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Revue de presse française

A la Une : faut-il supprimer l’enseignement de l’histoire-géo en terminale scientifique ?

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C’est le projet du gouvernement. Un projet contesté par de nombreux enseignants, historiens, artistes, politiques… La polémique est bien sûr relayée dans les journaux et on assiste à une rare unanimité. Tous les commentateurs s’insurgent contre cette réforme. Personne ne défend le gouvernement. Pas même Le Figaro ! « L’histoire en danger », s’exclame le journal qui affirme très clairement que « le projet du gouvernement de sacrifier l’enseignement obligatoire de l’histoire-géo en terminale S est inopportun et maladroit. (…) A l’heure où les Français sont appelés à réfléchir sur l’identité nationale, on se demande comment pareille idée a pu germer. Elle est en complète contradiction, poursuit Le Figaro, avec la volonté affichée de donner des repères à une société qui se cherche, à des jeunes qui peinent à trouver parfois leur place. »

Une atteinte à la liberté de penser…

Et pour une fois, Le Figaro donc et Libération sont sur la même ligne. Libération qui affirme que si elle est « écartée de la terminale pour les sections les plus prestigieuses, l’histoire, par la force des choses, s’en trouvera déclassée. Ainsi, poursuit Libération, la connaissance du passé passera-t-elle au second plan, alors même que ce savoir est essentiel au citoyen qui veut exercer sa liberté de penser. (…) Etrange faux-pas, conclut Libération, pour un gouvernement attaché au débat sur l’identité nationale… »
Sans surprise, L’Humanité embraye. L’Humanité qui voit là un bras de fer idéologique : « il est tentant dans les milieux de droite, écrit-il, de vilipender un enseignement qui fait la part belle à la liberté de jugement, à la pensée critique. » Et puis, plus concrètement, le quotidien communiste rappelle que « l’histoire et la géographie sont aussi des victimes des suppressions de postes. »

Sarko, intervient !

Et oui, renchérit La Charente Libre, « au passage, le ministre (Luc Chatel) espère sans doute gratter quelques postes de profs. » Et le quotidien charentais d’ironiser lui aussi sur ce paradoxe : « à quoi bon l’Histoire, les philosophes et les historiens, quand c’est en préfecture que notre « identité nationale » est en train d’être dûment authentifiée, validée, estampillée, tamponnée. Luc Chatel et le gouvernement, conclut-il, seraient bien inspirés de reprendre leur copie. »
Enfin, France-Soir prend position également dans ce débat. France-Soir qui affirme « ne pas douter une seconde que Nicolas Sarkozy interviendra dans l’affaire pour faire machine arrière, dans un consensus total de la gauche, de la droite et du centre. Sauver l’histoire au collège et au lycée, conclut France-Soir, c’est rendre nos jeunes français plus capables de comprendre et d’affronter les épreuves du monde. »

Iran : « il faut arriver à une réconciliation nationale »

La contestation est toujours bien présente en Iran. « Des milliers d’Iraniens ont défilé hier à Téhéran et dans d’autres villes du pays, relançant ainsi le mouvement de contestation du régime qui avait vu le jour après l’élection présidentielle de juin. » C’est ce que constate Le Figaro. Le régime lui, « tente de briser la révolte ». C’est le grand titre du journal.
Pour Mehdi Karoubi, figure de la protestation en Iran, interrogé par Le Monde, « la répression n’est pas la solution. (…) Il faut arriver à une réconciliation nationale. Mais, affirme-t-il, il faut préparer le terrain. Et, en ce moment, les conditions ne sont pas réunies : certains ne veulent rien lâcher, et tout conserver pour eux. » Allusion très claire aux dirigeants iraniens et au premier d’entre eux, le président Ahmadinejad.
« En Iran, la rue revient en force », constate Libération. Et en face, affirme-t-il, le régime se militarise : « les dignitaires religieux chiites sont marginalisés, les factions réformistes exclues du pouvoir au profit des forces de sécurité qui, non contents d’étendre leur pouvoir politique, font aussi main-basse sur l’économie. »

Plus de seins, moins de fesses et de rides…

Le boum de la chirurgie esthétique en France. C’est le grand dossier du Parisien, avec ce sondage qui révèle que 14% des Françaises ont eu recours à la médecine ou à la chirurgie esthétique. Elles n’étaient que 6% en 2002. Alors qu’ont-elles refait, me direz-vous ? Réponse du Parisien : « Les seins viennent en première position (19%), puis le comblement des rides (18%), la lipoaspiration des fesses et des cuisses (14%), et enfin le nez (13%) ». En 2002, remarque le journal, c’est le nez qui arrivait en première position. Comment expliquer ce retournement ? Et bien, c’est grâce aux nouvelles techniques, beaucoup moins lourdes et beaucoup moins douloureuses. « Jusqu’ici réticentes à l’idée de se lancer dans une opération avec hospitalisation et anesthésie générale, les Françaises, constate Le Parisien, ont découvert des méthodes leur permettant de rajeunir en douceur. »
Et en effet, c’est la première motivation, le rajeunissement… Et d’après cette psychologue interrogée par le journal, les hommes ne seraient pour rien dans l’affaire… « Ce n’est pas lié à une pression masculine, affirme-t-elle, c’est un cadeau que les femmes se font à elles-mêmes. »

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