scénario catastrophe avec une accélération jamais connue de la fonte de la banquise arctique et des glaciers, une augmentation du niveau des mers et des inondations suivies de grandes sécheresses génératrices de famines mondiales. Les répercussions d’un tel cataclysme sont connues, poursuit La Charente Libre : des centaines de millions de réfugiés climatiques et la perspective d’une prolifération des guerres de l’eau. »
Alors, comme le souligne Ouest-France : « l’échec est interdit à Copenhague. » Et pour le quotidien du grand ouest, on est à un « moment historique : après l’effondrement du communisme, après la crise de Wall Street et du capitalisme débridé, il s’agit d’inventer de nouvelles règles de vie commune, de nouveaux rapports Nord-Sud. Moment symbolique : on n’a jamais réuni autant de chefs d’Etat et de gouvernement. »
Et pour La Croix, ces nouvelles règles de vie commune passent par une plus grande solidarité avec les pays du Sud. « La communauté internationale, affirme La Croix, devra affirmer qu’il n’y a pas de fatalité à la hausse des émissions de gaz à effet de serre et assumer une responsabilité commune pour l’enrayer. Elle devra afficher sa solidarité avec les pays les plus vulnérables qui manquent de moyens pour préparer l’avenir. »

Obama à Copenhague… ouf !

Certains journaux sont plus optimistes que d’autres, dirons-nous. Notamment la presse économique. « Copenhague s’ouvre sous de meilleurs auspices que prévu », s’exclament Les Echos. « Copenhague s’ouvre dans un climat optimiste », affirme La Tribune. En fait, les deux journaux insistent sur la présence finalement de Barack Obama à la clôture du sommet.
En effet, renchérit Le Figaro, « l’annonce de la venue d’Obama à Copenhague relance les espoirs (…). Il est en effet impérieux, souligne le journal, que chaque grand pays s’investisse au plus haut niveau pour éviter l’échec. Autrement, il sera impossible de maintenir l’élan de la lutte pour le climat au moment où la crise économique nous oblige à traiter des problèmes bien plus immédiats. »

« Oui, nous le devons ! »

Alors c’est donc « maintenant ou… jamais ! », s’exclame La République du Centre. « On a trop dit que l’avenir de l’humanité se jouait à l’occasion de cet historique sommet (…) pour envisager un fiasco. (…) Inutile, en effet de prédire l’apocalypse (tempêtes, ouragans, sécheresses, famines, montée des océans, disparition des terres, migrations climatiques, extinctions massives d’espèces, etc…) si cela devait déboucher sur de simples déclarations de bonnes intentions. »
Et La République du Centre de conclure : « jamais la solidarité entre grandes puissances industrialisées et pays les plus vulnérables n’aura été aussi nécessaire. La présence longtemps incertaine de Barack Obama, lors des travaux de clôture, est un signe. Pour le Nobel de la Paix, le moment n’est plus de dire : ' oui, nous le pouvons ' mais : ' oui, nous le devons ' ! »

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