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Chronique des matières premières

La FAO conseille aux pays producteurs de thé d’encourager la consommation locale

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Buvez votre thé ! C'est le message que lance l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) aux grands pays producteurs, comme le Kenya ou le Sri Lanka, dont les marchés traditionnels à l'export ne progressent plus guère. Ces deux pays, qui sont également de grands exportateurs de thé, doivent développer de nouveaux débouchés s'ils veulent continuer à tirer des revenus substantiels de leurs plantations. Alors pourquoi ne pas encourager la consommation du breuvage chez eux ? C'est en tout cas le conseil de la FAO. Il est vrai qu'on observe une évolution semblable au Brésil où la population s'est mise à boire du café.

Les pays producteurs de thé dépendent énormément aujourd'hui des revenus du thé. Le Sri Lanka paie la moitié de ses importations alimentaires grâce aux feuilles et aux bourgeons qu'il vend à l'étranger. Quant au Kenya, dont c'est la deuxième source de devises après les fleurs et devant le tourisme, la vente de son thé noir paie la totalité de sa facture alimentaire.

Le Bureau kényan du thé reconnaît que dépendre à ce point des exportations est dangereux, surtout quand elles sont concentrées à hauteur de 75% sur cinq marchés seulement : l'Egypte, le Royaume-Uni, le Pakistan, le Soudan et l'Afghanistan. D'autant que ce sont des marchés matures où les volumes importés ne progressent plus. Par ailleurs, le thé CTC du Kenya, à 94% un thé noir en vrac destiné à être conditionné en sachets, est mis à rude épreuve par la vogue des thés verts et des thés parfumés. D'où l'urgence pour le Kenya de valoriser davantage sa production. Il vient de créer une appellation d'origine, à la fin du mois de juin, pour son thé de qualité.

L'autre voie, c'est la prospection de nouveaux marchés : les pays de l'Est, la Chine, l'Amérique du Nord ou encore l'Afrique. Y compris pour le Kenya, le Burundi et le Rwanda, leurs propres marchés domestiques. La consommation du thé au sein de la population des pays producteurs n'en est qu'à 10% de celle des pays importateurs traditionnels. La FAO estime qu’il y a une marge fantastique de progression qui pourrait améliorer les revenus tirés des plantations de thés dans ces pays.

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