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Revue de presse Afrique

A la Une : Toumba parle !

Audio 05:02

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L’homme le plus recherché de Guinée, le lieutenant Toumba, qui a ouvert le feu sur Dadis, parle ce matin sur RFI, en exclusivité. Vous avez sans doute déjà pu l’entendre dans nos différents journaux. La presse guinéenne, et plus largement la presse de la sous-région, n’ont pas encore pris connaissance de cette interview. Pas de commentaires donc pour l’instant, mais toujours autant d’interrogations.

Ainsi, « le lieutenant Toumba aurait-il fui la Guinée ? », se demande le site d’information Aminata. « Cette question revient sans cesse dans les milieux proches du pouvoir à Conakry », affirme Aminata qui rappelle qu’après « douze jours de recherches pour retrouver le fugitif, les résultats sont négatifs. Plusieurs pistes ont été explorées, sans succès. (…) Et nombreux sont ceux donc qui pensent que Toumba n’est plus en Guinée. »

Et Aminata d’adresser à l’officier ce qui pourrait être considéré comme une forme de mise en garde : « l'ancien patron de la garde rapprochée du chef de la junte, s'il lit la presse, doit savoir, écrit Aminata, que plusieurs de ses proches et de ses amis détenus subissent le sort qu'il a fait subir à d'autres. (…) La solution est entre ses mains, dit-on, pour informer l'opinion nationale et internationale des raisons de sa présence au Stade du 28 septembre et de sa tentative d'assassinat contre son patron. » Justement donc, le lieutenant Toumba s’explique ce matin sur RFI.

Et Dadis ?

L’autre question toujours en suspens en Guinée porte sur l’état de santé du capitaine Dadis Camara. Le Républicain, au Mali, fait le point sur les différents sons de cloche. D’un côté, affirme-t-il, selon certains journaux sénégalais qui citent un chirurgien, l’état de santé du chef de la junte serait préoccupant : « la balle qui l’a frappé serait entrée dans sa tempe pour atteindre des régions sensibles du cerveau ». Et puis de l’autre, selon la junte, les nouvelles seraient rassurantes : Dadis pourrait s’exprimer, sa convalescence se passerait bien et il serait bientôt de retour à Conakry… Impossible pour l’instant de démêler le vrai du faux. Rappelons que rien officiellement n’a filtré sur l’état de santé de Dadis Camara, hospitalisé au Maroc depuis maintenant 13 jours.

Niger : la semaine de tous les dangers ?

Toujours pas de dialogue inclusif au Niger. Le médiateur, le Nigérian Abdusalami Abubakar, a dû reporter la réunion, apparemment faute d’accord entre les parties sur les lieux de la rencontre. « Abdusalami est-il vraiment l’homme de la situation ? », s’interroge Le Canard Déchaîné. « Vu le risque d’implosion qui plane sur le pays, vu l’urgence d’une solution consensuelle issue d’un dialogue inclusif afin d’épargner aux populations nigériennes les dures souffrances d’un embargo financier, le médiateur de la CEDEAO doit se jeter impérativement à l’eau et sauver notre pays de la noyade. Peu importe qu’il se mouille ! », s’exclame l’hebdomadaire. « Pourquoi toutes ces tergiversations ? », poursuit Le Canard Déchaîné. « A notre sens, il doit au plus vite indiquer aux différentes parties le lieu retenu pour le dialogue inclusif et dévoiler sa feuille de route. En agissant ainsi Abdulsalami Abubakar se mettrait à l’abri des suspicions d’être favorable à tel ou tel camp. »

De son côté, L’Observateur au Burkina, fait remarquer que le président Tandja devait, en principe, remettre en jeu son mandat le 22 décembre prochain. Et dans l’attente de cette « date fatidique », relève le journal, la tension monte. « On peut craindre, écrit le journal, que d’ici-là, les manifestations (pro et anti-Tandja) s’intensifient au point de virer à terme à l’affrontement. Dès lors, poursuit L’Observateur, tous les regards sont tournés vers Abuja, où ont débuté, il y a de cela quelques semaines, les pourparlers de la médiation ouest-africaine, sur laquelle reposent tous les espoirs des compatriotes de Mamadou Tandja et ceux de leurs voisins de la sous-région. Niamey attend donc avec anxiété, conclut le quotidien burkinabé, de savoir comment se passera la semaine de tous les dangers. »

Eviter Béchir !

Le sommet France-Afrique rapatrié à Paris. Un rapatriement d’urgence apparemment. C’est l’Egypte qui devait organiser le sommet en février à Charm el-Cheikh. Et comme le souligne Libération, « la France et l’Egypte s’affrontent discrètement depuis plusieurs semaines sur la question épineuse de la présence d’Omar el-Béchir. Ce dernier, rappelle le journal, fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour. (…) Et il n’était pas question pour Sarkozy de croiser Béchir », relève Libération. Le sommet aura donc lieu, non pas en février, mais en mai, à Paris. « Ce brusque déplacement, commente Le Figaro, est apparu comme la seule solution crédible pour sortir du casse-tête que représentait la probable présence d’Omar el-Béchir à la traditionnelle rencontre franco-africaine. »

Enfin autre analyse pour le quotidien Liberté en Algérie… C’est le président égyptien, Hosni Moubarak, qui serait à l’origine de ce déplacement et de ce report. Moubarak, qui, explique Liberté, aurait voulu ainsi « faire payer à Omar el-Béchir le fait d’avoir facilité la présence en masse des supporters algériens à Khartoum, lors du match d’appui des éliminatoires du Mondial 2010, Egypte-Algérie. »

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