Revue de presse française

A la Une : la flambée des prix de l'immobilier

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Avec un prix moyen du mètre carré dépassant maintenant 7 000 euros, « Paris n'a jamais été aussi cher », constate Le Monde au sujet des derniers chiffres de la Chambre des notaires d'Ile-de-France.

« Le prix de l'immobilier flambe à Paris » : c'est le gros titre à la Une du Figaro. Paris serait même « au sommet du délire », à en croire Libération.

Les quotidiens économiques ne sont pas en reste, au contraire même puisque tous en font leur principal titre. La Tribune dénonce « le marché de tous les excès », que serait  devenu le marché de l'immobilier. Enfin dans Les Echos, vous lirez pourquoi  « la folle flambée des prix des logements se généralise ». Explications à lire sous la plume de Jean-Marc Vittori, qui signe l'éditorial des Echos. Il commence par cette comparaison parlante pour mieux faire comprendre le niveau de prix auquel on est parvenu : à plus de 7 000 euros le mètre carré, un simple WC à Paris coûte désormais le prix d'une Renault Clio.

Alors pourquoi en est-on arrivé là ? A ses yeux, la folie ne peut s'expliquer par « la seule pénurie brandie à l'envi par les professionnels du secteur ». Elle a au moins deux autres explications. D’abord l'effet refuge : « Paris est à l'immobilier français ce que l'or est aux marchés mondiaux de matières premières ». Ensuite l'effet taux d'intérêt, des taux actuellement au plus bas, et cette tendance est accentuée par des achats massifs d'obligations, actuellement de la part des investisseurs.

Bruxelles attire les riches Français !

C'est un petit peu le bon conseil du jour. Bruxelles fait partie des endroits qui gagnent à être connus, et ça commence à se savoir, en particulier chez les Français fortunés auquel s'intéresse Le Parisien-Aujourd'hui en France dans son dossier de une.
Bruxelles serait devenu « l'eldorado des riches Français ». De plus en plus de contribuables disposant d'un gros patrimoine s'installent dans la capitale belge pour ne pas payer d'impôts dans l'hexagone. Le Parisien a enquêté sur ces exilés fiscaux, il faut savoir qu'à Bruxelles on les appelle les SDF comme « sans difficultés financières ».
Des gens également attirés par une qualité de vie enviable : Bruxelles a la réputation d’une capitale européenne mais avec une mentalité de province, avec des habitants plus accueillants et moins stressés. Bref,  tout serait « parfait », selon l'un de ces exilés.

A la Une de Libération : Airbus accusé par Air France

A la différence du Figaro qui relègue l'information assez loin en pages intérieures, Libération a choisi de mettre en avant cette dernière pièce à verser au dossier du crash du vol Rio-Paris (228 personnes avaient trouvé la mort le 1er juin 2009 en plein océan atlantique) :
Dans un document remis récemment à la justice, la compagnie Air France affirme qu'Airbus mais aussi Thales - le fabricant des sondes incriminées dans cette affaire- avaient été alertés des défaillances des sondes dès juillet 2008, mais que  « l'avionneur est resté sourd à ses demandes répétées pour résoudre le problème ».

A lire dans Libération, qui s'intéresse par ailleurs aux législatives en Egypte. Le président Moubarak chercherait à « museler les Frères musulmans », cette confrérie interdite mais tolérée, devenue aux dernières élections la première force d'opposition parlementaire. La semaine dernière, rapporte Libération, plus de 200 de ses membres ont été arrêtés lors de meetings électoraux violemment dispersés par la police à Alexandrie et dans le Delta du Nil.

Sur le même sujet, la Une de La Croix montre en photos quatre jeunes Egyptiens souriants et l'air plutôt heureux sous ce titre : « Au Caire, une jeunesse sans illusion ».  Explication de La Croix  : les élections législatives qui se dérouleront dimanche intéressent peu les jeunes de ce pays, soucieux surtout de trouver un emploi et une situation.

Et pour finir, sans doute conservez-vous dans un petit coin de votre mémoire le nom de l'école que vous avez fréquentée, enfant. Lu dans Le Parisien : le palmarès des écrivains qui ont offert leurs noms aux écoles françaises. La palme revient à Jacques Prévert. Il arrive premier devant Antoine de Saint-Exupéry et Victor Hugo.
Pas très étonnant, un peu plus quand on sait que Prévert est l'auteur du « Cancre », ce court poème qui débute ainsi :

« Il dit non avec la tête
Mais il dit oui avec le cœur
Il dit oui à ce qu'il aime

Il dit non au professeur... »

 

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