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Chronique des matières premières

Cacao anti-coca dans l'Amazonie péruvienne

Audio 01:42

La découverte au Pérou de plants de cacao de qualité supérieure que l´on croyait disparus augmente l´offre péruvienne de cacaos organiques de qualité d´origine amazonienne. Un produit qui, par endroit, arrive à remplacer la coca comme source de revenu pour les paysans. 

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Ce cacao a longtemps dominé le marché mondial du chocolat. On l´appellait le «Pur National». Et puis une épidémie est venue d´Equateur. Les plants ont été décimés en moins de trois ans. On croyait d´ailleurs ce cacao disparu jusqu´à récemment. C´est une mission du Département américain de l´Agriculture qui en 2007 l´a retrouvé par hasard dans un canyon isolé de la région du Marañon. Les techniciens américains ont lancé des tests ADN et les résultats divulgués récemment ont été positifs.

Une entreprise chocolatière a été constituée : Les chocolats Marañon. Des techniciens américains sont venus en juillet dernier et ont formé les producteurs sur le point critique qui est traditionnellement celui du traitement et de la transformation du cacao récolté. Selon Carmen Rosa Chávez, ingénieure du ministère péruvien de l´Agriculture, ils ont été surpris par les progrès réalisés.

Les autorités péruviennes souhaitent créer une marque et une appellation d´origine contrôlée. Ce chocolat a l´ambition d´être le meilleur au monde. Il sera présenté le 11 janvier à l´Institut d´éducation culinaire de New York.

Le cacao comme substitut à la coca

On en parle moins mais le cacao est le fer de lance des agences de coopération internationales et des autorités péruviennes pour convaincre les paysans de renoncer à la coca.

Selon Jaime García, co-auteur d´un livre sur le trafic de drogue au Pérou, le pays n´est pas un narco-Etat. A raison de 4000 dollars le kilo, pour une production annuelle de 300-320 tonnes de chlorydrate de cocaine, le trafic pèse environ 12 milliards de dollars, 1% du PIB péruvien, de 5 à 6% de ses exportations.

En revanche, on peut commencer selon García à parler de narco-régions, là où la coca représente plus de 50% des activités agricoles locales.

C´est cette logique perverse que le cacao a réussi à briser dans certaines régions amazoniennes du Pérou, en particulier à San Martin et Tocache, grâce aux investissements constants de l´aide internationale et de l´Etat péruvien. Le consortium Cacao Amazonien commercialise aujourd´hui quatre marques différentes de chocolat amazonien.

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