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Revue de presse Afrique

A la Une : les tiraillements diplomatiques entre la France et le Togo

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La situation reste tendue au Togo entre Kofi Yamgnane, candidat à l’élection présidentielle, et le pouvoir en place.
D’après plusieurs médias togolais, dont le site Togocity , « Kofi Yamgnane vient d’être assigné à résidence. Une étape de plus dans la tentative de faire barrage à cette candidature qui inquiète le pouvoir en place, affirme Togocity. À moins de trois mois de l’élection présidentielle, la cote de sympathie grandissante de Kofi Yamgnane rendrait-elle fébrile le clan du président sortant, Faure Gnassingbé ? », s’interroge le site. « On est tenté de le croire, répond-il, après les dernières tentatives d’intimidation dont il a fait l’objet. »

« Le RPT a peur de moi »

Alors, Kofi Yamgnane affirme de son côté qu’il est libre de ses mouvements. Interrogé par le site IciLomé , l’opposant confirme juste qu’il a reçu des pressions de la part du ministre Bodjona, porte-parole du gouvernement, comme quoi il fallait qu’il arrête ses activités politiques. En fait, affirme Kofi Yamgnane, « le RPT (le Rassemblement du peuple togolais, le parti au pouvoir) a peur de moi. »
Il faut rappeler que cette affaire a pris des allures de crise diplomatique entre Paris et Lomé. Les autorités togolaises ont demandé le départ d’un diplomate français. La France a aussitôt pris une mesure réciproque. Apparemment, le pouvoir togolais reproche au Premier secrétaire de l’ambassade de France sa trop grande sympathie pour Kofi Yamgnane. D’ailleurs l’opposant affirme assumer complètement son amitié avec le diplomate : « au nom de quoi, affirme-t-il, le RPT peut-il dire que je n’ai pas le droit d’être l’ami d’un diplomate ? »

Yamgnane a « le don d’irriter… »

« Les dieux de la diplomatie seraient-il tombés sur la tête entre Lomé et Paris ? », s’interroge le site d’information burkinabé Fasozine . « La France aurait-elle choisi son candidat à la prochaine présidentielle togolaise en la personne de Kofi Yamgnane, au point d’irriter Lomé ?», se demande encore Fasozine qui remarque en tout cas qu’à « quelques semaines de l’élection présidentielle, cet incident diplomatique n’est pas anodin. (…) C’est peut-être le chant du cygne d’une tournure dans les relations entre l’Elysée et le régime de Faure Gnassingbé. »

Pour le quotidien Le Pays, toujours au Burkina, le fond de l’affaire réside dans le fait que Kofi Yamgnane, « bien que pesant peu sur l’échiquier politique national, a le don d’irriter. L’ancien secrétaire d’Etat, en France, on le sait, n’a pas sa langue dans la poche quand il s’agit de critiquer le régime togolais. Nourri à la culture politique française avec ce qu’elle permet comme liberté d’expression et d’action, remarque Le Pays, Yamgnane ne s’embarrasse pas de fioritures dans son discours. Il n’hésite pas, en effet, à tirer à boulets rouges sur le président au pouvoir. Son attitude ne peut donc être considérée que comme un crime de lèse-majesté. »

Le Pays élargit encore son analyse : « le vrai problème du Togo, écrit-il, réside dans les réformes réclamées par l’opposition (…). Le baromètre politique est monté d’un cran ces derniers jours et des menaces de boycott du scrutin se font jour, si éventuellement la revendication d’une élection à deux tours n’est pas satisfaite. Que fait le pouvoir togolais pour parvenir à des élections consensuelles et régulières ? Là se trouve la vraie question », affirme le quotidien burkinabé.

Le « Far West » à Conakry !

En Guinée, le général Sékouba Konaté assoit son pouvoir. Sa tournée le mercredi 9 décembre 2009 dans différentes garnisons militaires fait la une de la presse guinéenne. « Apparemment, le Tigre, comme il est surnommé, semble contrôler la situation, affirme Guinée Conakry Info. Le ton est ferme, la démarche résolue, les ordres martelés. »
Si l’ordre règne apparemment dans les casernes, à Conakry, c’est le « Far West », déplore le site Aminata. « Les Bérets rouges érigent des barrages au niveau des carrefours. (…) Armés jusqu’aux dents, les uns arborant des cauris et autres fétiches, les autres disposant de machettes, ces militaires roulent à tombeau ouvert à bord de pick-up surmontés de mitrailleuses dans les ruelles de la capitale. (…) Dès 21 heures, les rues se vident, constate Aminata. Chacun regagne son domicile pour éviter de croiser sur son chemin les redoutables militaires. »
Et, malgré ce dispositif, le lieutenant Toumba Diakité, qui a tiré sur le capitaine Dadis jeudi dernier, est « toujours en cavale », relève pour sa part GuinéeNews D’ailleurs, remarque-t-il, la junte a augmenté la récompense promise pour sa capture : 200 millions de francs guinéens et une villa…

Rumeurs à propos de Dadis…

Quant au capitaine Dadis, toujours soigné dans un hôpital au Maroc, son état de santé reste un secret d’Etat. Certains sites internet sur le continent affirment carrément qu’il est mort… Et que les autorités militaires guinéennes cacheraient la nouvelle, le temps de se réorganiser. Il ne s’agit-là pour l’instant que de rumeurs donc…
En tout cas, « le retour de Dadis Camara à Conakry n’est pas pour bientôt », affirme Le Potentiel en RDC. Le Potentiel qui relaye les propos d’Alain Joyandet, secrétaire d’Etat français à la Coopération, qui a qualifié l’état de santé de Dadis Camara, je cite, « d’assez difficile. »
Enfin, Mutations au Cameroun, estime que « l’heure de l’après Dadis a sonné », et que ce « retrait de la scène » du numéro un de la junte « pourrait replonger la Guinée dans le chaos. »

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