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Revue de presse Afrique

A la Une : le premier anniversaire du CNDD au pouvoir en Guinée

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C'était il y a tout juste 1 an, le 23 décembre dernier. Les militaires prenaient le pouvoir. A l'époque -rappelle le site d'informations Fasozine  au Burkina- Moussa Dadis Camara était acclamé «comme un messie». Applaudi «des 2 mains» par les Guinéens soulagés de se débarrasser du vieux président Lansana Conté. 1 an après, ces mêmes Guinéens «crient désormais leur haine au messie devenu bourreau».

Ce 23 décembre 2008, «Dadis est donc d'abord triomphalement porté au pouvoir» écrit-de soncôté- Alia Marco, journaliste du site guinéenAminata  qui signe un long article intitulé «Regard sur le premier anniversaire du CNDD». Moussa Dadis Camara promet de lutter contre la corruption et le narco trafic. Il promet aussi des élections législatives et présidentielle faisant naître ainsi un vent d'espoir à travers le pays.

« Dadis arrivé en sauveur, reparti en voleur »

Mais progressivement, «le climat se gâte». «Le Capitaine Dadis prend alors des airs importants et commence à avoir la grosse tête.» Tensions au sein du CNDD, tensions aussi avec les Occidentaux, les médias et bien sûr avec l'opposition…Jusqu’à ce point de non retour le 28 septembre dernier, le massacre du stade de Conakry.

«Une année -au final- de sang, de pleurs et d'angoisses» pour Alia Marco. Le chef de la junte «est bien arrivé comme un sauveur mais il a été écarté comme un voleur» avec une balle dans la tête que lui a logée son aide de camp.

Situation catastrophique donc au niveau politique. Economiquement, «les indicateurs sont aussi tous au rouge» note le journaliste d'Aminata. Les opérations de moralisation notamment de l'économie et des finances du pays n'ont pas donné les effets escomptés. Résultat, comme Fasozine, on peut se poser la question: «A quand le bout du tunnel pour les Guinéens?»

Fiasco en vue au Niger

Au Niger, un autre anniversaire en quelque sorte : ce 22 décembre, c'était la date théorique de la fin du mandat légal de Mamadou Tandja qui s'est vu accorder une rallonge de 3 ans au pouvoir suite au referendum du 4 août.

Ce referendum a changé la constitution de 1999. Mais ce texte reste La référence pour l'opposition. C'est ce qu'a rappelé  Amadou Boubacar Cissé qui participe au dialogue inter-nigérien qui s'est ouvert il y a 2 jours sous l'égide de la CEDEAO. Le chef de la délégation de l'opposition a demandé le retour à la légalité constitutionnelle, rapporte le site nigérienLe Sahel  .

Côté Mamadou Tandja : pas question -évidemment- de revenir en arrière. Le débat sur les textes est définitivement «clos». «Discutons de tout sauf de ce qui nous divise» s’exclame le journal Le Pays  . Les positions du régime restent donc «figées». Conséquence : «ces pourparlers risquent de tourner au fiasco». Dommage pourtant -souligne le quotidien du Burkina- car le pouvoir a en ce moment «une vraie occasion de renouer avec l'opposition et pourquoi pas de débaucher certains opposants.»

Echauffourées devant le Parlement malgache

Direction maintenant Madagascar où il y a eu, ce mardi 21 décembre, des échauffourées entre forces de l'ordre et manifestants de l'opposition. Une photo fait la Une du quotidienMidi Madagascar. On y voit des militaires, fusil à l'épaule, casque sur la tête, entourés d'une épaisse fumée blanche. Les forces de l'ordre ont dispersé les manifestants à coups de gaz lacrymogène.

Les 3 mouvances de l'opposition avaient appelé à la mobilisation devant le Congrès. Elles ont tenté d'installer le Parlement de la Transition prévu dans les accords de Maputo. Mais ces accords ne sont plus d'actualité. «En l'espace d'un week-end -rappelle L'Observateur au Burkina- Andry Rajoelina, comme un chien dans un jeu de quilles, a trouvé le moyen de bouleverser la donne obtenue à force de compromis. L'encre des accords à peine sèche, le tombeur de Marc Ravalomanana en a fait une interprétation très personnelle.»

Et il a prévenu : désormais, toute tentative de réunion du Parlement sera considérée comme illégale. Les forces de l'ordre ont donc été positionnées hier autour du Congrès et les manifestants rapidement dispersés. Mais ils ne comptent pas s'arrêter là. Ils ont prévu de revenir -ce mercredi 23 décembre- devant le Parlement, croit savoir Midi Madagascar.

L'Express  , un autre quotidien malgache, fait état d'informations contradictoires à ce sujet : appel donc à une nouvelle manifestation mais d'après un membre de la mouvance Ratsiraky, ce mercredi doit être consacré à faire le point et à planifier de nouvelles actions notamment en province. Bref, on ne sait pas très bien ce qui va se passer aujourd'hui à Madagascar.

Une chose est sûre en tous cas -pour L'Observateur à Ouagadougou- «la Grande Ile se prépare à entrer dans un nouveau cycle de convulsions». En s'asseyant sur les accords de Maputo, Andry Rajoelina, TGV, « va droit dans le mur».

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