Revue de presse française

A la Une: les milliards promis aux pays arabes

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Faut-il croire les dirigeants des grandes puissances réunis à Deauville lorsqu’ ils promettent une aide de 40 milliards de dollars (28 milliards d’euros) pour aider la transition démocratique en Egypte et en Tunisie ?

Ou bien faut-il craindre un simple effet d'annonce ? Un « affichage qui ne doit pas faire illusion », comme l'écrit Libération ?

La question est posée dans le dossier de Une du journal qui revient sur ce qu'il appelle « les milliards du G 8 au chevet du printemps arabe ».

Ainsi la France, pour ce qui la concerne, a-t-elle promis, par la voix du président Sarkozy, un milliard d’euros. « De quoi soulever le scepticisme de beaucoup d'observateurs » commente Libération. L'un de ces experts, cité par le journal, se demande « comment la France va trouver ce milliard si ce n'est en rognant sur d'autres postes de l'aide publique au développement, puisque cette dernière reste stable d'une année sur l'autre ».

Pourtant « ce n'est plus le temps de la méfiance ni même celui de la prudence, mais celui de l’urgence affirme l'éditorialiste du journal. Le monde arabe vit sur un volcan. Les économies de la Tunisie et de l'Egypte dévissent, la Libye est à feu et à sang, et le destin des autres dictatures de la région vacille entre répression sanglante et espoir ténu de démocratisation ».

Illustration de ce climat volcanique : le reportage de Libération en Egypte, à l'heure du « contre-coup de la révolution ».

« Trois mois après la chute de Moubarak, le pays s'est enfoncé dans un marasme économique et sécuritaire qui brise l'élan impulsé place Tahrir ».

« La gueule de bois, terrible, a remplacé l'ivresse » rapporte la correspondante de Libération au Caire.

L’avenir de Kadhafi

Toujours à propos du G8 et toujours au sujet du printemps arabe, Le Figaro met en avant «l'ultimatum à Kadhafi ». C’est le principal titre à la Une du journal avec, pour l'illustrer, une photo prise à Deauville montrant trois des principaux dirigeants du G8 : l'Américain Obama, le Français Sarkozy et le Russe Medvedev.

Le Figaro relève que « pour la première fois la Russie s'est jointe aux autres dirigeants pour demander le départ du colonel Libyen, pour dire qu'il a perdu toute légitimé et qu'il doit partir ».

Le Figaro publie par ailleurs un reportage à Benghazi, « berceau » de la rébellion libyenne gagnée maintenant par « une anarchie diffuse ». Le journal écrit qu' « enivrée par le souffle de la révolution mais éprouvée par trois mois de combats et de désordre, Benghazi laisse transpirer de premiers signes de nervosité ».

Le Monde, lui, a recueilli une interview du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon. Le « groupe de contact » des pays soutenant l'opération militaire lui a demandé de faciliter un règlement politique en Libye.

Très prudemment et dans le langage diplomatique qui n’appartient qu'à lui, Ban Ki-moon explique que « la question fondamentale, liée au processus politique, semble résider dans l'avenir du colonel Kadhafi ».

Toujours dans Le Monde, le sommet du G8 est présenté comme « une tribune sur mesure pour Nicolas Sarkozy. Le G8 s'est transformé en G'com. Pas pour défendre la France sur la scène internationale, non il s'agissait plutôt de vanter l'action internationale auprès des Français. Depuis le début de sa présidence Nicolas Sarkozy a misé sur l'économie et le G20. Pour avoir des résultats concrets, il faudra attendre le sommet de Cannes en novembre. La réunion du G8 fut donc surtout l'occasion de belles images ».

Sexe et politique

« Et vous qu'auriez vous fait à sa place ? » : la question est posée par France Soir à plusieurs femmes au sujet d'Anne Sinclair, la femme de Dominique Strauss-Kahn, elle qui affiche un soutien sans faille à son époux.

D'autres ne cachent pas qu’elles auraient réagi différemment : « J'aurais eu un sentiment de trahison immense » dit l'une des ces femmes. Une autre : « J'aurais fait mes valises il y a trois ans ». Une autre encore : « Je n'aurais pas pu assumer d'être la femme trompée ».

Un autre volet de l'affaire passionne toujours autant les journaux, il concerne le train de vie du couple Strauss-Kahn - Sinclair. Le Parisien revient sur le détail de ses « dépenses astronomiques ».C'est ainsi que le journal a réussi à se procurer le montant de quatre repas livrés à domicile, tout récemment à New York, à base de steaks et de salade : 242 dollars et 25 dollars de pourboire. Décidément, rien, aucune indiscrétion, ne sera épargnée à l'ancien patron du FMI...

Ce dossier DSK se double maintenant d’une affaire d'harcèlement sexuel qui vise un membre du gouvernement français : Georges Tron, secrétaire d'Etat à la fonction publique, objet de deux plaintes qui pourraient l'amener à démissionner. A la Une du Parisien, c'est « un ministre en sursis ».

Enfin, pour tous les amateurs de football l'attente sera longue jusqu'à ce soir, jusqu'à cette finale de rêve en Ligue des champions. Barcelone contre Manchester, « le combat des géants entre les deux meilleures équipes du monde », selon Le Parisien.

A la une de l'Equipe « un rêve éveillé ». Plus terre-à-terre, le Monde a enquêté, chiffres à l'appui, sur ce « match du business », car ces deux géants du ballon rond appartiennent aussi au « gotha du foot business ».

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