Revue de presse française

A la Une : la menace terroriste

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« Mobilisation générale contre al-Qaïda » peut-on lire en Une du Figaro qui revient sur l’envoi de colis piégés au départ du Yémen et à destination des Etats-Unis. « L’affaire yéménite inspire de sérieuses craintes en France ». « Le système de sécurité du fret aérien est à revoir dans son ensemble. La faille révélée par cette nouvelle alerte dépasse le simple cadre yéménite », estime ainsi un haut fonctionnaire du ministère de l’Intérieur cité par le journal.

Libération s’intéresse -de son côté- à « la nouvelle stratégie d’al-Qaïda » : des explosifs cachés dans des cartouches d’imprimante. Pour autant, « l’alerte mondiale déclenchée après ces attentats déjoués ne doit pas altérer le jugement global qu’il faut porter sur l’action de l’organisation terroriste (…)al-Qaïda, après plus de 10 ans de méfaits barbares, a tué pour l’essentiel des musulmans -atteints par le hasard d’actions suicides- et pour la plupart étrangers aux querelles idéologiques soulevées par les fanatiques de l’islamisme. » Titre du coup de l’éditorial de Laurent Joffrin ce matin : « Échec ». Echec, donc, de la stratégie d’al-Qaïda.

De longues files d’attente devant les bureaux de vote ivoiriens
 
On en vient maintenant aux élections de ce dimanche à travers le monde avec d’abord le premier tour de la présidentielle en Côte d’Ivoire. Les Ivoiriens ont voté « massivement et sous un soleil de plomb », indique Le Parisien. « Sagement alignés dans de longues files d’attente depuis l’aube, ils ont fait preuve d’un calme et d’une détermination qui ont étonné de très nombreux observateurs internationaux présents sur place ». Il y avait donc beaucoup de monde hier dans les bureaux de vote.

L’une des qualités requises d’ailleurs pour voter en Côte d’Ivoire, c’est la patience, confirme Le Figaro. « Il aura d’abord fallu attendre dix ans avant qu’enfin hier, avec cinq ans de retard, ne se tienne l’élection présidentielle. Et il a ensuite fallu patienter des heures donc -ce dimanche- pour pouvoir glisser son bulletin dans l’urne. »

Le vote s’est déroulé hier sans heurt à travers le pays. Ce qui n’a pas été le cas en France. « Grosse pagaille » en Ile-de-France, indique Le Parisien. Le gros des électeurs ivoiriens résidant dans l’Hexagone est concentré en région parisienne. Plus de 11 000 votants. Et certains ont dénoncé des problèmes d’organisation. Conséquence: il y a eu plusieurs incidents. Quatre bureaux de vote ont même dû être fermés.

Pour en revenir au vote en Côte d’Ivoire, des incidents dans le pays, c’est ce que redoutent les observateurs. « Après une campagne étonnamment bon enfant, écrit Le Figaro. Des violences sont à craindre lors du décompte des voix » et à l’annonce aussi des résultats. Résultats qui seront connus d’ici mercredi.

Le Brésil coupé en deux
 
Au Brésil, là, fin du suspense. La gagnante est Dilma Roussef. L’ex bras droit de Lula devient « la première femme présidente du Brésil ». Avec le résultat du scrutin, se dessine un Brésil coupé en deux, décrit Le Figaro. Le Nord contre le Sud. Les riches contre les pauvres. Dilma Roussef a ainsi obtenu des scores impressionnants dans les Etats défavorisés.

Alors que son rival, José Serra, s’est imposé à Sao Paulo et dans les Etats du Sud, plus riches. « Il suffit d’ailleurs de rentrer dans un restaurant fréquenté par la classe moyenne pour se rendre compte de ce clivage riches / pauvres, confirme un politologue brésilien. Ceux qui sont assis votent Serra. Ceux qui sont debout et qui font le service votent Dilma. »

Autre figure politique, en Italie cette fois : Silvio Berlusconi empêtré dans un nouveau scandale. Le président du conseil italien ne se contente pas d’organiser de somptueuses fêtes avec de jolies et jeunes demoiselles. Il aurait en plus fait pression sur un policier et un juge pour obtenir la libération de l’unes d’entres elle, une Marocaine de 17 ans, arrêtée pour vol. Depuis ces révélations, la presse en Italie se déchaîne contre le Cavaliere. France Soir -de son côté- s’amuse plutôt des déboires du « chaud latin ». Le nouveau petit surnom donc donné par le quotidien à Silvio Berlusconi !

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