Revue de presse Afrique

A la Une : la date du second tour de la présidentielle en Guinée

Audio 05:19

Publicité

« Fini les tergiversations, s’exclame le site d’information Guinée Conakry Infos. C'est décidé, décrété, le scrutin du deuxième tour est désormais fixé pour le dimanche 19 septembre. (…) L'élection aura lieu dans une quarantaine de jours, constate le site. Le temps de laisser passer l'intensité de la saison des pluies, de vivre le mois saint de Ramadan, de corriger les faiblesses signalées, de mobiliser les ressources indispensables à cette organisation du vote, et enfin le temps de laisser la tension baisser… »

En effet, constate Guinée Conakry Infos, « les deux leaders Cellou et Alpha, ne l'auront pas accepté de gaîté de cœur, ni leurs militants à cœur-joie, mais les réalités sont têtues, et pour ne point donner dans l'improvisation et tomber dans les abysses des contradictions ethnico-politiques, il était certainement plus sage pour le général Konaté et tous les autres, de choisir cette voie là. En somme, "donner du temps au temps" (…). Faire pression sur soi-même. » Et en premier lieu, les intéressés, estime le site d’information guinéen : « Jean-Marie Doré et Alpha Condé qui voulaient trainer le pas, Cellou Dalein Diallo et Rabiatou Diallo qui étaient pressés, devront tous savoir patienter, car ce délai, n'est pas une éternité. Ce n'est ni trop long, ni trop court. » Et Guinée Conakry Infos de conclure : « les Guinéens qui ont attendu 52 ans pour cet avènement sauront bien attendre encore quelques jours… »

Les leçons du premier tour ont-elles été bien tirées ?

« Ouf ! », soupire de son côté Le Pays  au Burkina qui estime que les récentes médiations ont été déterminantes : « On peut dire que le ballet diplomatique de la semaine dernière en Guinée du président du Faso, Blaise Compaoré, médiateur de la crise guinéenne, et du chef de l’Etat sénégalais, Abdoulaye Wade, ont fini par porter ses fruits. Les rencontres tous azimuts avec les acteurs du processus électoral, les appels au sens de responsabilité des uns et des autres, ont apparemment fait bouger les lignes (…). » Et le quotidien burkinabé d’afficher son optimisme : « nul doute que les leçons du premier tour ont été bien tirées. Cela est surtout valable pour la Commission électorale nationale indépendante (CENI) qui a été fortement critiquée pour sa conduite jugée approximative du premier tour. De leur côté, poursuit Le Pays, les deux candidats savent maintenant comment mieux s’organiser. (…) Et doivent à présent se préparer à aller à l’assaut de l’électorat quand viendra l’heure de la campagne électorale. Au regard des enjeux, croisons les doigts pour que la raison l’emporte sur la passion et les extrémismes. »

Un « régime de fer »

Paul Kagame devant une forêt de micros et de caméras, à la Une du New Times  à Kigali. « Kagame confiant en sa victoire », titre le quotidien rwandais. Il est vrai que cette présidentielle est sans surprise. « Président sortant et entrant », titre le site d’information burkinabé Fasozine qui constate que « comme presque partout en Afrique où la démocratie et particulièrement l’alternance sont prises en otage, Paul Kagame, débarrassé de tous ses véritables contradicteurs, est en roue libre à la reconquête de son propre fauteuil, qu’il est certain de conserver. »

Dans la presse française, cette analyse du quotidien La Charente Libre sur la situation au Rwanda: « si Hutus et Tutsis vivent à nouveau en paix, si les anciens génocidaires cohabitent désormais avec les familles de leurs victimes, c’est très largement parce qu’ils sont placés sous la surveillance étroite et féroce d’un régime de fer. De la même façon, c’est en maniant la terreur, (…) en institutionnalisant les dénonciations interfamiliales, en s’appuyant sur un véritable parti-Etat, en pratiquant la planification autoritaire des cultures, que Kagamé peut se vanter d’avoir doublé le PIB depuis 2003 (...). Ces résultats ont valu jusqu’alors à Kagame une certaine bienveillance des Occidentaux, relève La Charente Libre, à commencer par celle des Britanniques et des Américains qui ne sont pas mécontents de trouver à Kigali un élément de stabilité dans une Afrique déchirée. Il n’empêche que les assassinats de deux opposants et d’un rédacteur en chef d’un journal d’opposition et, parallèlement, la pseudo-opposition dont s’est lui-même dotée Kagame (…) commencent sérieusement à faire désordre. »

Des danses trop suggestives…

Trop, c’est trop, pour le site d’information gabonais GabonEco qui s’insurge contre les danses sexy, voire obscènes, dans les discothèques, mais aussi, trop souvent, estime-t-il, à la télévision… « Oriengo, Tchoukussa, Dombolo, Mapouka, Bobaraba… Des danses toutes aussi lubriques les unes que les autres, affirme GabonEco. Et, il y en a trop sur les télévisions du Gabon : avant et après le journal, il n’y a que ça ! Durant les interludes, il n’y a que ça ! Toujours à la limite de l’obscène. Tout se passe comme si les chorégraphes africains en général, et gabonais en particulier, ne "pensaient qu’à ça" », déplore GabonEco. (…) L’accent est toujours mis sur les mouvements des hanches et du postérieur, poursuit-il, auxquels on ajoute des tenues suggestives qui ne manquent pas de heurter la sensibilité des téléspectateurs et particulièrement du jeune public. On sait pourtant, sermonne GabonEco, que la diffusion de ces programmes peut avoir des effets graves quant à l’éducation des enfants et la préservation de l’identité culturelle. Tout comme ces danses peuvent remettre en cause les vertus fondamentales de la société. »

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail