Accéder au contenu principal
Revue de presse Afrique

A la Une : Aqmi contre-attaque dans le sud algérien

Audio 00:04

Publicité

Aqmi contre-attaque dans le sud algérien

Avec cet attentat meurtrier survenu hier matin à Tinzaouatine, dans la région de Tamanrasset, non loin de la frontière avec le Mali. Le bilan est très lourd : 11 gardes frontières ont été abattus. L’information est à la Une de la presse algérienne. S«elon le quotidien Liberté, « le groupe d’Abou Zeïd serait derrière cette embuscade » .  Ce terroriste est à la tête d’une quinzaine d’éléments. Parmi eux, des mercenaires étrangers (Maliens, Mauritaniens et Libyens) affiliés à Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi), sous la direction du sinistre Yahia Abou Amar, émir du Sahel. « Selon des observateurs, poursuit Liberté, cet attentat intervient au moment où les maquis des groupes terroristes au centre et à l’ouest du pays sont soumis à une rude pression par les services de sécurité qui multiplient les ratissages ».

Le Sahel reste une poudrière

Plus largement, pour El Watan, autre quotidien algérien, « cet attentat est une autre démonstration de force du groupe d’Al-Qaïda dans la région du Sahel qui renseigne sur sa capacité de nuisance qui demeure toujours vivace. Ainsi, poursuit-il, les risques d’attentats, d’attaques suicide et d’enlèvements sont toujours présents dans la région du Sahel qui demeure une véritable poudrière, en dépit des stratégies déployées par les Etats riverains pour faire face au spectre des groupes d’Al-Qaïda qui ont pris le relais du GSPC. (…) Malgré la stratégie qui commence à être développée par les Etats de la région (…), l'arsenal mis en place manque toujours d'efficacité, estime El Watan, et surtout de volonté et d'un réel engagement politique de la part de tous les gouvernements concernés ».

« Le message salafiste est limpide », s’exclame pour sa part Le Républicain au Mali, même Tamanrasset, le siège des Etats major ligués ne saurait être un bouclier sûr contre les Jihadistes. Il suffit pour ceux-ci de le vouloir, de le décider et bonjour les dégâts. Aqmi vient, en tout cas, de prouver une fois de plus qu’elle ne tombera pas comme un fruit mûr et qu’elle est déterminée à rendre coup pour coup, estime le quotidien malien. Alors que l’approche militariste se dessine contre l’hydre salafiste, conclut Le Républicain, le massacre de Tinzaouatine démontre d’abord que la paix dans l’espace sahélo-saharien n’est pas au bout du seul fusil. Il démontre ensuite que l’union des forces régionales ne peut pas être l’addition de nos faiblesses respectives .

Retard et fraudes

Il faudra encore patienter pour connaître les résultats du premier tour de l’élection présidentielle en Guinée. L’information fait la Une à Conakry : « la Cour suprême prolonge la proclamation des résultats », peut-on lire notamment dans Guinée Conakry Infos. La Cour suprême qui a accordé 48 h de plus à la Commission nationale électorale indépendante, à sa demande, précise le site d’information. « En effet, affirme-t-il, la CENI ne serait encore pas en possession de tous les résultats dont l’acheminement a nécessité la mise à disposition d’un hélicoptère par le président de la transition. Cette prolongation va permettre à la CENI de travailler tranquillement, estime Guinée Conakry Infos, pour publier par la suite des résultats qui reflètent
les réalités du terrain
».

Pour ce qui concerne les contestations lancées par certains candidats, Ben Sékou Sylla, le président de la Commission électorale, lors d’une conférence de presse hier, a reconnu qu’il y avait eu des fraudes « à Conakry, Dinguiraye, Tougué, Faranah
et Siguiri
». Avant d'ajouter que des personnes ont été arrêtées. Toutefois, le président de la CENI a précisé qu’il n'appartiendrait pas à sa structure de trancher le contentieux électoral : « C’est à la Cour suprême, a-t-il dit, de statuer. Nous, notre rôle, c'est de faire la centralisation et d’annoncer les résultats provisoires ».

« Guinée : attention, virage dangereux ! »

En tout cas, cette situation inquiète les journaux burkinabé. L’Observateur, notamment, qui se demande « qui sont donc ces fraudeurs ? Tant que c’était un seul qui criait au loup, il n’y avait pas de quoi être pessimiste, mais, que sur 24 candidats, il y en ait 21 qui hurlent au voleur ! La situation post-présidentielle en Guinée, malgré les appels à l’apaisement, risque donc de s’enfoncer dans l’embrouillamini politique », affirme L’Observateur.
« Guinée : attention, virage dangereux ! », prévient le site d’information Fasozine. « Les candidats auront-ils le sursaut nécessaire pour appeler au calme malgré tout ?
Il faut l’espérer. Car, quand bien même le scrutin serait entaché de quelques irrégularités, il faudrait que les protagonistes sachent raison garder. Et qu’ils donnent à la Guinée, estime Fasozine, la chance d’inventer, dans la paix et la sérénité, cette démocratie véritable dont son peuple rêve depuis plus de 50 ans maintenant
».

Même appel à la raison pour Le Pays  : « il est encore temps pour les leaders guinéens de mettre des brides à leur impétuosité, écrit-il. Il faut qu’ils gardent à l’esprit que la démocratie vient de naître en Guinée. Et comme tout nouveau-né, ses premiers pas sont maladroits. Il faut donc que les uns et les autres soient tolérants et ne regardent qu’à l’essentiel ».

 

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.