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Chronique des matières premières

Rebond des cours du maïs après la baisse des surfaces et des stocks américains

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Cette année, la récolte de maïs ne sera pas aussi exceptionnelle qu'on ne le pensait aux Etats-Unis. L'annonce surprise du département américain à l'Agriculture a fait rebondir, la dernière semaine de juin, les cours de cette céréale, jusqu'ici très déprimés à Chicago. Ce devait être la récolte de la décennie aux Etats-Unis, premier pays producteur de maïs et premier exportateur mondial. Les fermiers américains avaient augmenté les surfaces et le mois d'avril avait été sec et doux, idéal pour faire avancer rapidement les premiers semis. Mais entre temps, les pluies ininterrompues du mois de juin ont détrempé les sols, retardant la fin de ces semis et menaçant les tout jeunes plants. Le département américain à l'Agriculture estime qu'à l'arrivée les surfaces de maïs seront finalement moins étendues que prévu de 500 000 hectares.

Le gouvernement américain annonce en outre que les stocks de la récolte précédente ont été surévalués de près de 11 000 tonnes, on a consommé plus de maïs pour l'alimentation animale et pour fabriquer de l'éthanol utilisé comme biocarburant. Les marchés s'attendaient si peu à ces nouvelles que les cours du maïs ont bondi de 12% mercredi et jeudi, la plus forte hausse en deux jours depuis 1988. Vendredi, c'était l'accalmie, l'occasion pour les investisseurs d'empocher quelques gains avant la fermeture pour trois jours des bourses américaines. Des investisseurs que la céréale avait bien fait souffrir depuis le début de l'année puisque le boisseau n'avait cessé de dégringoler : - 21% depuis janvier.

Aujourd'hui, à défaut d'une récolte historique aux Etats-Unis, on s'attend malgré tout à une production très importante : aux alentours de 340 millions de tonnes, supérieure à celle de l'an dernier, qui était déjà de 334 millions de tonnes. Mais avec de moindres surfaces et de moindres stocks de report, le marché a baissé moins que prévu. Les investisseurs seront donc beaucoup plus attentifs aux derniers paramètres en jeu : la météo de cet été, cruciale pour la pollinisation du maïs, et l'évolution de la demande. Selon le département américain à l'Agriculture, la Chine pourrait importer jusqu'à un million de tonnes de maïs américain cette année, un niveau qui n'avait plus été atteint depuis dix ans. Et cet été, le gouvernement américain devra statuer sur le pourcentage d'éthanol incorporable à l'essence à la rentrée : aujourd'hui de 10 %, il pourrait passer à 12, voire à 15 %, la marée noire dans le golfe du Mexique constituant un facteur encourageant la croissance des biocarburants. De quoi stimuler davantage la demande en maïs américain et donc soutenir les cours.

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