Revue de presse française

A la Une : les élections de mi-mandat aux Etats-Unis

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Le scrutin s’annonce serré. Mais la presse française laisse peu de place au doute. Barack Obama, pour elle, a déjà perdu. L’American dream à la Une de L’Humanité s’est transformé en «American Spleen ». « Les Républicains, pour Le Figaro, s'acheminent vers une large victoire au Congrès. » «Marée républicaine en vue» confirme Libération qui parle «d'un avis de tempête» pour les démocrates. Et pour illustrer cette défaite programmée, on trouve en première page une grande photo de Barack Obama, visage fermé, visiblement soucieux. Avec ce titre : «Ils veulent détruire Obama».

«Ils», ce sont les républicains. Mais aussi le fameux Tea Party qu'on a beaucoup entendu durant la campagne électorale. «Un mouvement populiste organisé et financé en sous-main par des leaders républicains» nous dit Libé. «Il conspue » Obama le socialiste, réclame «moins de gâchis budgétaire, oubliant ainsi largement que le dérapage des budgets était déjà caractéristique des années Bush.»

Quoi qu'il en soit, ce mouvement à la droite de la droite a explosé médiatiquement en un temps record. Imposant ses figures hautes en couleur sur les télés et les radios. Dont Christine O'Donnel, un symbole du Tea Party. «Jolie brune au sourire angélique, décrit Le Parisien, elle fait partie de la caste «des mamans grizzlis». Ces mères de famille prêtes à tout pour défendre leurs petits, en l'occurrence le peuple américain (…) La candidate dit régulièrement entendre la voix de Dieu, dénonce la masturbation comme 'une forme d'adultère' et rejette l'avortement même en cas de viol et d'inceste.»

Aujourd'hui, Christine O'Donnel a -en fait- bien peu de chances de s'imposer -dans l'Etat du Delaware- face au candidat démocrate. Il n'empêche. Elle a déjà remporté une bataille importante. On ne parle que d'elle. Et c'est elle qui a été désignée -lors de primaires- contre le candidat républicain. Le Parti républicain entretient d'ailleurs un rapport trouble avec ce mouvement du Tea Party, explique Libération. Il lui doit « sa résurrection » deux ans après l'élection de Barack Obama. Il lui doit aussi bon nombre de soucis. Le vieux parti a déjà du mal «à gérer l'impétuosité du Tea Party». Les choses risquent encore de se compliquer si les ultra-conservateurs arrivent à faire élire quelques uns de leurs représentants.

« Toussaint sanglante » en Irak

On quitte les Etats-Unis pour l'Irak. Dimanche, en pleine messe dans une église de Bagdad, une attaque d'al-Qaïda a fait près de 50 morts. On peut voir un peu partout dans la presse ce mardi matin les photos du carnage dans la capitale irakienne. Un cercueil aussi en Une de La Croix. Cercueil fixé sur le toit d'une voiture quittant les lieux du drame, dit la légende. Alors à qui la faute? Après ce massacre en tous cas, les chrétiens s'en prennent aux autorités. «Le gouvernement a voulu en finir rapidement sans négocier avec les preneurs d'otages» affirme l'archevêque Casmoussa au journal chrétien.

Et il a ainsi causé la mort de nombreux croyants. «L’assaut des forces de sécurité a été mené de manière archaïque, très violente. dit-il. Ce n'est pas comme ça qu'il fallait agir». D'après des survivants, plusieurs kamikazes se sont fait exploser au moment de l'attaque de ces forces de sécurité.

«Toussaint sanglante» titre ainsi Le Figaro ce mardi tandis que Le Parisien revient sur «le calvaire des chrétiens d'Irak». Calvaire qui pourrait aussi devenir celui des coptes d'Egypte, ajoute La Croix. Avant l'attaque de Bagdad, les terroristes avaient -en effet- donné un ultimatum à l'Eglise copte égyptienne pour libérer deux épouses de prêtres coptes prétendument converties à l'Islam et qui seraient emprisonnées dans des monastères.

Ces dernières menaces d'al-Qaïda ont ravivé les craintes en Egypte où déjà les relations entre communautés sont très tendues, entre musulmans donc et chrétiens. Les coptes qui gardent en mémoire une autre attaque sanglante, il y a un peu moins d'un an, une fusillade contre une église du Sud du pays avait fait 7 morts.

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