Revue de presse française

A la Une : aux Etats-Unis, les élections de mi-mandat sont un revers pour Barack Obama

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Les résultats continuent de tomber ce matin mais dans les grandes lignes, on connaît déjà le verdict des urnes. «Victoire républicaine à la Chambre des Représentants, le Sénat reste démocrate» titre ainsi le site d'informations Slate.fr qui suit en direct ces élections. Dossier spécial à lire aussi sur le Figaro.fr. Et la presse papier n'est pas en reste. A commencer par Libération. Libé -comme les autres journaux- ne peut pas évidemment commenter les résultats puisque l'édition a été bouclée hier mais le quotidien a choisi de revenir sur la campagne électorale. Dans l'Illinois notamment.

Campagne d'une violence inédite pour le poste de sénateur. Les électeurs avaient ainsi le choix entre un démocrate «banquier de la mafia» et un républicain «menteur en série» selon donc les divers noms d'oiseaux que les candidats se sont lancés à la figure. Et l’on apprend justement, que c'est le «menteur en série», le républicain donc, Mark Kirk, qui l'emporterait face au démocrate, faisant ainsi basculer l'Illinois, fief de Barack Obama, à droite.

Méthode Truman ou méthode Clinton ?

Barack Obama qui a annoncé ce matin vouloir trouver un terrain d'entente avec les républicains après leur large victoire à la Chambre des Représentants. La donne ayant aujourd'hui changé, le président américain va devoir inévitablement modifier sa politique. «Il compte ses options» d'après Le Figaro. Et il a globalement deux choix qui s'offrent à lui. La méthode Truman ou la méthode Clinton, « deux présidents victimes de défaites historiques aux élections de mi-mandat ».

Harry Truman, pour commencer, « avait décidé de garder le cap, affrontant les Républicains et gouvernant à coups de décrets. Le but de la manœuvre étant de faire porter le blâme des blocages sur une opposition présentée comme championne de l'obstruction. » Harry Truman avait ainsi été réélu en 1948.

Autre méthode au nom barbare de «triangulation» : c'est la méthode Bill Clinton. «Identifier les propositions acceptables dans le programme de l'adversaire. Coopérer avec lui pour les mettre en œuvre. Puis s'en attribuer le mérite pour préparer sa réélection (…) Mais cela demande -prévient Le Figaro- une dextérité dans le jeu politique dont Clinton reste l'un des maîtres et dont il n'est pas sûr qu'Obama ait le goût ni le talent.» Par ailleurs, «cela suppose aussi une opposition assez modérée pour être prête au compromis avec un président de l'autre bord. Ce que l'apparition d'élus du Tea Party ne garantit pas

Cohabitation houleuse, inaction dangereuse

Du côté de la presse économique maintenant, on ne se réjouit pas de cette défaite des démocrates. «Une cohabitation houleuse serait dangereuse pour l'économie américaine» souligne La Tribune. En anglais, le blocage politique, cela se dit le gridlock. Ce qui peut être apprécié dans certains cas notamment par Wall Street : le pouvoir central étant paralysé, il ne met plus son nez dans les affaires et ce sont alors les professionnels de la finance et certains autres acteurs de l'économie qui se frottent les mains...

Sauf qu'aujourd'hui, certains financiers ont déjà fait part de leur inquiétude, rapporte le quotidien. L'inaction –«dans un contexte de reprise molle et alors que les effets du plan de relance américain s'amoindrissent »- peut être «dangereuse», d'après certains analystes.

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