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Revue de presse française

A la Une : le chômage, principale préoccupation des Français

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C’est bientôt la fin de l’année… Et c’est déjà l’heure du bilan pour de nombreux journaux… Le bilan économique et social de la France pour l’année 2009. On commence par Libération : « la France résiste mieux que Sarkozy », titre le journal qui constate « qu’après plus d’un an de crise aigüe, la France traverse l’épreuve mieux que ses voisins européens», mais que dans le même temps, une majorité de Français estiment que le bilan du chef de l’Etat face à la crise est négatif. Ils sont 57 % à l’affirmer selon le sondage commandé par Libération. « Pour le reste, le jugement des Français est sans appel, affirme le journal. Ils sont 77% à estimer que les mesures prises 'pour lutter contre le chômage' sont inefficaces. La politique menée pour 'lutter contre les inégalités n’est pas plus 'efficace' pour 75% d’entre eux. Et seulement 40% des sondés jugent 'efficace' le dispositif gouvernemental pour 'soutenir la croissance'. »
Commentaire de Libération : « pour l’opinion, la finance est la principale bénéficiaire du sauvetage. La lutte contre l’inégalité n’était pas au programme du candidat Sarkozy. On ne la retrouve pas plus dans sa politique anticrise. Il en paie le prix. »

« La fin de la récession ne signifie pas la reprise de l’emploi… »

Autre sondage, cette fois publié par La Croix. Même tendance : « le principal souci des Français, indique le journal, c’est le chômage, devant la santé, les retraites et l’environnement. »
« L’emploi plus que jamais la priorité des Français », renchérissent Les Echos en Une, qui publient également leur baromètre selon lequel, « 59% des Français estiment que les pouvoirs publics doivent faire porter prioritairement leur effort sur l’emploi et la lutte contre le chômage. » Pour Les Echos, « il apparaît de plus en plus nettement que la fin de la récession ne signifie pas la reprise de l’emploi. C’est incontestable s’agissant de la France, même si elle a mieux résisté que ses concurrents. En 18 mois, relève le quotidien économique, les entreprises y ont détruit quelque 560.000 postes. (…) L’année 2010 sera encore une année très difficile pour le taux de chômage » pronostiquent Les Echos.

Le grand emprunt : gare aux dérapages !

C’est dans ce contexte délicat que Nicolas Sarkozy va dévoiler ce lundi 14 décembre le détail du grand emprunt, un peu plus de deux semaines après la remise du rapport de la commission Juppé-Rocard.
Le chef de l’Etat devrait suivre les recommandations des deux anciens Premiers ministres, soit un investissement prioritaire dans l’industrie et la recherche.
Pour Le Figaro, « il s’agit ni plus ni moins d’assurer la compétitivité de La France de demain. » Mais attention, prévient le journal, « cet ambitieux projet n’aura de sens qu’encadré d’une feuille de route stricte et intangible », afin d’éviter d’accroître la dette.
Ce grand emprunt provoque bien des interrogations dans la presse. « La France a certes besoin d’investir dans les technologies de pointe, mais, s’interroge La Charente Libre, le moment est-il bien choisi alors que l’incertitude reste complète sur le moment et l’ampleur de la reprise économique espérée (…) ? »

Le grand public concerné ?

« En difficulté dans les sondages, constate Le Journal de la Haute-Marne, le président de la République devra convaincre les Français que le grand emprunt est susceptible de donner - enfin – un bon coup de fouet à notre économie. Or, poursuit le quotidien champenois, le choix qui devrait être confirmé ce lundi matin – à savoir le recours aux marchés financiers de préférence aux particuliers – n’assure pas l’articulation entre grand emprunt national et grand élan national. Le grand public risque de ne pas se sentir concerné directement. »
D’autant que, renchérit La Montagne, « l’homme du grand emprunt, au nom de l’avenir, est menacé du grand écart avec la réalité immédiate. Entre ceux qui payent déjà plein pot et ceux qui peuvent s’attendre à payer la facture de la dette et des déficits, cela risque de faire pas mal de monde au rendez-vous de la rupture », pronostique le quotidien du centre.

Mieux qu’un lifting…

Berlusconi en photo à la une du Figaro ou encore de Libération… « Berlusconi cogné» s’exclame Libération. « Berlusconi agressé », constate Le Figaro. En effet, le chef du gouvernement italien a été frappé au visage à la fin d’un meeting ce dimanche 13 décembre à Milan. Et loin du sourire habituel, les photos montrent un homme hagard, apparemment furieux, le visage en sang. « Berlusconi KO et à l’hôpital pour 24 h », s’écrie France-Soir.
Mais finalement, remarque La République du Centre, « il ne pouvait rien arriver de mieux à Silvio Berlusconi ! Ce violent direct dans la 'tronche' (…) arrive à… poing nommé pour le Cavaliere. Les photos de son visage ensanglanté feront beaucoup plus, pour son image, explique le journal, que ses multiples liftings, ses implants capillaires et son bronzage inaltérable. S’il a perdu deux incisives dans l’aventure, on devine qu’il va promptement retrouver la dent dure pour dénoncer les multiples complots ourdis contre lui. Comme toujours, conclut La République du Centre, Berlusconi va s’emparer de la tribune médiatique pour rallier ses concitoyens à sa cause en affirmant qu’à travers sa personne, on a levé la main sur l’Italie. Et c’est un climat délétère qui va continuer de s’installer dans un pays où, décidément, tous les coups sont permis. »

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