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Revue de presse française

A la Une : l'homme des plantes

Audio 04:46
Par : Brice Barrillon

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L'homme des plantes, Yves Rocher est décédé des suites d'un accident cardio-vasculaire survenu au Maroc, il avait 79 ans. Comment se faire une réputation mondiale avec des plantes toutes simples ? Yves Rocher l'avait fait.

Son goût pour la cosmétique avait grandi en Bretagne, son pays natal. Selon le quotidien Ouest France, le jeune Yves Rocher avait fabriqué sa première pommade à la ficaire hémostatique à l'âge de 14 ans, dans le grenier familial. La beauté par les plantes : ce concept était en avance de 20 ans sur son époque, dit la marque qui porte son nom sur son site internet. Yves Rocher avait créé sa marque en 1959, sa renommée est aujourd'hui internationale.

La décennie qui a changé le monde

A cette époque de l'année, on voit fleurir un certain nombre de marronniers, autrement dit des sujets récurrents... c'est le cas des rétrospectives.

Les journaux aiment bien les bilans de fin d'année. Des retrospectives, en voici en voilà. Pour 2009, la plupart ont préféré élargir leur palette à la decennie qui se termine. C'est le cas de Paris Match comme du Journal du Dimanche... Ce dernier se penche sur ce qui changé la vie au quotidien « allo ? t'es où ? » : le portable, internet, le bio, la télé-réalité, l'euro, les virus.

Quant au numéro spécial de Match, il affirme que les années 2000 à 2010...« ont changé le monde » !

Un changement radical, depuis un certain 11 septembre 2001. Paris Match re-raconte comment à 9h03 du matin, le vol UA 175 frappe les Twin Towers de New York. Leur effondrement devant des milliards de téléspectateurs. Al-Qaïda vient de déclencher deux guerres, explique Paris Match : Irak, Afghanistan... La fin d'un monde, et cette déclaration postérieure de Colin Powell : « Mon plaidoyer pour la guerre restera une tache sur ma réputation »

Match voit dans cette décennie une série de cauchemars mais aussi quelques rêves s'accomplir : un noir à la Maison Blanche, tout est possible, d'autant que sa femme Michele s'impose. Elle marque le grand retour du charme pour l'écrivain Iréne Frain qui écrit que l'on n'avait pas vu ça depuis Kennedy. Jadis, explique-t-elle, on avait des princesses, elles ont toutes disparues. Aujourd'hui la place est prise par deux Premières dames qui fascinent le monde avec élégance : l'épouse de Barack, et Carla, celle de Sarkozy !

Il y a 20 ans, c'était la fin des Ceaucescu en Roumanie

Une époque se terminait : « Ceausescu, tyran mégalomane », titre aujourd'hui de l'éditorial des Dernières Nouvelles d'Alsace. Dominique Jung y écrit comment « Il y a vingt ans, la Roumanie s’est ouverte au monde. Ou plus exactement comment le monde a découvert que la Roumanie existait. »

Le « génie des Carpates » comme on surnommait Nicolas Ceaucescu avait eu « en fait de génie, surtout celui de plonger son pays dans une tyrannie sans fin doublée de pénuries sans fond ». Culte ubuesque de la personnalité, répressions diverses confiées à la police politique, népotisme, clientélisme, déplacements de populations rurales vers des « unités urbaines », « Il faut rappeler tout cela, écrit-il, pour mettre à sa juste place la révolution roumaine de décembre 1989. Moins fameuse que la chute du Mur de Berlin, moins évidente que le basculement politique de la Pologne, elle reste néanmoins une date fondamentale dans l’histoire de l’Europe. »

Le magazine VSD est retourné en Roumanie vingt ans plus tard. Pas très loin deTimisoara, Alain Hamon -qui avait couvert à l'époque pour une radio périphérique- a retrouvé l'un des miliatires qui a excecuté le couple Ceaucescu. Images terribles qui font partie de notre mémoire collective. L'homme regrette. « Je ne le referais sans doute pas, dit-il, mais j'étais miliatire et j'obéissais aux ordres ». « Je me souviendrai toujours, dit encorele sergent major, du regard de Ceaucescu, humain, pour la première fois. »

Les fantômes du franquisme

L'Espagne n'a pas retrouvé la dépouille mortelle du célébre poète Garcia Lorca. Le Nouvel Observateur y consacre sa grande enquête « Lorca et les fantômes du franquisme ».

Federico Garcia Lorca est une des victimes les plus emblématiques de la guerre civile et du franquisme. On n'a jamais retrouvé sa dépouille. Le terrain d'Alfacar où il était censé avoir été jeté en 1936 est situé à 9 km de Grenade. Le juge Baltasar Garzòn ayant décidé de faire ouvrir 19 fosses sur les 43 répertoriées, on a fouillé cet endroit « centimètre par centimètre », avec des moyens importants.

L'Espagne pensait avoir tourné la page en 1977 avec une loi appelée « Pacte de transition » qui lui a permis d'entrer en Europe et en démocratie.

Le Nouvel Obs pose la question : et si le poète avait été enterré là puis déplacé ailleurs ? La question pour le moment restera sans réponse.

En tout cas, si ces fantômes en Espagne pouvaient en déranger quelques-uns ils dormiront tranquilles .

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