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Revue de presse française

A la une : Nicolas Sarkozy «dégringole»

Audio 05:12
Par : Brice Barrillon
11 mn

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On commence avec des chiffres qui viennent de sortir. Ils sont tous frais.
Alors que François Fillon se maintient dans les sondages, pour Nicolas Sarkozy, c’est la mauvaise saison. Sa popularité dégringole depuis les régionales perdues dans les grandes largeurs par son parti, l’UMP.

Le sondage du Journal du Dimanche et de l’IFOP est un baromètre qui indique que le chef de l’Etat ne bénéficie plus que de « 30 % de satisfaits ».

C’est « son plus mauvais résultat depuis son élection », explique le JDD. Commentaire du journal : « la crise de confiance se maintient. » et : « Cette enquête le confirme : le président était bien la cible des élections. »

Pour la suite ? « Il serait battu au second tour des élections par Martine Aubry » alors que c’était l’inverse jusqu’à présent.

Un autre sondage, de l’IFOP toujours, mais pour Sud-Ouest Dimanche, indique lui que « la première secrétaire du Parti socialiste, Martine Aubry, devancerait même très légèrement Nicolas Sarkozy dès le premier tour de l'élection présidentielle si celle-ci avait lieu dans la foulée des élections régionales. »

Mauvais chiffres, mauvais sondages, le président se consolera sans doute en lisant l’interview de son Premier ministre dans ce même Journal du Dimanche.

Une interview exclusive de François Fillon

Pour dire qu’il sera « loyal à Nicolas Sarkozy », celui-ci étant par ailleurs « le candidat naturel de la droite. »

Au chapitre des réformes, le gouvernement maintient le cap, « on ne change pas », a lancé François Fillon. « La » réforme sera celle des retraites.  Oui mais lui demande-t-on… le programme initial, celui de 2007, ne mérite-t-il pas de changer un peu ? N’est-il pas obsolète ?

Il répond ceci : « Le programme de 2007, on peut le résumer ainsi : depuis vingt ans, la France a fait preuve de beaucoup d’attentisme… Il faut maintenant entrer dans un effort de réforme rapide car la compétition est intense... La France joue dans les prochains mois une partie très importante qui est son maintien dans le peloton de tête des pays développés. »

Conclusion et titre du Journal du dimanche : « on ne change pas de politique ».

Le « désamour » des électeurs

Les hebdos reviennent tous sur les élections régionales, à la fois pour expliquer les résultats, tenter de percer l’avenir et se demandent déjà : qui peut battre Sarkozy en 2012 ?

Le Point raconte le « désamour » des électeurs de droite et parle de « la tragédie de Nicolas Sarkozy. » La droite s’est tirée une balle dans le pied toute seule, explique en substance Sylvie Pierre-Brossolette. Selon elle, les électeurs « se sentent trahis », d’où le retour à certains fondamentaux et l’ouverture en interne à un chiraquien, un villepiniste et un centriste.

L’Express évoque lui aussi « la révolte à droite » contre le président et la colère des parlementaires. « L’autorité du chef de l’Etat est en jeu », explique le journal mais « l’ouverture, c’est fini. »

La gauche profite à plein de ce désamour et déjà le Nouvel Observateur cherche qui à gauche pourrait battre Sarkozy à la prochaine échéance, celle de 2012.

Martine Aubry ?

Le journal a fait une enquête parmi ses lecteurs et les sympathisants de gauche.
« Pascal Bruckner, Guy Bedos, Agnès Jaoui, Philippe Sollers, Benjamin Stora... ou d’autres dévoilent leurs préférences pour la prochaine présidentielle. »

Un panel d’intellectuels et d’artistes auxquels le journal a posé la question suivante : « Qui pourra le mieux porter les couleurs de la gauche à la prochaine présidentielle ? ». Il s’agissait, explique l’Obs, de jouer à la « Star Academy de la gauche, saison 2012 »

Après ce grand jury et les réponses de 1 000 lecteurs, le résultat est que
Martine Aubry monte sur le podium. Elle est la grande gagnante de ce printemps 2010 … et … DSK bat tous ses records. La gauche le trouve « le plus compétent, le plus expérimenté, le plus apte à mener la politique étrangère et les réformes. » Dominique Strauss-Kahn qui est au FMI jusqu’en 2012. Aubry et Strauss-Kahn sont donc les favoris de la gauche.

L’épouse de Nicolas Sarkozy, rédactrice en chef d’un journal féminin

Carla Bruni-Sarkozy n’a pas très envie que son mari se représente à l’élection présidentielle. En tous cas, elle le dit et ce n’est pas la première fois. C’est dans le Figaro Madame qui a réalisé un dossier spécial avec elle.

Un blogueur, Ludovic Vigogne, écrit sur le net qu’il ne faut pas manquer « ce très beau numéro » avec Carla Bruni-Sarkozy en rédactrice en chef et surtout « le bureau intime dont la première dame dispose chez elle, dans sa maison du XVIe arrondissement, et le mur de photos. Parmi elles, un cliché du président et de la première dame visiblement en vacances. On peut voir le chef de l'Etat caresser un dauphin. Cette photo en recouvre une plus ancienne, en noir et blanc, où Carla Bruni posait aux côtés de son précédent compagnon. Une autre photo est une scène de vacances, où Carla Bruni-Sarkozy au bord d'une piscine est... les seins nus. »

Le père du président écrit un livre

Autres confidences dans la famille Sarkozy, celles de son père qui a écrit un livre , dont l’Express publie les bonnes feuilles. Intitulé « Tant de vie », Pal Sarkozy y raconte son existence d’aristocrate hongrois qui arriva à paris à 20 ans dans des conditions très aventureuses, après avoir passé quelque temps malgré lui à la légion étrangère qui voulait le garder 5 ans.

Pour le reste, selon les extraits publiés par le journal, il s’agit surtout de confidences amoureuses. « Pal Sarkozy était en quête de tendresse féminine », écrit l’Express.

Pal Sarkozy est ce qu’on appelle « un homme à femmes » et ne s’en cache pas. L’express le dit : « cet octogénaire beau parleur a eu un parcours fabuleux mais quel drôle d’oiseau ! » et le journal de préciser que ces mémoires écrites du père du président « ont reçu l’aval de l’Elysée. »

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