Revue de presse Afrique

A la Une : le retour au calme en Guinée

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Retour au calme en effet, au lendemain de l'instauration de l'état d'urgence par le général Konaté. Hier, les forces de sécurité étaient massivement présentes dans les quartiers de la banlieue de Conakry où avaient culminé les violences post-électorales. Avec la Moyenne-Guinée, ces quartiers constituent l'un des fiefs du candidat battu, Cellou Dalein Diallo.

Les journalistes du site Guinée News ont constaté de leurs yeux ce retour au calme : « Sur l’axe Bambeto- Coza (…) les populations qui étaient restées cloîtrées pendant trois jours ont pu sortir, ce matin ».

« Les tirs nourris ont cessé, rapporte encore Guinéenews, alors qu' « à Kaloum, le quartier administratif, la circulation est dense par endroits. Les bureaux de l’administration sont ouverts, mais quelques entreprises privées ont encore leurs stores baissés ».

« Le pays souffle » observe de son côté le site Guinée Conakry. « Les tensions sociopolitiques semblent petit à petit retomber. Les rues de plusieurs quartiers et communes de Conakry et des préfectures s'ébrouent à nouveau.
Les coups de feu se raréfient et la pluie qui est tombée ces deux jours-ci, prend congé des Conakrykas. La circulation reprend, et même parfois connaît de légers embouteillages. On dirait que l'annonce du couvre-feu et de l'état d'urgence, ramène les militants de l’UFDG et du RPG à un peu plus de raison ».
C'est donc le compte-rendu de la situation apaisée en Guinée tel qu'on le lit sur le site Guinée Conakry.

Autre pays en période électorale : le Burkina Faso

A deux jours du scrutin et alors que prend fin ce vendredi la campagne électorale, Sidwaya s'exclame « Que le meilleur gagne ! », avant de dresser un bilan très élogieux de cette campagne présidentielle qui s'achève :
« Pendant 21 jours, les 7 prétendants (...) auront parcouru de fond en comble le Burkina Faso, de meeting en meeting, de promesses en promesses électorales, pour dévoiler leur programme de gouvernement ».
Pour Sidwaya, cette campagne aura « brillé au moins par son élégance. Finies les invectives inutiles, place était plutôt à la force des idées et de l’argumentation (…) .
On peut donc dire que les candidats ont fait leur part de boulot.  Le dernier mot revient maintenant aux électeurs qui doivent sanctionner par leur vote massif les candidats et leur projet de société ».

Le tableau n'est pas aussi idyllique sur le site du Pays, qui relaie une polémique à propos des cartes d'électeurs remises à la population.
Les directeurs de campagne de cinq candidats veulent saisir la justice pour qu'elle constate la non-conformité des cartes d’électeur. Ils demandent à la Commission électorale indépendante de les reprendre pour se conformer aux dispositions du code électoral.

L'un de ces directeurs, le coordinateur de la campagne d'Hama Arba Diallo, s'en explique dans une interview au Pays. Le code électoral stipule que soient mentionnés sur ces cartes la date de naissance et le lieu de naissance. Or, explique-t-il en substance,  sur les cartes délivrées par la Céni ne figure que l’année de naissance, et pas du tout le lieu de naissance, dans un pays où les homonymies portant sur les noms et prénoms sont très fréquentes.

La question que se pose ce directeur de campagne d'un candidat de l'opposition est de « savoir pourquoi la Céni a délibérément décidé de ne pas se conformer aux dispositions du code électoral ».
Interrogé sur le fait de savoir si ce problème est susceptible d'amener son candidat à se retirer de la course, il ne l'envisage pas à ce stade, et ajoute que « de toute façon la décision appartient au candidat lui-même ».

La mort d'Abraham Serfaty

La disparition de l'ancien opposant marocain à l'âge de 84 ans est annoncée entre autres par le site de Jeune Afrique. Il rappelle, dans les grandes lignes, ce que fut l'itinéraire du plus célèbre des opposants marocains : ingénieur de formation, ce membre du parti communiste marocain puis d'un groupuscule marxiste-léniniste fut l'un des promoteurs de la politique minière du Maroc indépendant.
Ses critiques du régime d' Hassan II lui avaient valu d’être emprisonné pendant 17 ans. Après sa libération, il s'était exilé à Paris.
C’est le roi Mohammed VI qui, aussitôt après son accession au trône, avait autorisé ce descendant de juifs chassés d'Espagne en 1492 à rentrer au Maroc en 1999. « Malgré son âge avancé, Abraham Serfaty restait combatif et blâmait les partis politiques marocains pour les lenteurs du processus de démocratisation ».

 

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