Chronique des matières premières

Le nouvel an chinois de plus en plus faste pour les achats d’or

Audio 01:39

  

Publicité

Depuis son record historique à 1 430 dollars l'once, début décembre, le cours de l'or a chuté de 7 % à la bourse de Londres. Aux yeux des investisseurs, l'or a moins d'attrait que le pétrole et le cuivre en ce moment, d'autant plus que l'économie américaine semble s'améliorer plus vite que prévu : le lingot perd alors son intérêt de valeur refuge. Aux yeux des Chinois, en revanche, l'or continue de briller de mille feux !

La demande de métal physique n'a jamais été aussi forte, en prévision du nouvel an. Le rituel de l'enveloppe de billets qu'on offre à ses proches, à cette occasion, a cédé la place à l'objet en or, plus résistant à l'inflation, qui préoccupe gravement les Chinois en ce moment. Tout est bon, du bijou au lingot de 3 kilos. Cette année, bien entendu, les statuettes et les médailles en forme de lapin ou gravées des idéogrammes représentant le rongeur ont fait un tabac. Elles seront, en plus, porte-bonheur !

Au cours des trois derniers mois, la Chine aurait importé 200 tonnes d'or, selon les estimations d'un banquier. Les quelque 300 tonnes que le pays produit par an sont aujourd'hui bien loin de suffire aux besoins. L'an dernier, déjà, la période du nouvel an aurait concentré un tiers de la consommation de métal précieux. Cette année, les festivités seront un pic de consommation plus grand encore. Le nouvel an chinois est désormais plus gourmand en or que Diwali, le festival religieux indien, qui a toujours été considéré comme le moment faste pour acheter du métal précieux par les Indiens. L'Inde, qui consacre également encore beaucoup de métal précieux aux dots des filles à marier, était encore le premier consommateur d'or de la planète en 2010. Mais en 2011, année du Lapin, ce sera, prédisent les négociants, la Chine.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail