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Revue de presse française

A la Une : l’Iran sans doute à un tournant de son histoire…

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Va-t-on vers une nouvelle révolution ? Le régime d’Ahmadinejad va-t-il tomber ? Est-on à l’aube d’une démocratie ? Les questions fusent… Et à la Une, toujours ces photos de manifestants avec du feu et du sang, titre L’Humanité. « Iran : le pouvoir sème la terreur », s’inquiète Libération. « Pouvoir et opposition se radicalisent en Iran », constate Le Monde. Pour Ouest France, « le régime tente d’étouffer la révolte». Ou encore « malgré la répression, l’opposition ne cède pas », s’exclame France Soir.
Alors, en effet, comme le souligne le Figaro, « Téhéran mène la chasse aux opposants. Une quinzaine de figures réformatrices auraient été arrêtées ce lundi 28 décembre. » Pour Libération, « le régime joue l’escalade. Face à la contestation, le pouvoir utilise tous les moyens pour attiser la violence, afin de justifier une répression accrue. »

La jeunesse : ferment de la contestation

Résultat : « l’ordre règne à Téhéran, constate La Croix. (…) Mais ce n’est qu'une apparence. Il est désormais clair que le feu de la contestation ne cesse de couver sous la cendre depuis les événements qui se sont succédé en juin dernier : un scrutin présidentiel marqué par des présomptions de fraudes massives, Mahmoud Ahmadinejad qui s’autoproclame réélu, des manifestations immenses, (…) et une répression très violente. »
Pour La Croix, « le facteur qui alimente le plus la mobilisation se trouve certainement dans la structure de la population iranienne, dont plus de la moitié a moins de 25 ans. Cette jeunesse accède largement aux études, y compris les femmes. Elle use avec le plus grand naturel des nouvelles technologies de communication. Il sera difficile pour le régime islamiste de l'assujettir encore longtemps », estime le quotidien catholique.
« Face à une population jeune, renchérit La Charente Libre, alphabétisée à 90%, disposant de 25 millions de comptes internet et de 50 millions de téléphones portables, le pouvoir réplique avec des armes répressives d'un autre âge. La popularisation du mouvement de contestation est de fait en progression constante. Khamenei et Ahmadinejad n'ont désormais qu'une alternative, affirme le quotidien charentais : plonger l'Iran dans un bain de sang ou enfin admettre que la théocratie islamiste puisse s'accommoder d'un zeste de démocratie. »

« L’ensemble du pays est touché »

Pour Libération, « les révoltes de l’Achoura pourraient bien sceller le sort du régime islamique iranien, trente ans après son avènement. » Libération, qui a interrogé la chercheuse Azadeh Kian Thiébaut : « on va vers des jours de plus en plus violents et sanglants, affirme-t-elle. Ca m’étonnerait que le conflit s’arrête. Ce que je remarque aussi, poursuit-elle, c’est le nombre de catégories sociales qui descendent dans la rue, même dans les petites villes. Si l’on regarde la carte de l’Iran, on voit que c’est l’ensemble du pays qui est touché. »
Et puis dans Le Parisien, Reza Pahlavi, le fils aîné du dernier Shah d’Iran, estime que c’est le début de la fin pour le régime islamique : « dans un monde dominé par la communication et internet, affirme-t-il, mes compatriotes, dont les trois quarts ont moins de 35 ans, ne peuvent pas admettre un régime totalitaire fondé sur la religion.»

Désaveu pour la filière nucléaire française

« L’économie française termine l’année avec un mélange de performances et de contre-performances » : c’est ce que constate Le Journal de la Haute-Marne qui précise : « le marché automobile a atteint des scores qu'on n'espérait pas il y a quelques mois encore. En revanche, l'industrie nucléaire a subi un cuisant échec aux Emirats arabes unis. (…) Les Coréens du Sud nous ont en effet soufflé sous le nez un énorme contrat de 20 milliards de dollars portant sur la construction de quatre centrales nucléaires. Et pourtant, déplore le quotidien champenois, la fine fleur du nucléaire français - EDF, GDF Suez, Total, Areva, Vinci et Alsthom - avait mis le paquet. »
Pourquoi cet échec ? La Presse de la Manche répond : « alors que les Coréens ont présenté un dossier bien ficelé et que les Emiratis ont trouvé face à eux un seul interlocuteur, la France s'est livrée aux richesses de sa diversité, où tour à tour Areva et EDF ont négocié parfois ensemble et parfois en ordre dispersé, donnant à nos interlocuteurs une sensation étrange sur la cohésion du secteur
industriel nucléaire civil français. C'est tout à fait inacceptable »
, s’étrangle le quotidien normand.

Lauvergeon fusible ?

Alors pour le Figaro Economie, « la filière française doit tirer les leçons de sa défaite à Abu Dhabi. (…) EDF et ses partenaires ont eu un jeu brouillon face aux Coréens.»
« Cet échec commercial (…) marque la fin d’une époque, souligne Libération. Et donne le coup d’envoi d’une réorganisation du secteur. (…) Avec un duel, affirme le journal, entre Henri Proglio, pressant patron d’EDF, et Anne Lauvergeon, PDG d’Areva, malmenée. » Anne Lauvergeon, qui d’après Libération, malgré ses réseaux dans le monde politique et économique, pourrait bien « jouer les fusibles ».

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