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Revue de presse française

A la Une : le suspense de Copenhague

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« Le sommet sur le climat est très loin d’un accord » : constatation à la Une du quotidien Le Monde. Alors que s’ouvre ce jeudi le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Copenhague, l’heure, hier, « était à un pessimisme relatif dans la capitale danoise », affirme Le Monde.

« Les chances d’aboutir à un accord sur la réduction des gaz à effet de serre dépendaient encore très largement de trois facteurs, précise le journal : le comportement (…) de la Chine et des Etats-Unis ; le volume de l’aide financière qu’exigent les pays du Sud pour faire face au réchauffement climatique ; enfin, la question de la préservation des forêts. »  

Copenhague : « la foire d’empoigne »

« Négociations bloquées, atmosphère de chaos, s’exclame Le Figaro : la conférence sur le climat s’en remet aujourd’hui aux chefs d’Etat et de gouvernement pour éviter un échec ». Le Figaro qui parle de « foire d’empoigne. (…) Il peut difficilement en être autrement lorsque 190 pays négocient directement des questions aussi cruciales, qui ont trait à la survie de la planète et qui impliquent, dans chaque nation, des choix stratégiques ».

Alors, « dans le chaos ambiant, la France, affirme le Figaro, tente de mettre un peu d’ordre. Nicolas Sarkozy a rallié à ses propositions le Brésil (…). Avec l’Afrique, particulièrement vulnérable au réchauffement climatique, un partenariat est aussi en gestation. Objectif : amorcer un consensus susceptible d’entraîner les autres grands pays. » En tout cas, conclut Le Figaro, « accord ou pas à Copenhague, pour mettre fin à la foire d’empoigne, la création d’une organisation mondiale de l’environnement s’impose. »   

Echec inenvisageable !

Alors, que va-t-il sortir de cette foire d’empoigne ? C’est la grande question qui agite les plumes des commentateurs… « Avons-nous vraiment les moyens de nous chamailler comme des gamins irresponsables, s’interroge La Presse de La Manche, alors que le temps nous est compté désormais pour mettre en place les comportements qui stopperont la détérioration de la vie sur terre ? »

Pour Paris-Normandie, l’échec est inenvisageable : « autant de dirigeants du monde réunis dans un même lieu ne peuvent se contenter de donner le spectacle d’une chienlit de potaches. (…) On approche de la fin. Il va bien falloir que ces chefs d’Etat qui veulent tous sauver la planète, si cela ne coûte pas trop cher, finissent par signer au bas d’un document qui ne ressemble pas trop à un chèque en bois. »

Il faut dire que l’enjeu est énorme et qu’il va même au-delà du simple aspect environnemental. C’est ce qu’explique L’Union : « la réussite de Copenhague ne dépend pas seulement du soutien financier apporté aux pays en voie de développement, même si c’est une clé de l’accord. (…) Cela oblige à tomber d’accord sur une révision du modèle de développement global dont la réduction des émissions de gaz à effet de serre n’est qu’un aspect de la préservation des climats et de l’environnement de la planète. »

Reculer pour mieux sauter ?

En effet, renchérit La Charente Libre, « cette conférence sur le climat met en lumière toutes les fractures économiques, politiques et sociales qui traversent l’humanité. » La Charente Libre qui parle de « Yalta atmosphérique destiné à redécouper les richesses du monde. Mais c’est aussi le lieu rêvé pour que chaque acteur joue son rôle à destination de sa propre opinion publique. »

En tout cas, reconnaît Ouest-France, « bien que préparé depuis des mois, le sommet de Copenhague n’a pas assez avancé pour espérer un accord historique. Sans un traité authentiquement contraignant, avec des engagements vérifiables, les bonnes intentions de façade finiront aux oubliettes. » Toutefois, avance Ouest-France, et nous refermerons provisoirement ce chapitre sur une note d’espoir, « un tel traité peut encore voir le jour, dans les prochains mois, si un accord politique de principe en fixe clairement l’objectif dès demain. »

« Y aura-t-il de l’électricité à Noël ? »

Après le réchauffement, le refroidissement, si l’on peut dire…
L’hiver s’est installé en France depuis ces derniers jours, avec des températures en dessous de zéro. La consommation énergétique atteint des sommets, d’où cette question à la Une de Libération : « Y aura-t-il de l’électricité à Noël ?  »

Eh oui, soupire le journal, « on pensait jusque-là que la France, au moins, était à l’abri de toute panne majeure, forte d’une surcapacité électrique que ses voisins étaient censés lui envier. Quelques centrales en cours de maintenance, quelques degrés de moins, et voilà des régions entières menacées de black-out. »

Alors à la question « Y aura-t-il de l’électricité à Noël ? », Libération répond que « la menace est sérieuse » et que la France évitera le black-out grâce à des importations d’électricité…

« Il est quand même invraisemblable, s’étonne La République du Centre, qu’après trois malheureux jours d’un froid très ordinaire, on découvre les limites, en partie pour cause de travaux de maintenance, de notre parc nucléaire. »

« Franchement, renchérit Le Progrès, à quoi ça sert d’être les champions du monde du nucléaire, si c’est pour grelotter de froid dans le noir ? (…) A ce compte-là, autant revenir à la bougie, au moins ça ne laisse pas des déchets pour des milliers d’années. »

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