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Revue de presse Afrique

A la Une : la Guinée et Copenhague… beaucoup de questions…

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L’incertitude toujours en Guinée… Comme le souligne le site d’information Aminata, alors que la vague d’arrestations de présumés complices de Toumba se poursuit - plus de 150 militaires seraient actuellement sous les verrous -, « un grave climat de suspicion règne au sein de la Grande Muette. Personne ne fait plus confiance en personne. L’ambiance est malsaine », constate Aminata. Et des divisions apparaissent au sein de la junte. « Pendant que le Secrétaire Permanent, Moussa Kéita annonce que la junte suspend sa participation aux négociations de Ouaga, 'tant que le Capitaine Dadis n'est pas de retour dans le pays', d'autres voix s'élèvent dans le groupe, affirme Aminata, pour donner une autre version. Ainsi, vendredi, le ministre des Affaires Etrangères, Alexandre Cécé Loua, annonce que les pourparlers peuvent reprendre et que le gouvernement et le CNDD vont y prendre part. »

Une junte et plusieurs voix…

« Le CNDD tire à hue et à dia », s’exclameL’Observateur au Burkina qui constate aussi des divergences au sein de la junte… Notamment, écrit-il, «cette escalade informationnelle entre le ministre de la Communication et porte-parole du CNDD, Chérif Idrissa, et celui des Affaires étrangères, Alexandre Cécé Loi. Le premier soutient mordicus que (…) la tête pensante de l’attentat contre Dadis est la France, en particulier son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. »
Et le second dément formellement… Ainsi, pour Alexandre Cécé Loi, constate L’Observateur, « il n’y a aucun nuage entre la France et la Guinée. Mieux, la prétendue suspension du CNDD aux pourparlers de Ouagadougou a été levée, et les discussions se sont bel et bien poursuivies, contrairement à ce qu’avait avancé le porte-parole. Le CNDD, constate le quotidien burkinabé, était bien bel et bien présent dans la capitale burkinabè ce dimanche 13 décembre pour la réunion avec le Groupe de contact international. »
Lors de cette réunion, Mohamed Ibn Chambas, le patron de la Commission de la CEDEAO a proposé, entre autres choses, le déploiement d’une force internationale de protection en Guinée. Le site d’information Fasozine est pour le moins sceptique : « sur le terrain, cette force aura-t-elle la latitude d’agir, à moins d’entrer en confrontation avec les éléments d’une armée 'incontrôlable' ? », s’interroge-t-il. Toujours est-il que pour Fasozine, « le premier challenge passe par l’abandon des ambitions de pouvoir à la Dadis qui continuent d’animer les membres du CNDD et par la tenue d’élections démocratiques dans des délais raisonnables. »

Konaté choyé par les occidentaux ?

De son côté, Le Républicain au Mali s’intéresse de près au général Sékouba Konaté, le chef de la junte par intérim. Pour le quotidien malien, c’est clair : « l’enjeu n’est plus qui remplacera Dadis, donné tantôt pour végétatif, tantôt pour guéri, mais vraisemblablement prisonnier de ses médecins pour un temps. Le général Konaté, poursuit le journal, sait que c’est lui que les balles de Toumba ont propulsé à la tête du pays. Il sillonne les casernes, teste la loyauté des troupes, joue au rassembleur.» Et Le Républicain de constater que le nouvel homme fort de la Guinée a l’air de plaire aux Américains et aux Français, car, explique-t-il, « avec Dadis, le point de blocage était atteint », avec notamment son ambition de se présenter à la présidentielle et sa responsabilité dans les massacres du 28 septembre dernier. « Personne donc, conclut Le Républicain, ne semble consterné de dire au revoir au capitaine en soins à Rabat. En revanche, tout le monde est aux petits soins pour le général de Conakry. »

Copenhague : et après ?

La dernière ligne droite pour le sommet de Copenhague… Comme le constate Mutations  au Cameroun, on pourrait arriver à un accord pour limiter la hausse de température moyenne de la planète entre 1,5 et 2°C. Pour ce qui est des compensations aux pays pauvres, les choses semblent également avancer, avec l’Union européenne qui propose déjà de verser un peu plus de 7 milliards d’euros sur trois ans. Toutefois, Le Pays au Burkina s’interroge : « les pays riches et gros pollueurs pourront-ils parvenir à accorder leurs violons ? (…) En effet, si les pays industrialisés sont unanimes à reconnaître qu’il y a péril en la demeure et qu’ils doivent réduire leurs émissions de gaz, le consensus vole en éclats dès qu’il s’agit d’arrêter un seuil d’émission », constate le quotidien burkinabé.
Enfin, L’Express à Madagascar se pose également des questions, des questions tout à fait concrètes… Sommes-nous prêts à accueillir sur nos terres les habitants des Maldives dont les îles sont menacées par la montée des eaux ? Pourquoi ne voit-on pas d’éoliennes au large de nos côtes ?
Et puis, « qu’est-ce que Madagascar aurait bien pu dire à Copenhague ?» S’interroge également L’Express. « Parler de la culture sur brûlis ? Raconter les feux de brousse ? Ou encore faire le bilan carbone des millions de sacs de charbon qui continuent de se vendre quotidiennement ? » 

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