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Chronique des matières premières

Le forum des exportateurs de gaz

Audio 02:09

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Le forum des exportateurs de gaz se réunit aujourd’hui à Doha. Confrontés à l’effondrement des prix, les grands exportateurs se concertent pour résister à la chute des prix.

C’est l’ambition affichée, reste à savoir si les participants à cette réunion de Doha en ont les moyens. Pour enrayer la baisse des prix de l’ordre de 20% sur le marché américain, une restriction de l’offre comme sait le faire l’Opep pour le pétrole est irréaliste et surtout irréalisable dans l’environnement actuel des marchés gaziers.
Les pays réunis au sein du Forum ne sont pas en mesure de ventiler leurs exportations à leur gré puisque la majorité du gaz échangé est commercialisé via des contrats à longs termes indexés sur le cours du pétrole. Il n’y a pas de prix mondial du gaz mais presqu’autant de prix que de clients. Chaque contrat faisant l’objet d’une âpre négociation bilatérale.

En ce moment les importateurs rechignent d’ailleurs à payer au prix fort une marchandise devenue bon marché sur le marché spot américain ou européen. C’est le grand bouleversement des marchés énergétiques de l'année 2009: le cours du gaz coté à New York comme à Londres n’est plus corrélé à celui du pétrole. Mais le marché unifié du gaz que permet le développement du GNL est encore en gestation.

Deuxième obstacle à la constitution d’une Opeg, une organisation des pays exportateurs de gaz : l’absence de volonté politique. Pour avoir un objectif commun en termes d’offre, encore faut-il avoir une communauté d’intérêts. Or on en est loin à court comme à moyen terme. La toute puissante Russie, de loin le premier exportateur de gaz, et de loin le premier pays en terme de réserve, ne rêve que de devenir encore plus incontournable.

En augmentant notamment sa part de marché dans le GNL. Objectif déclaré : quintupler le volume délivré sous forme liquide dans les prochaines années. L’Algérie, devenue pro active au sein du forum n’est pas non plus le pays le mieux disposé à restreindre aujourd’hui sa production pour faire remonter les prix. Car elle est en concurrence avec la Russie pour desservir l’Europe. Cette réunion de Doha est néanmoins l'occasion pour les pays exportateurs de gaz d'évaluer l'ampleur de la crise et d'y remédier au moins en essayant d’harmoniser leur politique de développement à moyen terme. 

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