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Revue de presse française

« 2009 annus horriblis » : 2009, année horrible !

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Cette locution latine revient dans bon nombre de commentaires en ce 31 décembre. En effet, c’est le moment ou jamais de regarder en arrière, de voir ce qui a été fait, pas fait, ou défait. Et il y a de la matière ! « Quelle année ! », s’exclame L’Est Eclair. « 2009, marquée dès son entame par cette crise financière sans précédent, (…) 2009, bouclée sur l'échec du sommet de Copenhague, révélateur de l'activisme planétaire, oublieux des limites de Dame Nature. Alors des vœux pour 2010, plus que jamais, c'est le moment d'en faire à l'envi et sous le gui, s’exclame L’Est Eclair. Le premier d'entre eux ? Oublier au plus vite cet an neuf - annus horribilis ? - qui, à l'échelle de notre vieux pays, a galopé de passions en polémiques. »

 
Le film des 365 jours…

« Vite ! Oublier 2009. Annus horribilis pour le pouvoir » renchérit Le Midi Libre. Surtout pour le chef de l'État. Nicolas Sarkozy, sous sa tente marocaine, a dû se morfondre en repassant le film des derniers 365 jours. On passe sur le récent échec de la vente des centrales nucléaires d'Abou Dhabi et du TGV chinois. On n'évoquera même pas les épisodes tumultueux des affaires du Prince Jean et de Tonton Frédéric. On glissera sur le fiasco de Copenhague. On ne pipera mot sur la fumeuse épidémie grippale et l'infirmière en chef Roselyne. Quant au débat sur l'identité nationale, il faut Besson garder. Mais, s’exclame Le Midi Libre, « restons sur la dure réalité. Celle qui touche les Français. La crise qui s'éternise. Le chômage en hausse. Le taux de croissance en berne. Le déficit public au plus mal. La dette publique abyssale. Et les Français, désorientés, qui se demandent à quelle taxe ils vont échapper. Pour la contribution carbone, on gagne du temps… »

Les pollueurs vont-ils payer ?

Cette année 2009 s’achève en effet sur le couac de la taxe carbone, retoquée par le Conseil constitutionnel. Et maintenant, comme le constate Le Figaro, « Sarkozy veut imposer une nouvelle taxe. (…) Le président reste déterminé », affirme le journal. Et « il profitera ce soir de ses vœux aux Français pour réaffirmer sa +priorité écologique + ».
Un nouveau texte devrait être présenté dès le 20 janvier. Et d’ici là, souligne Le Monde, Nicolas Sarkozy devra « revoir la méthode - trop brouillonne, trop peu pédagogique - qui a conduit à ce fiasco. Il lui faudra également respecter les recommandations du Conseil : en clair, affirme Le Monde, réduire sensiblement les exonérations dont se croyaient bénéficiaires la plupart des grandes industries concernées ».
En effet, souligne Vosges Matin, « les lobbys industriels avaient fait du bon boulot : (…) 93 % des émissions de dioxyde de carbone d'origine industrielle, hors carburant, se trouvaient exonérés de contribution carbone. (…) On attend donc avec intérêt l'échéance du 20 janvier pour une nouvelle mouture. »

« Avis de gros temps sur l’Elysée »

Et il n’y pas 36 solutions… D’après Les Echos, « l’industrie est sous la menace de la nouvelle taxe carbone. (…) Les exonérations prévues pour les professions exposées (pêcheurs, agriculteurs, routiers) ne sont pas remises en question », croit savoir le quotidien économique. Mais, « La situation est différente, poursuit-il, pour les entreprises les plus polluantes. (…) Le gouvernement envisage de les soumettre à la taxe carbone, sans réduire leur compétitivité. Cela pourrait se traduire, précisent Les Echos, par des tarifs très réduits de taxe carbone ou par des +chèques verts+. »

En tout cas, pour l’instant, « avis de gros temps sur l’Elysée », s’exclame Libération. « L'hyperprésident capable de casser toutes les baraques et de renverser toutes les tables, en France comme sur la scène internationale, a vécu. Copenhague et maintenant le Conseil constitutionnel viennent de le démontrer. »
 
Une décennie « entre tumulte et fureur »

On reste avec Libération et on revient au bilan de l’année. Et même de la décennie 2000-2010… Une « Décennie qui fut celle des conservatismes : politique, économique et religieux, remarque le journal. Une nouvelle spirale du pire stoppée par la crise. Alors, nouvelle donne pour un nouveau monde ? » s’interroge Libération. Le journal veut y croire : « Partout, écrit-il, au Nord et au Sud, intellectuels, politiques et militants cherchent à échapper à la fatalité, à se dégager de l’emprise conservatrice, à redonner un sens à l’idée de progrès, c'est-à-dire un sens à l’avenir. »
Le Journal de la Haute-Marne revient lui aussi sur cette première décennie du XXIe siècle : une décennie qui « nous a balancés entre tumulte et fureur, écrit-il. Elle a démarré avec l'attentat du 11-Septembre. Elle s'est achevée par un séisme économique et financier. C'est donc sans regret qu'on s'en éloignera. (…) Une décennie +horribilis+ donc », s’exclame Le Journal de la Haute-Marne qui revient lui aussi sur les derniers événements de 2009 : « Copenhague n'a pas été brillant. Et la réforme du système financier international, malgré quelques progrès, est loin d'être achevée. Dans ces conditions, conclut-il, la décennie qui s'ouvre ne peut pas être pire. Du moins faut-il l'espérer ».

Bonne année à tous ! 

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